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Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile & passionnée


25 Sep 2022

Lucie Guillot, ingénieure mobile

Présentation Presse 100e station Ionity en France

Présentation de l’ingénieure

Lucie est diplômée de l’Icam depuis 2015. Elle a choisi le parcours ingénieur Icam intégré qu’elle a suivi à Toulouse. Manageuse territoriale pour l’entreprise Ionity, elle est en charge de la gestion de l’exploitation du réseau de bornes de recharge de haute puissance pour les véhicules électriques en France, en Italie et au Benelux. De passage sur le campus de Toulouse, elle nous raconte son parcours, ses voyages qui l’ont amenée à occuper aujourd’hui ce poste mobile et multiculturel.

Transcription du podcast

Camille Schneller [00:00:06:07] – Avoir un diplôme d’ingénieur, c’est vouloir tout comprendre, c’est chercher des solutions, c’est aider à construire un monde meilleur. Avec le titre d’ingénieur, on peut participer à la transition énergétique d’un pays, se battre pour l’éducation et la santé, fabriquer des infrastructures en France et dans le monde, développer le réseau de transport public français. On peut aider son pays à vivre d’une agriculture durable, même dans les villes, ou encore développer le réseau d’alimentation des voitures électriques en Europe.

Que signifie être ingénieur pour Lucie ?

Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile [00:00:34:07]Ingénieur, ça veut tout et rien dire, mais en même temps, il faut être un minimum pédagogue pour essayer de faire comprendre des choses compliquées à quelqu’un qui, qui ne sait pas, qui ne comprend pas en face. Et le vulgariser, c’est de le simplifier, mais aussi de trouver des solutions là où il y a des problèmes.

Lucie, de retour au sein de l’Icam Toulouse

Camille Schneller [00:00:51:13] – J’ai accueilli Lucie Guillot à Toulouse. Elle est revenue dans les locaux de l’Icam, rempli de souvenirs ou des visages amis l’accueillent comme si elle était partie la veille. Elle a retrouvé Yann Ferguson, enseignant chercheur dans les transitions sociétale et technologique qui a été son chef de projet en cinquième année. Elle revient sur ses années étudiantes en parcours intégré à Toulouse, sur ses voyages et sur son parcours professionnel, jusqu’à son poste de manageuse territoriale pour Ionity, qui développe des bornes de rechargement de voitures électriques. Lucie nous raconte les étapes de ses choix. 

– Bonjour Lucie !
– Bonjour, ça va bien  ?
– Oui, bien et toi ça va ?
– Ça fait longtemps que tu es venue  ?
– Je suis repassé pour la conférence L’intelligence artificielle.

– Oui, c’est vrai, c’était il y a très longtemps.
– Oui, c’est vrai que je suis passée un peu en coup de vent, mais ce n’était pas du tout prévu.

– Là, tu sais qu’on vient d’inaugurer le site ? En fait, il y a des espaces que tu n’as peut-être pas vus ?
– Sûrement, oui, le bâtiment ici était encore en cours de construction quand je suis passée ou totalement vide.
– Oui, c’est ça l’espace de coworking. Si tu veux, je vais te montrer. On regarde ça rapidement. Donc voilà, ça, c’est un espace tout neuf qui vient d’être terminé. Tu vois, ça fait quatre, cinq places.
– D’accord, c’est un petit peu plus isolé pour les groupes de travail puisque notamment en dernière année, et en quatrième année surtout, il y a pas mal de projets en groupe.
– Ça a bien changé. Ce hall a bien changé, surtout. Le bar a complètement été refait…
– Si tu veux, je te montre Yann qui est là. Mais qui a changé de bureau, du coup.
– Lucie !!! ça va ? ça fait plaisir de te revoir. Ça faisait longtemps.
Comment ça a changé alors ? C’est plus le même site, hein ?
– Ce n’est plus le même site, non.
– Là, tu vois mon bureau, c’était là où tu mangeais avant.
– Oui, j’ai vu, la machine à café était là effectivement.
Bon, tu as quand même été une pionnière puisque tu as été la première Mémorante Humanités FH de l’histoire de l’Icam de Toulouse, tu as géré les moqueries des camarades en disant : un mémoire en humanités, mon Dieu, qu’est-ce que ça peut être ? ça ricanait.
Et finalement ?
Maintenant, tu sais, quand il y a un mémoire qui arrive, tout le monde veut l’avoir. Il y en a plusieurs par an, c’est la bataille.Comme quoi. Alors finalement, tu as ouvert la voie.

          – J’ai eu la chance d’avoir été prise. Merci. 

Du lycée jusqu’à l’obtention de son diplôme d’ingénieur

Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile [00:03:30:00] – Donc il y a un truc dans le sac. Il faut que je l’ouvre, c’est ça? Bon, ben ça va être la surprise. Qu’est-ce que c’est ?

C’est ma déclaration. Une déclaration, c’est, on va dire, un travail de dernière année qui permet de clôturer les cinq ans d’études. C’est avant la remise de diplômes. Et cette déclaration, c’est ce qui nous permet de retracer quel ingénieur on est, quel ingénieur on veut devenir et quel ingénieur on souhaite être. Comment l’Icam nous a accompagnés ou qu’est-ce qui a fait qu’on est tel qu’on est aujourd’hui ? 

C’était intense pour moi de les rédiger parce que ça reste un résumé des cinq ans d’études et j’ai ce souvenir de ma mère qui me disait : “Oh Lucie, j’ai envie. J’ai envie de venir assister à ton mémoire ou à ta soutenance de stage”. Je lui disais : Mais qu’est-ce que tu en as à faire ? Tu ne vas rien comprendre, clairement. Par contre, il y a un truc sur lequel on peut inviter du monde et sur lequel je rends public, c’est ma déclaration. Et c’est, on va dire, un récap de ce que j’ai été, comment je suis arrivée ici. Et cette déclaration, en fait, aujourd’hui, ça fait cinq ans que je suis sortie de l’Icam. Ça faisait cinq ans que je n’avais pas remis les pieds ici et là ça fait un petit froid dans le dos. Surtout de voir les ingés qui sont en train de bosser pour devenir ingé. C’était nous il y a dix ans. Voilà, c’est le petit coup de vieux qui fait mal.

Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile  [00:04:59:06] –  Et en fait. Ça m’arrive souvent de la relire cette déclaration pour me rappeler par quoi je suis passée. Et il y a eu des obstacles, il y avait des difficultés. Et en fait, à chaque fois que j’ai ce genre de problème, je me la relis et je me dis : ça va, tu es une battante qui fonce et tu avances comme tu l’as toujours fait. Voilà un extrait de ce que j’ai écrit : la première année à l’Icam a été, selon moi, la meilleure de toutes. Cependant, les premiers mois de prépa d’ingénieurs ont été rudes. En effet. Passer d’un été hyperactif avec le restaurant à des semaines chargées de cours magistraux, TD, ça n’a pas été évident. J’ai dû travailler deux fois plus pour rattraper mon retard en sciences industrielles, car une majorité de la promo avait déjà des acquis. Mais nos temps de préparation à l’appartement pour nos devoirs et préparations d’examens, nos TD, etc., (j’ai travaillé énormément avec mes trois colocs de ma promo)… en fait, c’était juste génial. 

Retour sur son parcours scolaire

Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile  [00:06:00:00] – Je ne suis pas issue d’une famille du milieu d’ingé. On est plutôt multiculturel dans ma famille, j’ai, j’ai des cousins qui sont brésiliens. Moi, je suis indienne avec ma sœur. Mes parents font partie d’un asso, notamment une qui s’appelait Expériment. On accueillait des étudiants étrangers. En fait, j’ai toujours eu un attrait pour les langues, pour ce côté multiculturel.

[00:06:22:15] Pourtant, en grandissant, je ne sais toujours pas vers quoi me tourner. Je sais juste que j’ai une grande facilité sur les maths. Pour moi, l’école, c’est assez simple. C’est un peu un terrain de jeu, surtout sur la matière scientifique. Même si je galère sur les matières littéraires. Mais bon, ce n’est pas grave, je sais que je bosserai plus pour y arriver, mais bon, ça fait partie de mon caractère. Je ne sais toujours pas quoi faire. Je sais que je ne veux pas aller dans une prépa classique. Au moment de faire mes vœux, je ne savais toujours pas quoi mettre. 

Avec le lycée, on nous avait emmenés la journée pour voir un peu ce qu’il y avait. Du coup, je tombe par pur hasard à Info Sup avec un jeune homme qui me présente l’Icam. Il était, lui, en troisième année et il préparait son expériment. Donc, pur hasard, le nom de son projet expériment ressemble aussi au nom de l’asso de mes parents. Pour lui, il partait sur un projet de quatre mois, du coup, à l’étranger, avec son sac à dos tout seul, faire des randos, des machins, etc. avec un projet perso qui va bien avec. Ça me botte énormément. Il me raconte un peu toutes les possibilités de voyages à l’étranger. Forcément, je kiffe avec des possibilités d’Erasmus, avec des possibilités de partenariats avec l’étranger, même pendant les stages.

Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile  [00:07:40:02] – Enfin, du coup, je me suis dit, mais en fait, c’est génial. Il me raconte que surtout, le point que je kiffe, c’est généraliste, donc tu n’as pas à choisir jusqu’à la dernière année, il n’y a pas de spécialités. Donc, je me suis dit “bon bah écoute, ouais”, j’en parle le soir en rentrant à mon père. Je lui dis : tiens, papa, j’ai vu ça comme école. Bon, ça reste une école privée, mais est-ce que ça irait ? On en parle vraiment  et c’était ça, je ne voyais que ça, c’était un coup de cœur. Je me suis mis ça en tête. Je veux rentrer à l’Icam coûte que coûte et j’étais même prête à me dire …de toute façon, si je ne suis pas prise, je fais exprès de louper mon bac pour retenter l’année prochaine. Enfin vraiment, c’était l’Icam et c’est tout. Et j’ai de la chance parce qu’on a les résultats de savoir si on est admis à l’Icam avant le bac. Donc tant mieux parce que, du coup, je n’ai pas eu à saboter mon bac et je me souviens d’en avoir eu les larmes de joie. Enfin, littéralement, quand j’ai su que j’étais prise dans la cour du lycée,…mes potes étaient trop contents pour moi. Enfin, c’était vraiment un moment de joie, c’était pour moi la liberté.

Ses débuts au sein de l’Icam Toulouse

Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile  [00:08:49:00] – Donc été 2010, donc j’apprends, j’apprends que je suis prise à l’Icam, donc trop bien. C’est aussi l’année de mon bac. On fête le bac, les 18 ans, c’est trop bien, mais, je me dis ok, j’ai voulu cette école, c’est une école privée, il faut aussi que je me mette un peu de sous de côté parce que je ne vais pas demander et imposer ça à mon père de me payer toutes mes études et notamment un appart, sachant que j’habite littéralement à 20 minutes de l’école. Donc c’était le deal. Je bosse, je bosse tout l’été, je bosse dans la restauration et j’arrive à l’Icam. Voilà le grand jour, je finis mon service le vendredi 12 h et le samedi matin ou je ne me souviens plus, mais vraiment, le lendemain, j’ai emménagé dans cette résidence qui est la MI. Je découvre mes colocs. Ce sont les premiers bons et meilleurs moments parce que c’est là qu’on apprend à se connaître, à se découvrir, qu’on commence à cravacher au niveau des études, on découvre l’école, on découvre les exams tous les lundis matin. C’est très intense, c’est un autre rythme, mais on s’y fait vite. 

De la prépa à la troisième année de son parcours ingé

Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile  [00:09:52:00] – Les premiers cours, j’avais ma marraine de l’Icam (parce qu’on a le système parent, marraines, filleuls) et donc ma marraine, elle me dit : tu as Petit-gris, tu verras ta première colle avec lui, même ton premier exam, tu n’auras pas plus de cinq. Ne t’inquiète pas, c’est normal. Toute la promo, la moyenne de la promo de l’année dernière, c’était quatre et demi sur 20. Bien entendu. Et là, je me suis dit bon bah du coup, ça ne sert à rien de réviser, hein. Ce n’est pas grave, j’ai écouté, on va voir ce que je vaux et en fait, je m’en suis sortie avec 10,5 et en fait, je me suis dit, écoute, on va y aller, on va continuer de bosser avec les colloques, etc. De fil en aiguille ça allait mieux. On commence à comprendre la mécanique et ce n’est pas si sorcier que ça. 

Je garde toujours en tête, malgré le boulot intense de prépa, mon objectif principal de partir à l’étranger. Et là, j’ai un prof qui vient me voir  – je suis en première année – et qui me propose de partir sur les six premiers mois de deuxième année faire une collaboration avec l’Inde pour partir six mois et faire des cours de prépa en Inde. Et là, je me suis dit : Ah alors, on me propose de partir en Inde, là, tout de suite. Mais en fait je suis vachement bien avec mes colocs. C’est une super famille. Je ne suis pas là l’année prochaine. Est-ce que si je reviens au bout des six mois, mais que le niveau n’est pas le bon ou que je tombe sur avec des difficultés pour rattraper mes six derniers mois, je n’ai pas envie de prendre le risque de redoubler ou des trucs comme ça, sachant que j’avais toujours en tête et je m’étais toujours dit que je voulais partir un an à l’étranger, vraiment une année complète. 

Et en fait, tout le monde va avoir la chance de pouvoir partir au moins une fois dans son parcours. Donc si je prends mon joker, si on peut l’appeler comme ça, de partir en Inde de tout de suite, sachant que c’était la première année, donc c’est vraiment quelque chose de flou. Je ne suis pas une très grande aventurière. Du coup, je me dis non, j’ai passé mon tour et je vais tout faire pour bosser dur sur la prépa. Parce que finalement les années d’Erasmus se font sur les résultats de prépa, sur la capacité à travailler, la persévérance, etc., donc je me suis dit, j’ai vraiment envie de partir un an, donc je passe mon tour et et ça me va très bien. 

Donc, je fais ma prépa, la prépa se termine, on arrive en troisième année, donc la troisième année où ça devient complètement différent, on va toucher un peu plus à l’électronique, à tout ce qui est électricité, etc. on va faire marcher des moteurs… Ce sont plus des cours en promotion, ce n’est plus des cours en classe parce qu’en prépa, on était en classe de 50. Là, c’est une promotion globale de 100. 

De la 3ème année à son « Experiment » jusqu’à son choix de l’Erasmus

Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile [00:12:30:00] – En troisième année, c’est là où on parle vraiment de l’étranger. Et c’est là qu’on postule pour Erasmus de quatrième année. C’est là, on prépare notre projet d’expériment. C’est cool, je viens d’apprendre que je suis prise pour l’Irlande en Erasmus pour la quatrième année et pour un an. 

Donc là, c’était vraiment mon petit coup de cœur. Ça va être génial, j’ai besoin de souffler, de découvrir autre chose, mais pas très loin de la France puisque c’est en l’Irlande, ça ne reste pas très loin, ça reste accessible. Mais en même temps, je me dis, je dois préparer mon expériment. Qu’est-ce que j’ai réellement envie de faire ? Je sais que ce qu’à mon retour d’expériment, il faudra que je reparte un an en Irlande, ça fait beaucoup. Donc l’expériment, c’est quatre mois plus 10 mois d’année scolaire en Irlande. Bon, je vais peut-être pas m’aventurer dans un milieu trop trop inconnu, donc je décide de partir avec un contact issu de l’association Expériment. On avait accueilli un Américain chez nous qui s’appelait Jonathan, avec qui je me suis toujours très bien entendu. Il est venu trois ou quatre fois chez nous pour des sessions de six mois. Donc vraiment un très très bon ami. Et je me suis dit, vas-y Jonathan, je dois partir à l’étranger. Et le Texas, c’est là ou il habite. Je connais pas et c’est l’occasion pour moi de venir te voir et de découvrir ta culture. 

En fait pour l’Expériment, on doit avoir un projet personnel pour partir et je me suis dit :”Ah le Texas, c’est hyper stéréotypé, il y a un accent pourri, il y a des gens sont racistes. Moi, je suis un peu de métis. Mine de rien, je me suis dit Vas y, je fonce, je fonce dedans. Je vais voir si c’est vraiment ça. Et si ça se passe mal, tant pis pour moi”. 

Son « Experiment » au Texas

L’été 2013, j’arrive chez Jonathan, dans sa famille. Sa mère ne parle pas un mot d’anglais, elle parle espagnol parce qu’elle est mexicaine. Lui parle des deux, donc ça va. C’est plus facile pour communiquer. Je me retrouve dans un milieu différent du mien et en fait, c’est la première fois que je voyage toute seule. Donc c’est quelque chose. Je pars un peu à l’aventure. Même si c’est les États-Unis, même si c’est quelque chose, on peut se dire ben, c’est trop simple, pourquoi elle est partie là-bas? Parce que j’avais mon pied à terre chez Jonathan et je partais avec mon sac à dos dans les États d’à côté, et je découvrais autre chose en faisant du coach surfing, en rencontrant des nouvelles personnes. Je me suis retrouvée aussi, par pur hasard, à faire une semaine avec des Native Americans, à faire la danse de la pluie dans le désert de New Mexico, le truc le plus improbable du monde.

Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile [00:15:01:18]Et ça reste une expérience génialissime. Et c’est là ou on se dit partir quatre mois seul, on grandit plus vite, parce qu’on relativise, on prend le temps pour soi, on prend le temps de réfléchir, de repenser à ce qui a été fait, les choix futurs. Qu’est-ce qu’on a envie de faire? Etc., donc ça nous permet vraiment de prendre du recul. 

Donc quand je reviens de l’expériment, ce n’était pas un été le plus simple parce que j’ai ma grand-mère qui est décédée pendant que j’étais à l’autre bout du monde. Du coup, c’est dur de faire le deuil de quelqu’un qui est proche à l’autre bout du monde. Mes parents décident de déménager pour retourner dans leur région d’origine. Sauf que moi, ma région d’origine, c’est Toulouse. C’est là où j’ai grandi, c’est là où j’ai tout vécu et mes parents donc vont à Angers. Je sais que quand je reviens de l’expériment, donc je suis parti de ma maison d’enfance et je reviens dans une maison qui n’est plus la mienne, qui est chez mes parents. Finalement, dans une autre région, c’est un petit coup au moral et là, je me dis ce n’est pas grave, je pars pour dix mois en Irlande. J’ai dit découvrir autre chose. Vas-y, j’avance. C’est moi qui ai décidé de partir. Je pars, je pars à l’aventure, je découvre autre chose.

Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile [00:16:16:11] – Je découvre encore une autre culture avec encore un accent terrible. Parce que des Texans, c’est compréhensible. Mais l’Irlandais, c’est encore moins compréhensible. Et et c’est quand même le côté multiculturel qui est mis en évidence par l’Icam côté formation humaine, parce que si ce n’est pas commun, c’est pas commun toutes les écoles. 

Faire ses études d’ingénieur à l’étranger grâce au programme Erasmus

Donc, on arrive après cet expériment, j’arrive en Irlande à Athlone avec un énorme périple pour y aller, parce que c’est quand même au milieu de nulle part et 2 h de bus depuis Dublin et il faut déjà arriver à Dublin… donc du coup, on commence à découvrir les cours, les profs, etc. C’est très généraliste au niveau des cours et très gestion de projets dans les énergies, etc. C’est chouette, intéressant, mais jusqu’au moment où on comprend qu’ils nous annoncent “cette année, vous allez devoir écrire une thèse en plus, un projet d’étude sur l’étude énergétique d’un bâtiment, etc.”. Ah ça, ça ne faisait pas partie du contrat sur lequel on avait signé pour venir en Irlande. L’année d’avant, ils n’ont pas eu à le faire et là, ils ont rajouté ça en plus, c’est l’équivalent du mémoire pour nous à l’Icam. 

Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile [00:17:30:00] – Mais là, c’était une thèse en plus, pendant l’année d’études, ça reste énormément de boulot, c’est de la recherche bibliographique, de la recherche d’interviews, etc. donc c’est très intense. Je m’imaginais les années d’Erasmus, on va souffler un peu, on va faire un peu la fête aussi. Bon, pas du tout. Les copains rentraient de soirée pendant que nous, on est encore en train de bosser la thèse. Mais bon, ça fait partie de l’année charnière. On s’est battu pour que l’année d’après, il n’y ait pas la même chose, que ce soit plus allégé. Et effectivement, on a bien fait parce que l’année d’après, ça s’est mieux passé pour eux. 

J’en garde une très bonne expérience de vie parce qu’on s’est quand même pas mal battus. On a beaucoup bossé, mais ça reste aussi une année en Irlande ou on apprend une nouvelle langue. On est complètement immergés dans une nouvelle culture, et ça ne sert à rien de chercher à prendre un thé à 18 h. Non, c’est l’heure de la Guiness. 

Je suis encore en Erasmus en Irlande et en fait, j’avais bien aimé les cours de troisième année sur l‘ingénierie mécanique. En fait, c’est encore beaucoup de maths, mais plus déguisé derrière des outils pratiques. Je me suis dit, j’ai envie de me lancer dans le master Méca qui est proposé en plus par l’Icam pour me faire un autre double diplôme en plus de celui de l’Irlande. Parce que l’Irlande, c’était un double diplôme aussi. Donc, je postule pour ce master, mais on me dit non. Ça a été un peu un petit coup dur, un petit échec pour moi.

Le choix du mémoire

Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile [00:19:01:20] – Arrive le moment du choix des mémoires. Donc, je ne sais pas trop quoi faire parce qu’on vient de me refuser le double master Méca. On m’a dit que je n’avais pas forcément le niveau après avoir passé un an en Irlande. Certes, je n’ai pas fait de Méca cette année-là réellement. Mais du coup, je me suis dit bon, il faut faire les vœux : dans quel département j’ai envie d’aller? Je ne sais pas. Et il y a un mémoire en formation humaine. La formation humaine, en fait, c’est un accompagnement avec des profs qui sont plus basés sur l’humain, le côté socio, le côté droit. Il y a de la PDD, de la pédagogie de la décision. Je me dis, j’adore le social, j’adore le relationnel, je ne peux pas m’en passer. Donc oui, le master méca ça a été un échec, mais en même temps, je me serais enfermée là-dedans… Ce n’est pas pour moi. Je n’ai pas envie de me voir en tant qu’ingénieur, dans un bureau d’étude à longueur de journée. Il me faut du relationnel, il faut que je bouge et donc du coup, mon projet pro s’affine un peu plus. Et en fait, je me dis, ce serait génial. Mais par contre, il n’y a que deux places. 

Et donc au moment de choisir ce fameux mémoire, il y a le mémoire en Formation Humaine qui consiste à la création d’un outil d’aide à la décision pour les collectivités pour essayer de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Son choix de se diriger vers le mémoire en Formation Humaine

Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile [00:20:18:06] – C’est un projet qui me botte, donc je me dis bon; je vais tenter. Et puis si je ne l’ai pas, tant pis pour moi. Je me débrouillais avec un autre projet et en fait, j’ai eu de la chance. J’ai été prise et j’ai pu faire mon mémoire avec Yann Ferguson, docteur en sociologie, sur le campus de Toulouse, en organisant un séminaire avec des collectivités et j’ai vraiment adoré ce côté organisationnel, le relationnel avec les collectivités, de m’intéresser sur le côté environnemental. 

Et en fait, je me dis, il faut que je cherche mon stage de fin d’études dans ce domaine là, parce que c’est ce que j’ai envie de faire. Donc là arrive le moment où il faut chercher le stage, je trouve un stage chez Vinci Énergies, un peu ciblé Smart City.

Peux-tu nous en dire plus sur le concept de Smart City ?

Smart City, c’est tout ce qui est objets connectés pour la ville, pour essayer de fluidifier les flux, pour essayer de réduire finalement les gaz à effet de serre. Parce que moins de circulation il y a, plus c’est optimisé. Du coup ça produira moins de gaz à effet de serre et ainsi de suite. Donc, je me dis en fait, c’est ce qu’il me faut. Bon, je me suis un peu planté parce que quand je suis arrivé, on m’a vendu du rêve de Smart City et ce n’était pas vraiment ça. C’était plutôt travailler sur les gares de péage. 

Bon, ce n’est pas grave parce que du coup, c’était quand même très ouvert. J’ai énormément appris pendant ce stage et j’ai adoré finalement cette première expérience d’entreprise

La fin de son parcours ingénieur et ses débuts dans le monde professionnel

Je fais mon mémoire avec Yann, ça se passe super bien. C’est génial. Ce qui m’amène à postuler pour ce stage chez Vinci Énergies, chez 2R Ingénierie pour être exact, à Tours, pour lequel donc je m’expatrie de Toulouse, là où j’ai grandi, vécu. Et donc, du coup, ce stage se passe super bien. Ils me proposent de rester à la fin de mon stage. J’accepte donc, je sais qu’en sortant de mon stage de fin d’études, j’aurai déjà un boulot pour la fin de mes études. 

Je finis ce stage. On a le I5+ qui nous permet de faire cette déclaration. C’est le moment ou on fait notre rapport de stage. C’est le moment où on a des cours de management, etc, puis c’est le dernier mois. Avec la promo, je me rends compte que ça faisait quasiment deux ans que je n’en avais pas vu certains. Entre l’expériment, Erasmus, le mémoire et le stage, et c’est aussi le moment des retrouvailles. C’est aussi un moment chaleureux pour clôturer ces cinq ans. 

Donc en septembre 2015, là ou il y a I5+, c’est la fin de l’Icam, c’est la fin dès cinq ans et c’est là où on tourne une page pour avoir le premier boulot.

Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile [00:22:55:16] – Et notamment moi, je vois mon boulot. J’ai fait mes quatre ans et demi ou cinq ans, Chez 2R ingénierie finalement, mon premier boulot sur lequel j’ai vite évolué sur tous les postes que j’ai pu faire. J’ai commencé par stagiaire et ensuite, ils m’ont proposé, vu qu’il n’y avait pas beaucoup de boulot à ce moment-là, de faire du QSE, donc qualité, sécurité, environnement pour l’entreprise. Bon, je l’ai fait, avec un peu de recul parce que ce n’est pas le boulot de mes rêves. Clairement la qualité, bon, c’est mignon un temps, mais moi, j’ai besoin de partir voir les clients, etc. 

Donc je finis par me dégoter un petit projet, c’est déployer des bornes wifi sur des aires de service, qui dit déployé, ce n’est pas juste mettre une borne comme ça, il faut les raccorder en énergie, en fibre optique. Il faut avoir du relationnel avec Enedis. Il faut avoir du relationnel avec les partenaires pétroliers puisqu’on s’installe chez eux, mais aussi avec l’autoroutier. Donc c’est des contraintes, c’est de la gestion de projet pure et dure parce qu’on a une deadline, il faut que tout soit installé à telle date et il faut gérer les entreprises travaux parce qu’il faut faire une tranchée pour emmener le câble d’alimentation à la borne, mais il faut avoir les autorisations préalables, etc. donc c’est beaucoup de contraintes où on est devant le fait d’accomplir : “il faut faire ça”.

Bon OK, on va apprendre et on va faire.

Son évolution professionnelle après son parcours ingénieur

Donc, je fais tous ces projets. Du coup, ce qui me permet d’évoluer chef de projet puis de chef de projet, je vous dis à mon chef, “j’ai envie d’évoluer”, je passe responsable d’affaires. Je n’ai jamais fait plus de plus d’un an sur le même poste. Donc, des évolutions qui se sont bien goupillé pour moi parce que je m’en suis donné les opportunités et donc du coup, je passe responsable d’affaires. Et puis là, j’ai mon collègue qui part en congé paternité. Il me dit : “Lucie, est-ce que tu peux aller assurer la réunion de chantier à ma place en accompagnant Claire qui est stagiaire avec nous, donc Claire qui est Icam Toulouse. Et il me dit Elle ne peut pas y aller toute seule, mais elle connaît le projet, t’inquiète pas, vas-y … donc j’y vais. Je ne connais pas du tout le projet. C’est l’installation de bornes de recharge très haute puissance, j’en avais un peu entendu parler parce qu’on est dans le même bureau, mais clairement, j’y vais. Je vais voir ce qui se passe et en fait, j’arrive et je vois que c’est complètement la galère, qu’ils ont coulé un massif pour le tableau divisionnaire de tension, c’est ce qui permet d’alimenter les bornes très haute puissance. Et en fait, ils ont coulé une dalle trop petite pour mettre le coffret électrique dessus. Ils ne se rendaient pas compte que c’était trop petit. Moi, je le vois direct, je sors mon mètre de ma poche, je prends le truc, je leur dis là, ce n’est pas normal, vous refaites ça, etc. 

Il se trouve que ce jour-là, il y avait le client en question qui était là. Je ne savais pas qui c’était dans le lot, mais il a vu de la façon dont j’ai bossé et dont j’ai géré la bêtise de l’entreprise travaux qui avait fait les travaux. Et du coup de fil en aiguille donc j’ai bossé sur ce projet avec Ionity, c’était le fameux client et quelques mois plus tard, j’ai le fameux client qui était présent ce jour-là, quand j’avais géré la petite bêtise, il me rappelle et me dit “Écoute, on a un poste, est-ce que ça t’intéresse?” 

De Vinci Énergies « 2R Ingénierie » à Ionity

Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile [00:26:00:00] – On vient me chercher, c’est une opportunité, le boulot me plaît, pourquoi pas. Donc, je me renseigne, je parle en toute transparence avec mon chef d’entreprise actuel. Je lui ai dit : Écoute Ionity, ils viennent me chercher et je pense que je vais accepter. C’était très douloureux comme choix à prendre parce que c’est accepter un nouveau boulot sur lequel je sais que je n’aurais plus de collègues au quotidien, que c’était pour le déploiement de bornes de recharge très haut de puissance sur toute la France et c’est en permanence du déplacement ou du home office. 

Mais le côté entreprise, startup un peu mode startup, parce que l’entreprise, c’est en 2018 qu’ils viennent me solliciter et l’entreprise a été réellement créée officiellement en début d’année 2018 ou fin de l’année 2017. Donc c’est très récent. Ils ont énormément de financement parce que c’est un consortium d’automobilistes de Porsche, BMW, Volkswagen, Ford, Daimler, etc. Donc c’est une entreprise qui a de l’argent et qui est là pour permettre la transition écologique, mais les gens n’achèteront pas de voiture s’il n’y a pas de bornes. Donc les automobilistes ont dit, “on en a marre, il n’y a pas de bornes, donc on met l’argent sur la table pour que l’entreprise déploie des bornes et les gère et les exploite.”

Et du coup, ça fait partie de ma vision des choses. C’est une transition écologique, c’est relationnel au quotidien parce qu’il y a encore de la gestion de projet. C’est très généraliste, parce que finalement, dans ce nouveau métier, je gère des équipes avec Enedis, je gère des équipes qui font de l’élec, du tirage de câbles, du raccordement très haut de puissance. Et en même temps, je gère des équipes de génie civil, je gère le hardware, des équipements poste de transformation, des bornes de recharge du tableau entier.

C’est beaucoup d’interaction, c’est beaucoup de logistique dans la gestion de projet et donc c’est ce que j’adore faire. 

J’adore ce que je fais. Il y a de la reconnaissance, quand j’ai ouvert ma première station, j’ai mon chef qui est venu me serrer dans les bras. “Bravo, c’est génial ! Merci pour tout. Ça avance, etc.” C’est gratifiant et ça donne envie d’avancer, en fait. 

Et le côté génial, c’est que, aujourd’hui, on voit l’évolution de nombre d’utilisations de charges sur nos stations. En l’espace de deux ans. Ça évolue de façon exponentielle, c’est incroyable. Même quand je me balade, quand  on prend la route avec mon conjoint le week-end pour partir d’un point A au point B. Il n’y a pas un trajet ou on ne s’arrête pas devant une aire où j’ai installé une borne, une station et on est encore plus content quand on le met en service et que ça marche. Il y a deux semaines, on a mis en service un site. On venait de le mettre “ouvert en service au public” sur notre site internet et dans les deux minutes qui ont suivi, il y a quelqu’un qui est venu charger. C’est encore plus gratifiant. 

Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile [00:29:00:00] – On arrive en 2020, on a toujours l’échéance des 80 stations afin de 2020, mais il y a le COVID. On est début mars, je me souviens encore, on est parti à Munich avec ma boîte, avec mon chef, avec mon N+2. On est en train de gérer la réorganisation. C’était le 6 mars 2020. On n’a pas été bon niveau timing. On en train de gérer la réorganisation. Mon collègue qui était sur l’Espagne Portugal devait revenir pour m’aider sur la France mais il embauche du monde pour l’Espagne, Portugal. Vraiment tout était prêt. Puis quinze jours plus tard, confinement… loupé !  Mais du coup tout est à l’arrêt, les chantiers à l’arrêt, etc. Ce qui nous a permis finalement d’avoir six mois de plus pour finir l’échéance des 80 stations sur toute la France. 

Donc je m’étais dit en rentrant chez Ionity : J’accepte ce boulot, mais je sais que ça va être hyper intense, je sais que je vais me mettre un peu mon perso de côté et que je ne resterai pas. Il faudra que je change de poste à la fin des deux ans. Deux ans et demi plus tard, j’ai une opportunité. Je commence un peu en parler en interne. J’adore la boîte, je suis bien ou je suis, j’adore mon boulot, mais il faut que je me fasse un peu de torture en me disant, je pense aussi à ma vie perso. Il faut que j’arrête un peu les déplacements vu que l’entreprise est neuve et pas si vieille que ça. Les équipes se construisent au fur et à mesure.

Ses débuts en tant qu’ingénieure énergie mobile

Lucie Guillot, ingénieure énergie mobile [00:30:07:20] – Il y a notamment l’équipe d’exploitation maintenance et un poste pour Territories Manager sur lequel je me suis proposé, qui finalement gère l’exploitation des bornes que j’ai installées. Donc je récupère finalement tous les petits bébés qu’on a produit pendant deux ans et demi et je les récupère et je fais en sorte que tout fonctionne maintenant. Je récupère aussi toutes les tous les petits cadeaux que j’avais laissés cachés, glissés sous le tapis. Je sais où est-ce qu’ils sont, c’est l’avantage, j’arrive plus facilement à les gérer. 

Ils m’ont confié la gestion de l’exploitation sur la France, l’Italie et le Benelux. Et je travaille au quotidien avec mes autres collègues qui gèrent les autres pays d’Europe. 

C’est vraiment hyper multiculturel et c’est ce que j’adore dans ce métier aujourd’hui, c’est que j’ai déjà totalement switcher tout en anglais et à longueur de journée. Au quotidien, des urgences à gérer, être disponible tout le temps, finalement, parce que les bornes n’attendent pas, il faut qu’elles soient disponibles à longueur de temps. Donc finalement, mon boulot, c’est de faire en sorte que je n’ai plus de boulot. Parce que si je n’ai plus de boulot, ça veut dire que les bornes fonctionnent bien. Et c’est le côté que j’aime bien dans ce nouveau boulot que j’apprends parce que c’est un nouveau métier.

C’est du management, c’est de la gestion d’équipe sur le terrain. Pas simple non plus quand on fait que du home office, qu’on les voit rarement parce que j’ai une équipe sur l’Italie, j’en ai une qui est basée à Marseille, l’autre à Tours, l’autre aux Pays-Bas. J’en ai une autre qui est basée en Allemagne. Mais c’est de l’interaction à gérer, c’est des cultures distinctes. Et puis maintenant, encore aujourd’hui, avec le COVID, ce n’est pas simple à gérer parce que bon, on ne se voit pas. Mais il faut instaurer une relation de confiance et de travail au quotidien pour que tout se passe bien en fait. 

Son retour sur expérience après ses études d’ingé à l’Icam

Aujourd’hui, quand je fais un retour sur expérience, je n’avais pas vraiment d’idée sur quoi j’allais me tourner à la sortie de l’Icam. Parce que, encore une fois, je ne voulais pas choisir sur un domaine en particulier. Aujourd’hui, j’ai quand même une évolution qui fait que j’ai changé de poste assez rapidement, assez fréquemment. Je n’ai pas pris le temps de m’ennuyer et et je suis contente. Je n’irai pas dire que je m’imaginais là où je suis il y a cinq ans, mais en fait, il faut prendre les opportunités telles qu’elles viennent et savoir les saisir surtout. 

L’Icam ça a été cinq ans très enrichissant et même s’il y a eu des obstacles, même s’il y a eu des moments pas simples, parce qu’il y a quand même eu des moments de bachotage et des moments durs à vivre. Mais en fait, ces 5 ans d’Icam, c’est très formateur. Il y a le côté formation humaine qui accompagne et qui aide à grandir.

Conclusion du témoignage « Parcours d’ingénieurs »

Camille Schneller [00:32:44:02] – Je suis Camille Schneller. Vous venez d’écouter le deuxième épisode de la troisième saison de Parcours d’ingénieur, un podcast de l’Icam dans lequel des ingénieurs vous racontent leur chemin de vie, de leurs études à leur vie professionnelle. J’espère que cet épisode vous a éclairé sur le parcours d’une ingénieur. De la soif de découverte à l’épanouissement par le travail, vous pourrez retrouver tous les épisodes de cette série sur toutes les plateformes de podcasts. L’Icam forme des ingénieurs généralistes avec trois parcours possibles dans des campus répartis sur quatre continents. Et si vous souhaitez en savoir plus sur nos formations, je vous invite à visiter notre site web Icam.fr et à nous rencontrer à bientôt.

Découvrez également le profil d’Aurélie Carnel, ingénieure ferroviaire ou celui d’Hubert Motte, ingénieur entrepreneur !

Candidats bac+2 / bac+3 : ouverture de la plateforme

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