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Ingénieur entrepreneur [Fiche métier]
Osez l’innovation entrepreneuriale !

Sommaire

Tous les métiers de l’ingénierie 

Le métier d’ingénieur entrepreneur consiste à transformer des idées innovantes en projets concrets et rentables. Que ce soit par la création de startup, l’intrapreneuriat en entreprise ou la reprise d’activité, ce métier combine compétences techniques et vision entrepreneuriale. Découvrez les missions, formations, débouchés et salaires de cette voie.

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L’essentiel du métier

  • Rôle du métier : transformer une idée en solution concrète et construire une activité autour.
  • Missions clés : identifier un problème réel, prototyper une solution ; structurer un modèle économique viable ; piloter le passage du prototype au produit.
  • Compétences clés : résolution de problèmes techniques, gestion de projet, compréhension du marché et du client, leadership.
  • Où ça recrute : startups et PME innovantes, équipes innovation / intrapreneuriat en entreprise, bureaux d’études, création/reprise d’activité.
  • Salaire (fourchettes) : très variable ; en entreprise (intrapreneuriat) équivalence ingénieur/chef de projet (entre 35 et 60 K brut/an à priori) ; en création, variable avec parfois une part en capital.
  • Accès au métier : diplôme d’ingénieur + expériences projet (stages, alternance, hackathons) ; accompagnement entrepreneurial ; statut étudiant-entrepreneur.
  • Évolutions : fondateur/dirigeant, CTO, product manager, responsable innovation.

 

Être ingé entrepreneur

Être ingénieur entrepreneur, c’est une manière d’exercer l’ingénierie : partir d’un besoin concret, construire une solution utile, puis créer les conditions pour qu’elle soit adoptée (clients, déploiement, modèle économique, qualité, industrialisation).

Trois grandes voies possibles :

  • L’entrepreneuriat : créer sa structure (startup, bureau d’études, entreprise industrielle).
  • L’intrapreneuriat : lancer un produit ou une activité à l’intérieur d’une entreprise existante.
  • Hybride : démarrer en parallèle puis basculer une fois le besoin validé.

Pourquoi après une école d’ingénieurs ?

La culture ingénieur aide à transformer une idée en solution robuste (qui fonctionne, se maintient, se fabrique).
L’erreur classique : croire que la technique suffit. Entreprendre demande aussi de valider un besoin réel, de vendre, de gérer le risque et de financer.
La bonne question : “quel format correspond à mon niveau de risque acceptable, à mes compétences actuelles, et au type de problème que je veux résoudre ?”

 

Missions : le métier en pratique

Missions principales

  • Explorer un problème : comprendre l’usage, les contraintes, les alternatives.
  • Prototyper : preuve de faisabilité (POC), prototype, tests.
  • Valider le marché : premiers clients, retours, itérations.
  • Structurer : prix, offre, modèle économique, partenaires.
  • Sécuriser l’exécution : qualité, délais, coûts, industrialisation.

Une journée type

Une part “construction” : prototyper, spécifier, corriger.
Une part “terrain” : entretiens clients, démos.
Une part “structure” : budget, juridique, priorisation, recrutement, communication.
L’erreur classique : passer 90% du temps sur le produit et 10% sur la validation du besoin. L’inverse est à privilégier au début.

Variabilité selon contexte

  • En startup early-stage : polyvalence maximale, décisions quotidiennes, forte incertitude.
  • En PME/industrie : davantage d’industrialisation, de conformité et de gestion des risques.
  • En intrapreneuriat : plus de dépendances internes (process, validation, sponsors), mais accès à des moyens.

 

Compétences nécessaires

Hard skills (techniques)

  • Culture d’ingénierie : analyse, conception, tests, qualité, industrialisation.
  • Systèmes et numérique (selon projet) : data, logiciel, électronique, automatisme, énergie, matériaux, etc.
  • Méthodes d’innovation : prototypage rapide, expérimentation, itération, logique “test & learn”.

Soft skills (transversales)

  • Orientation client : écouter, reformuler, prioriser la valeur d’usage.
  • Leadership : management, embarquer une équipe, trancher, assumer les arbitrages.
  • Gestion : budget, indicateurs, plan d’action, risques.
  • Communication : pitch, storytelling, crédibilité technique.

Socle junior indispensable

  • Savoir cadrer un problème, chiffrer des hypothèses, expérimenter, documenter, livrer une version testable.

Ce qui fait la différence après 5 ans

  • Transformer une solution en produit “scalable”, construire des partenariats, recruter, piloter une feuille de route.

Erreurs fréquentes des juniors

  • “Solution avant problème” : développer avant d’avoir validé le besoin.
  • Sous-estimer le go-to-market : acquisition, distribution, cycle de vente.
  • Négliger le juridique et la propriété intellectuelle jusqu’au premier blocage.

 

Les Débouchés possibles

L’ingénieur entrepreneur peut évoluer dans :

  • Une création de startup (produit, deeptech, industriel, logiciel).
  • une reprise/ création de PME (bureau d’études, industrie, services techniques).
  • une innovation en entreprise : responsable innovation, intrapreneur, chef de produit technique.
  • le conseil en ingénierie : créer une offre spécialisée et l’industrialiser.

Ce qui change selon les secteurs (BTP, énergie, industrie, numérique) : le cycle de vente, la réglementation, la nécessité de certification et le besoin en capital.

 

Salaires et perspectives

Il n’existe pas un “salaire unique” :

  • En entreprise (intrapreneuriat) : rémunération proche d’un ingénieur/chef de projet ou d’un chef de produit (entre 35 et 60 000 euros brut par an à priori), avec progression liée aux responsabilités, au secteur d’activité, à votre valeur ajoutée, etc.
  • En création : rémunération souvent faible au départ, variable selon traction et financement, compensée potentiellement par une part au capital ; le vrai indicateur devient la capacité à atteindre des revenus récurrents ou à lever des fonds.

En résumé, le salaire d’un ingénieur entrepreneur est très variable ; tout comme celui d’un chef d’entreprise ! C’est sans doute l’ingénieur qui a le moins de certitudes en termes de rémunération puisqu’il n’est pas salarié !

Point de vigilance : “entreprendre” n’est pas une garantie d’enrichissement ; l’apprentissage et la vitesse d’exécution comptent autant que l’idée.

 

Formations et diplômes : comment se former ?

Parcours possibles

  • Voie “classique” ingénieur + projets : stages, alternance, projets longs, hackathons, incubateur.
  • Réorientation progressive : commencer en entreprise puis lancer un projet en parallèle.
  • Double compétence : modules entrepreunariat, gestion, droit des affaires, marketing, finance.

L’approche Icam pour accéder au métier

L’Icam, sur ses campus, propose un accompagnement entrepreneurial à partir de la 4e année pour les porteurs de projet, et intègre des mises en situation type projet de création d’entreprise (cadrage, business plan, droit/gestion). Avec la possibilité de réaliser, en 5e année, un Mémoire Scientifique Entrepreneurs.
Acquérir un diplôme d’ingénieur et/ou de nouvelles compétences pour s’inscrire dans une posture entrepreneuriale peut se faire par la formation continue.

Nos cycles ingénieur 
Formation Ingénieur Icam sous Statut Etudiant (avec projets entrepreneuriaux)
Formation Ingénieur Icam sous Statut Apprenti (avec alternance en entreprise)
Ingénieur Icam par la Formation Continue (pour reconversion, acquisition de compétences)
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Réseaux utiles (notamment Icam Alumni Entrepreneur !)

Le Statut National Étudiant-Entrepreneur permet d’être accompagné dans un PEPITE (Pôles Étudiants pour l’Innovation, le Transfert et l’Entrepreneuriat), avec un cadre reconnu et un diplôme d’établissement associé (D2E) selon les situations.
Des ressources comme Bpifrance Création proposent des parcours et outils pratiques.

Le réseau Icam Alumni Entrepreneur permet de donner de la consistance aux projets, d’apporter du soutien et des éclairages, de partager les expériences.
Icam Alumni Entrepreneur

 

Témoignages de nos alumnis

“En tant qu’ingénieur entrepreneur, je vois pas mal de similitudes, toujours cette notion de résoudre un problème pour avancer, pour faire grandir un projet”, explique Hubert Motte (Icam 2016), fondateur de l’entreprise “La vie est belt”, marque d’accessoires de mode, écologique et sociale. “J’aime bien dire que l’Icam nous apprend à être débrouillard, audacieux, à tester les choses, surtout à travers les projets que l’on peut vivre, et la vie associative.”

Maryvonne Leclercq (Icam 1983)* et PDG de Proges Plus (création de logiciels ERP destinés aux PME), cultive l’esprit d’entreprise avec constance et passion depuis près de 40 ans : “ Ce n’était pas facile au départ, mais c’est devenu un exercice stimulant : convaincre des prospects, leur expliquer qui nous étions et pourquoi travailler avec nous.”

Mark Frana (Icam 2019)*, fondateur de Kompact Motion, société de films institutionnels et publicitaires, voit l’Icam comme un bon tremplin pour entreprendre : “Avoir fait l’Icam ne m’a apporté que du bon dans mon métier, que ce soit en termes de réseau, de gens que j’ai pu rencontrer, d’attraits que je peux avoir pour n’importe quel sujet technique. Sans oublier la crédibilité que m’apporte le diplôme d’ingénieur.”

* Témoignages extraits d’Icam Liaisons 210 “Tous entrepreneurs” (publication de l’association Icam Alumni)

 

Exemples de postes

  • Cofondateur / CTO
  • Product engineer / chef de produit technique
  • Intrapreneur / chef de projet innovation
  • Responsable innovation / new business
  • Ingénieur d’affaires technique (quand la vente est clé)
  • Consultant-entrepreneur (création d’offre spécialisée)

 

Exemples d’offres d’emploi en agroalimentaire

  • “Ingénieur qualité agroalimentaire – audits, HACCP, traçabilité”
  • “Ingénieur R&D – développement recette, essais pilote, industrialisation”
  • “Ingénieur process – optimisation rendement, réduction pertes, CAPEX”

Ce que demandent souvent les annonces : rigueur QHSE, capacité d’analyse, gestion de projet, anglais selon contexte.

 

Chiffres clés et tendances du métier

L’accompagnement augmente les chances de survie : 85% des entreprises accompagnées sont encore en activité à 3 ans (source Bpifrance / dépendant des publics et dispositifs).

A l’Icam, chaque année, plus de 1 000 étudiants en France travaillent en équipe sur un projet de création d’entreprise (PCE).

Plus de 400 ingénieurs Icam ont fait le pas vers un projet de création ou de reprise d’entreprise, plus de 700 avec ceux qui dirigent des entreprises en tant que salarié(e)s.

 

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FAQ

Un ingénieur entrepreneur doit-il créer une entreprise ?

Non. L’intrapreneuriat permet de porter un projet entrepreneurial dans une entreprise existante.

Quelles compétences “non-tech” sont les plus critiques ?

Comprendre le client, vendre/pitcher, gérer le risque, prioriser, et animer une équipe.

Faut-il passer par un incubateur ?

Ce n’est pas obligatoire, mais c’est une bonne option, souvent utile pour structurer la méthode, le réseau et les premiers retours.

Peut-on entreprendre pendant ses études ?

Oui, via des dispositifs comme le Statut National Étudiant-Entrepreneur et l’accompagnement PEPITE.

Quelle est la meilleure formation pour devenir ingénieur entrepreneur ?

Un diplôme d’ingénieur combiné avec des expériences entrepreneuriales concrètes et un accompagnement dédié comme le propose l’Icam.

Quel est le meilleur premier pas ?

Faire 10 entretiens terrain, formaliser le problème, et produire un prototype testable en quelques semaines.

 

Liens pratiques

Tout savoir sur le statut national étudiant entrepreneur

L’entrepreneuriat à l’Icam

Un exemple de création de projet 

Icam Alumni Entrepreneur 

Icam Liaisons 210

Qu’est ce que le statut National Etudiant Ingénieur 

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