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14 Oct 2026
L’Icam et Plastic Odyssey Factories (POF) viennent de signer un accord-cadre qui concrétise une vision commune : mettre l’ingénierie et des technologies simples au service de solutions concrètes adaptées aux réalités territoriales. Ce rapprochement naturel s’appuie sur un ancrage humain fort : Bob Vrignaud, cofondateur de Plastic Odyssey, est lui-même diplômé de l’Icam.
Recherche & Développement : optimiser les procédés de recyclage
Plastic Odyssey Factories est une entreprise à impact, filiale de l’association Plastic Odyssey et née de son expédition autour du monde. Elle déploie un réseau d’unités conteneurisées de recyclage de plastique, opérées en franchise par des entrepreneurs locaux. POF fournit des usines clés en main et tout le soutien technique et financier nécessaire pour développer une activité rentable de transformation des déchets plastiques en produits utiles localement. À ce jour, 14 usines sont déployées dans plus de 8 pays, avec 200 emplois formels créés. L’objectif à horizon 2030 : 200 usines, 100 000 tonnes de plastique recyclées par an et 10 000 emplois.

©Marine Reveilhac
Cette synergie avec l’Icam s’amorce au cœur des laboratoires de recherche, où enseignants-chercheurs de l’Icam et experts de Plastic Odyssey associent leurs compétences pour perfectionner les procédés de transformation des plastiques. Leurs travaux porteront notamment sur l’efficacité énergétique des procédés, les matériaux et la caractérisation des plastiques recyclés, avec l’appui d’experts et de tests mécaniques et chimiques de l’Icam.
De Kinshasa à Manille, l’Icam s’engage à travers le monde
Fort de cette dynamique scientifique, le partenariat prend toute sa dimension sur le terrain international en s’appuyant sur le réseau mondial de l’école.
À Kinshasa (RDC), le projet étudie avec l’ULC-Icam la faisabilité d’un pôle de recyclage, sur le modèle du programme Recycling FabLab de Plastic Odyssey déjà déployé au Sénégal et au Nigéria, pour former étudiants, enseignants et entrepreneurs locaux au recyclage du plastique.

Aux Philippines, l’ingénierie se met au service de l’urgence climatique : les équipes collaborent avec l’Icam-Ateneo à Manille pour concevoir des habitats d’urgence à partir de plastiques recyclés, apportant une réponse résiliente aux besoins de relogement locaux.
Former les ingénieurs de demain dans une perspective d’écologie intégrale
Cette alliance irrigue également la formation de la future génération d’ingénieurs Icam.
Des étudiants de troisième année du Bachelor international ont ainsi déjà imaginé des machines low-tech sous contraintes : cette première expérience de co-animation a eu lieu en avril dernier avec des élèves répartis sur 9 campus dans le monde (4 en France et 5 au sud de l’équateur, d’Amérique en Asie en passant par l’Afrique), qui ont vécu un Hackathon de 2 jours sur des problématiques de recyclage du plastique proposées par Plastic Odyssey.
Enfin, cette prise de conscience s’incarne au quotidien sur les campus français de l’Icam à travers l’aménagement d’espaces de démonstration, de tri et de valorisation des plastiques, impliquant l’ensemble des étudiants et des collaborateurs.
Gilles Vandecaveye, directeur général de l’Icam
« L’engagement de nos étudiants et de nos chercheurs aux côtés de Plastic Odyssey illustre notre volonté de former des citoyens du monde, capables de penser l’ingénierie dans une perspective d’écologie intégrale. En les confrontant à des défis concrets de recyclage à Kinshasa, Manille ou sur nos campus français, nous les invitons à prendre en compte à la fois les enjeux environnementaux, sociaux et humains. Cette approche leur permet de développer une ingénierie plus sobre, responsable et utile à la société, tout en cultivant leur ouverture à la diversité culturelle et leur capacité à imaginer, collectivement, des solutions durables et concrètes. »
Benoît Blancher, CEO de Plastic Odyssey Factories
« La pollution plastique se joue d’abord à terre, là où aucune filière de recyclage n’existe. C’est ce que nous avons constaté tout au long de notre expédition autour du monde, et c’est là que nous avons choisi d’agir : avec des usines de recyclage décentralisées, installées au plus près des déchets et gérées par des entrepreneurs locaux, pour que chaque déchet devienne une ressource et un emploi. Avec l’Icam, nous formons les ingénieurs capables de concevoir, d’améliorer et de faire tourner ces usines partout où on en a besoin.»
