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Guillaume

Au cours de mon apprentissage avec l’entreprise Barry Callebaut, leader mondial de la fabrication de chocolat et cacao, j‘ai eu l’occasion de réaliser ma mission internationale dans une de leur usine en Belgique, dans le sud de Bruxelles. Même si la Belgique demeure géographiquement et culturellement assez proche de la France, ces trois mois à Bruxelles ont été une grande aventure, presque au sens littéral du terme. En effet, partir vivre une expérience internationale, surtout pour travailler, ce n’est pas seulement se soucier du sujet sur lequel on va s’impliquer durant les semaines sur place. C’est aussi et principalement se construire des repères dans un nouvel espace : un logement, les transports, les magasins, les rues, des visites où on peut laisser une part de soi pour s’approprier un petit peu ce nouvel environnement.

La mission internationale ne dure que 3 mois, et au cours de cette période le temps s’accélère comme rarement au par avant. A peine le temps de commencer à cerner ces collègues, d’avoir sympathisé avec quelques commerçants, d’apprécier se promener dans les rues de Bruxelles que la fin arrive déjà. Tout se passe si vite, chaque instant, par sa totale nouveauté, est vécu de façon plus intense. L’impression de vivre une petite vie en l’espace de quelques semaines. Les moments marquants, il y en a des milliers mais deux synthétisent parfaitement ce que j’ai pu vivre au cours de cette aventure.

Mon premier jour au sein de l’usine a presque été un des pires moments. Cela faisait, deux ou trois jours que j’étais arrivé à Bruxelles, je n’avais pas de rendez-vous pour mon premier jour, seulement le contact du directeur du site qui devait m’accueillir. Après avoir parcouru assez nerveux, ce qui est devenu mon trajet quotidien de mon logement à l’usine, j’arrive au poste de garde. J’explique la raison de ma visite et que le directeur de l’usine doit m’accueillir.

Cependant, il n’est toujours pas arrivé, personne d’autre n’est au courant de mon arrivée et personne n’est certain s’il sera présent ce jour-là. La panique monte assez rapidement, je n’ai pas encore commencé ma mission qu’elle pouvait s’arrêter directement.

Après deux heures d’attente, la situation s’améliore. Le directeur a été particulièrement attentif pour me mettre à l’aise et m’aider à m’adapter. Au cours, de cette journée, j’ai pu découvrir les lieux, les personnes qui ont été mes collègues pendant ces 11 semaines mais ce qui a été marquant c’est que tout au long de cette journée, j’avais l’impression d’observer une mécanique qui tournait et dont j’étais pour l’instant extérieur au fonctionnement.

Cela m’amène au second moment qui est mon dernier jour à l’usine, le meilleur de cette aventure. Comme pour le premier jour, chaque seconde prend une dimension particulière à la différence que cette fois-ci, quand on regarde autour de soi, qu’on salue ces collègues, certains avec qui on garde contact malgré la distance et le temps, qu’on repense aux événements qui se sont déroulés depuis ce premier jour où on découvre cette mécanique, on se rend compte qu’on en fait partie et qu’on a contribué à son fonctionnement. On a l’impression de se réveiller d’un rêve intense où l’on souhaite absolument retourner dès qu’on se rendort.

La mission internationale, c’est ainsi que je l’ai vécue. Une plongée en Belgique où je suis resté en apnée pendant 11 semaines à découvrir une partie du monde, une partie où encore quelques heures avant mon départ, je ne soupçonnais pas l’existence et où désormais j’ai plaisir à retracer les parcelles de moi-même que j’ai pu dissimuler au travers de la ville. Vivre une expérience internationale, c’est une période unique, marquante et qui nous change. Comme tout excellent rêve qui se termine, on est impatient que le suivant commence, c’est pour cela que le mien est désormais en double diplôme à Polytechnique Montréal au Canada.