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Ingénieur en maintenance [Fiche métier]
Votre avenir en industrie

Sommaire

Tous les métiers de l’ingénierie 

Le métier d’ingénieur maintenance consiste à garantir la disponibilité, la performance et la sécurité des équipements industriels pour assurer la continuité de la production. Que ce soit en pilotant une politique de maintenance préventive, en analysant les pannes pour fiabiliser l’outil de production, ou en coordonnant les interventions techniques en sécurité, ce métier allie polyvalence technique et organisation rigoureuse. Découvrez les missions, formations, débouchés et salaires de ce métier essentiel à l’industrie.

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L’essentiel du métier

Le rôle du métier : garantir la disponibilité, la sécurité et la performance des équipements industriels (machines, lignes, utilités), en combinant prévention des pannes, organisation des interventions et amélioration continue.

Les missions clés de l’ingénieur en maintenance

  • Définir et piloter une politique de maintenance (préventive, corrective, parfois prédictive) et suivre des indicateurs (ex. MTBF, MTTR).
  • Optimiser la fiabilité et la performance de l’outil de production, avec des méthodes et des outils de GMAO.
  • Assurer la sécurité des interventions (consignation, procédures, coordination interne/sous-traitants).

Compétences clés (profil junior)

  • Bases techniques pluridisciplinaires (mécanique, électrique, automatismes) + diagnostic méthodique.
  • Organisation et gestion de projet (priorisation, planification, documentation).
  • Culture sécurité et prévention des risques (mise en sécurité, consignation).

Où ça recrute

Industrie de production (agro, chimie, mécanique), énergie, aéronautique, logistique, et plus généralement partout où des équipements doivent tourner de façon fiable.

Salaire (ordre de grandeur)

  • Débutant : Onisep indique un salaire débutant autour de 2 467 € (indicateur).
  • Marché des offres cadres : Apec observe que 80% des rémunérations proposées sont entre 34 k€ et 51 k€ brut/an (moyenne 41 k€) pour “ingénieur en maintenance industrielle”.

Accès au métier

  • Bac+5 (école d’ingénieurs ou master), souvent après un BUT (ex. GIM) ou une licence, avec stages et/ou alternance.
  • Évolutions possibles en ingénieur maintenance
  • Responsable maintenance, ingénieur méthodes, ingénieur production, QHSE, direction technique, voire direction d’usine selon parcours.

 

Pourquoi choisir la maintenance ?

La maintenance n’est plus un “service support” qui répare quand ça casse. Dans l’industrie moderne, elle protège le chiffre d’affaires : une ligne arrêtée coûte, une panne non maîtrisée dégrade la qualité, et un incident de sécurité peut avoir des conséquences graves. Le rôle de l’ingénieur maintenance est justement de passer d’une logique “urgence” à une logique “système” : comprendre pourquoi ça tombe en panne, décider où investir, organiser les interventions, fiabiliser durablement.

Le métier attire aussi parce qu’il est concret et transversal : vous êtes au carrefour de la production, de la qualité, de la sécurité, des achats et parfois de l’environnement. Dans certains sites, la maintenance devient même un levier d’innovation (capteurs, données, IA, maintenance prédictive).

 

Missions : le métier en pratique

Missions principales

  • Définir la stratégie de maintenance : quels équipements sont critiques, quels plans préventifs mettre en place, quelles actions correctives prioriser.
  • Piloter la GMAO (gestion de maintenance assistée par ordinateur) : structurer les gammes, l’historique, les plans, les stocks de pièces, la traçabilité.
  • Analyser les pannes : diagnostics, analyses de causes racines, actions correctives durables, retour d’expérience.
  • Préparer et sécuriser les interventions : consignation, coordination avec production, gestion des sous-traitants, contrôles après intervention.
  • Contribuer à l’amélioration : fiabilisation, réduction des arrêts, optimisation des coûts, modernisation (capteurs, automatisme).
  • Tenir le budget : arbitrer entre maintenance, pièces, contrats, et investissements (rénovation, remplacement).

Une journée type

  • Matin : point production/maintenance, priorisation des urgences, revue des indicateurs et des arrêts.
  • Milieu de journée : préparation d’un arrêt planifié, échanges fournisseurs, validation d’un devis, mise à jour GMAO.
  • Après-midi : analyse d’une panne récurrente, décision de modification, coordination avec méthodes/qualité/sécurité.

Selon les sites, il peut y avoir des astreintes et des interventions en horaires décalés lors d’arrêts techniques.

Variabilité selon contexte

  • Petite usine : forte polyvalence, proximité du terrain, rôle de responsable de service.
  • Grand groupe multi-sites : standardisation, pilotage d’indicateurs, coordination et projets de fiabilisation.
  • Secteurs à forte criticité (aéronautique, énergie, chimie) : plus d’exigences de conformité, de procédures, de sécurité, et parfois de qualification.

 

Compétences requises

Hard skills (techniques)

  • Pluridisciplinaire : mécanique, électricité, électronique, électrotechnique, automatismes, capteurs.
  • Méthodes de maintenance : préventif/correctif, plans de maintenance, fiabilisation, pièces de rechange, contrats.
  • Outils : GMAO, exploitation des données, statistiques de base, tableurs, reporting.
  • Sécurité des interventions : procédures de mise en sécurité, consignation/déconsignation (logique “LOTO”), analyse de risques.
  • Gestion d’actifs (selon entreprises) : approche structurée type ISO 55001 pour aligner performance, coûts et risques sur le cycle de vie des équipements.

Soft skills (transversales)

  • Sang-froid et décision : arbitrer en situation de crise, protéger la sécurité et la production.
  • Organisation et priorisation : distinguer “urgent” et “important”, planifier, tenir les délais.
  • Communication : faire appliquer des procédures, expliquer un arrêt, négocier un compromis avec production et achats.
  • Management/coordination : animer une équipe, gérer sous-traitants, faire monter en compétence.Socle indispensable en début de carrière

Ce qui fait la différence après 5 ans

  • Être fiable sur les fondamentaux : diagnostic méthodique, sécurité, traçabilité, documentation, respect des procédures.

Erreurs fréquentes des juniors

  • Confondre “arrêt” et “sécurité” : une machine à l’arrêt n’est pas forcément mise en sécurité (énergies résiduelles).
  • Tout traiter en urgence : sans planification, la maintenance devient un mode de fonctionnement coûteux.

 

Les Débouchés possibles : emplois et secteurs

Les secteurs dans lesquels l’ingénieur maintenance est amené à travailler

  • Industrie manufacturière : mécanique, automobile/équipementiers, métallurgie, plasturgie, emballage.
  • Industries de process : agroalimentaire, chimie/pétrochimie, pharmacie/cosmétique, papier-carton, cimenteries.
  • Énergie & utilities : sites de production, réseaux, utilités industrielles (vapeur, air comprimé, froid), traitement de l’eau, infrastructures.
  • Aéronautique/ferroviaire/naval : équipements critiques et exigences de fiabilité.
  • Logistique/transport : automatisation, tri, convoyage, plateformes et entrepôts robotisés, maintenance d’installations.
  • Data centers & télécoms : continuité électrique, refroidissement, groupes électrogènes, exigences de disponibilité 24/7.
  • Santé : hôpitaux et plateaux techniques (équipements et installations critiques).
  • Défense : sites industriels et équipements critiques, forte exigence de disponibilité.
  • Sociétés de services / sous-traitance maintenance : contrats multi-sites, maintenance multi-technique, arrêts programmés.

Types d’entreprises

  • PME et ETI de production, grands groupes multi-sites, sociétés de services/maintenance, intégrateurs, parfois sites publics ou parapublics.

Fonctions associées

  • Maintenance industrielle, méthodes/fiabilisation, travaux neufs, industrialisation, production, QHSE.

Évolutions possibles

  • Après 3 à 5 ans : chef de projet fiabilisation, responsable d’équipe, ingénieur méthodes, ingénieur production.
  • À plus long terme : responsable maintenance, directeur technique, direction de site/usine selon trajectoire.

 

Salaires et perspectives

En fonction du contexte (entreprise, secteur, etc.) : taille du site, criticité, astreintes, responsabilité budgétaire et managériale, localisation (ex. Paris/Île-de-France vs régions), secteur (aéronautique/énergie vs industrie légère).

  • Onisep : salaire débutant indiqué à 2 467 € (indicateur).
  • Apec (offres cadres) : 80% des rémunérations proposées entre 34 k€ et 51 k€ brut/an (moyenne 41 k€) pour “ingénieur en maintenance industrielle”.

 

Formations et diplômes : comment se former ?

Parcours possibles

  • Via les écoles d’ingénieurs : formation généraliste ou spécialisée (mécanique, électrotechnique, automatismes, génie industriel), avec stages et projets.
  • Voie universitaire : licence puis master, selon spécialité (maintenance, génie industriel, automatismes).
  • Voie BUT : BUT GIM (génie industriel et maintenance), puis poursuite vers bac+5 (école d’ingénieurs ou master).
  • Alternance / apprentissage : très cohérent en maintenance, car l’expérience terrain accélère l’autonomie (sécurité, procédures, coordination).

Diplômes et prérequis

Le niveau courant est bac+5 pour les postes d’ingénieur, avec une base scientifique solide et une vraie appétence terrain.

L’approche Icam pour accéder au métier

L’Icam, sur ses campus, propose un accompagnement entrepreneurial à partir de la 4e année pour les porteurs de projet, et intègre des mises en situation type projet de création d’entreprise (cadrage, business plan, droit/gestion). Avec la possibilité de réaliser, en 5e année, un Mémoire Scientifique Entrepreneurs.
Acquérir un diplôme d’ingénieur et/ou de nouvelles compétences pour s’inscrire dans une posture entrepreneuriale peut se faire par la formation continue.

Nos cycles ingénieur 
Formation Ingénieur Icam sous Statut Etudiant (avec projets  entrepreneuriaux)
Formation Ingénieur Icam sous Statut Apprenti (avec alternance en entreprise)
Ingénieur Icam par la Formation Continue (pour reconversion, acquisition de compétences)
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Témoignages et partage d’expérience

Trois semaines en entreprise, au sein de l’entreprise Delacre, et une semaine à l’Icam, c’est le rythme que suit Khalil, étudiant en alternance en maintenance industrielle sur le site de Lille.
Pourquoi choisir la voie de l’apprentissage ? “Tu peux gagner une année d’expérience professionnelle sur ton CV. C’est ce que demandent les entreprises !”
Le vrai plus à l’Icam pour Khalil : les travaux pratiques, l’accompagnement (préparation CV et lettre de motivation, recherche d’entreprise…), les conditions d’apprentissage, et en particulier les ateliers.

Franck Filmotte a construit son parcours dans la maintenance avant de reprendre ses études et d’intégrer la formation Ingénieur continue en deux ans : “ J’ai appris à réapprendre. J’ai appris que je ne sais pas tout sur tout, et qu’ensemble, c’est mieux. Nous avons mené des projets fantastiques et j’ai croisé des gens qui ont envie de transmettre, des professeurs et intervenants vraiment compétents dans leur domaine et à leur place.”
C’est en 2020 qu’il décroche son diplôme d’ingénieur Icam à 37 ans. Franck est aujourd’hui responsable d’un service maintenance au sein de l’entreprise La Charlotte.

 

Exemples de postes et d’offres d’emploi

  • Industrie manufacturière : ingénieur maintenance industrielle/opérationnelle, ingénieur méthodes, ingénieur fiabilisation, chef de projet travaux neufs/retrofit, responsable maintenance, technicien maintenance.
  • Industries de process : ingénieur maintenance process, ingénieur fiabilisation, ingénieur méthodes/planification (arrêts), ingénieur utilités/instrumentation, responsable maintenance, technicien maintenance/automaticien.
  • Énergie & utilities : ingénieur maintenance (site), ingénieur maintenance électrique, ingénieur fiabilisation/sûreté, chef de projet travaux neufs, responsable maintenance.
  • Logistique / intralogistique : ingénieur maintenance automatisation, ingénieur méthodes/fiabilisation, superviseur maintenance, technicien maintenance 24/7.
  • Data centers & télécoms : ingénieur maintenance énergie/facilities, ingénieur fiabilisation/disponibilité, responsable exploitation technique, technicien maintenance élec/CVC.
  • Prestataires maintenance (multi-sites) : ingénieur méthodes/référent GMAO, ingénieur arrêts techniques, responsable contrats/exploitation, technicien itinérant multi-technique.

 

Chiffres clés et tendances du métier

Tension sur les profils

Onisep souligne que les métiers de la maintenance manquent de candidats et que les débouchés sont importants, du fait de la présence d’équipements partout.

Évolution du métier

  • Montée des données : capteurs, GMAO plus “data”, et usage du big data/IA dans certains environnements.
  • Priorité sécurité : les opérations de maintenance s’exposent à des risques liés aux énergies (électrique, mécanique, fluides). Les démarches de consignation et de mise en sécurité restent un socle.
  • Approche “cycle de vie” : certaines organisations structurent l’asset management (ISO 55001) pour arbitrer coûts, performance et risques sur la durée.

 

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FAQ

Quelles sont les missions principales d’un ingénieur maintenance ?

Définir une politique de maintenance, organiser les interventions, fiabiliser l’outil de production, piloter la GMAO, gérer budget et sécurité.

Quelle formation suivre pour devenir ingénieur maintenance ?

Le plus fréquent : bac+5 (école d’ingénieurs ou master). Un BUT GIM peut aussi mener à bac+5 via poursuite d’études.

Peut-on se former par la voie de l’apprentissage ?

Oui, selon les écoles et les parcours. L’Icam propose des formations en maintenance industrielle en alternance (contrat de professionnalisation et d’apprentissage).

Quels secteurs recrutent le plus ?

Tous les secteurs équipés de machines et d’infrastructures : industrie, énergie, transport, logistique.

Le métier est-il plutôt bureau ou terrain ?

Les deux : bureau (planification, analyses, budget, GMAO) et terrain (diagnostic, interventions critiques, arrêts).

Quels sont les pièges au début ?

Tout traiter en urgence, négliger la sécurité de mise en énergie zéro, et ne pas documenter (sans traçabilité, on répète les pannes).

 

Liens pratiques

Apec – Fiche métier : Ingénieur en maintenance industrielle

Onisep – Métier : Ingénieur / Ingénieure de maintenance industrielle

Apec – Étude PDF : Métiers cadres Production industrielle et maintenance

Onisep – Dossier : Métiers et emploi dans la maintenance

Onisep – Formation : BUT Génie industriel et maintenance (GIM) – parcours Ingénierie des systèmes pluritechniques

INRS – ED 6109 : Consignation et mise hors énergie (page ressource)

PDF : INRS – ED 6109 : Consignation et mise hors énergie (PDF)

ISO – Norme ISO 55001 : Asset management (système de management d’actifs)

 

Accréditations et labels

Réseaux

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