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Ingénieur électrique – électricien, génie électrique, électrotechnicien [Fiche métier]

Sommaire

 

Le métier d’ingénieur électrique consiste à concevoir, dimensionner et sécuriser des installations et systèmes électriques pour garantir fiabilité et conformité. Que vous soyez orienté projet (ingénieur électricien), conception système (ingénieur génie électrique) ou puissance et conversion d’énergie (ingénieur électrotechnicien), ces métiers ouvrent sur des secteurs porteurs : énergie, industrie, bâtiment et infrastructures. Découvrez les missions, compétences, formations et perspectives de ces trois voies complémentaires.

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L’essentiel des 3 métiers

Missions : concevoir, dimensionner et sécuriser des installations et systèmes électriques, avec un objectif constant de fiabilité, conformité et sécurité.

Trois intitulés proches, trois focales :

  • Ingénieur électrique (ou ingénieur électricien) : projets et installations, de l’étude à la mise en service (bâtiment, industrie, infrastructures).
  • Ingénieur génie électrique : conception “système”, dimensionnement avancé, simulation et validation (produits, réseaux, équipements).
  • Ingénieur électrotechnicien (ou électrotechnique) : puissance, conversion d’énergie, motorisation, essais et industrialisation (robustesse terrain).

Secteurs qui recrutent : énergie et réseaux, industrie/équipementiers, bâtiment et infrastructures.
Salaire : très variable selon spécialité, responsabilités et secteur ; repères disponibles via Onisep et Apec.
Accès : bac+5 (école d’ingénieurs ou master proche), avec stages et/ou alternance selon parcours.

 

Comprendre les 3 métiers

Les trois intitulés se recoupent, mais ils ne racontent pas la même journée.

Ingénieur électrique

Vous êtes souvent “côté projet”. Vous partez d’un besoin, produisez des études et des dossiers, puis vous accompagnez la réalisation et la mise en service. Le terrain compte, parce que vos choix doivent fonctionner dans des contraintes réelles (planning, sécurité, coordination).

Ingénieur génie électrique

Vous êtes plus “côté système”. L’enjeu est de concevoir une architecture cohérente, de prouver les performances, de gérer les cas limites, et d’organiser une validation sérieuse (simulation, essais, qualification). On retrouve ce profil dans des environnements où la preuve et la robustesse priment (équipements, transport, énergie, R&D).

Ingénieur électrotechnicien

Vous êtes plus “côté puissance”. Vous travaillez sur la conversion d’énergie, la motorisation, la protection, les contraintes thermiques et parfois la compatibilité électromagnétique. La valeur est souvent dans la fiabilisation et la capacité à passer du calcul au réel (banc d’essais, industrialisation, amélioration).

Comment choisir rapidement

  • Si vous aimez construire un projet, coordonner et mettre en service : électrique/électricien.
  • Si vous aimez modéliser, tester, prouver et itérer : génie électrique.
  • Si vous aimez la puissance, les machines, les essais et l’industrialisation : électrotechnique.

 

Missions des ingénieurs en électricité

Les missions communes

  • Cadrer un besoin, dimensionner, choisir des protections, produire des documents techniques.
  • Piloter ou contribuer à un projet (interfaces, risques, arbitrages coût/délai).
  • Vérifier et sécuriser : essais, conformité, traçabilité, retours d’expérience.

Ingénieur électrique : les missions typiques

  • Réaliser des études d’installations (schémas, notes de calcul, protections, choix matériels).
  • Consulter des fournisseurs, coordonner avec chantier et exploitation, préparer la mise en service.
  • Assurer une cohérence globale : ce qui est conçu doit être installable, maintenable et sûr.

Ingénieur génie électrique : les missions typiques

  • Définir l’architecture d’un système (conversion, commande, protection, interfaces).
  • Simuler et valider : hypothèses, scénarios, plan de test, analyse d’écarts.
  • Qualifier, documenter et sécuriser le transfert vers industrialisation ou exploitation.

Ingénieur électrotechnicien : les missions typiques

  • Dimensionner une chaîne de puissance (machines, convertisseurs selon postes, protections).
  • Mettre au point sur bancs d’essais, fiabiliser, réduire les pertes, gérer l’échauffement.
  • Préparer l’industrialisation : procédures de test, tolérances, dossiers techniques.

 

Les compétences à arborer en temps qu’ingé élec’

Les compétences techniques communes aux trois métiers

  • Électrotechnique, lecture de schémas, protections, mesures et essais.
  • Capacité à expliquer et à justifier : une solution robuste se démontre et se documente.

Les compétences spécifiques à l’ingénieur électrique

  • Dimensionnement d’installations, coordination et méthode projet, logique de mise en service.
  • Culture normes/sécurité : gérer le risque et rendre le système exploitable.

Celles spécifiques au génie électrique

  • Modélisation/simulation, validation (cas limites, essais, critères d’acceptation).
  • Contrôle-commande et intégration “système” selon secteurs.

Et les compétences en électrotechnique ?

  • Puissance, machines, rendement, thermique ; souvent une forte composante essais/fiabilité.
  • Industrialisation : rendre un système reproductible, testable et maintenable.

Sécurité

Selon les contextes, l’habilitation électrique structure les interventions et la prévention du risque électrique. Elle ne remplace pas la compétence technique : elle encadre la manière d’intervenir en sécurité.

Soft skills qui comptent vraiment

  • Décider sous contraintes (sécurité, coût, délai).
  • Communiquer avec des interlocuteurs variés (technique, production, chantier, achats).
  • Tenir une rigueur de suivi : documentation, versions, engagements.

Erreurs fréquentes en début de carrière

  • Confondre “ça marche sur le papier” et “c’est validé” (pas de cas limites, pas de mesures).
  • Sous-estimer l’intégration (câblage réel, tolérances, thermique, exploitation).
  • Négliger la documentation : la maintenance et la conformité en souffrent immédiatement.

 

Les débouchés en ingé élec’

Secteurs et employeurs typiques

  • Énergie et réseaux : raccordements, modernisation, exploitation, protection, fiabilité.
  • Industrie et équipementiers : machines, équipements, automatisation, production et essais.
  • Bâtiment et infrastructures : lots techniques, sites tertiaires/industriels, ingénieries et entreprises travaux.

Évolutions possibles

  • Trajectoire “projet” : chef de projet, chargé d’affaires, pilotage d’équipes.
  • Trajectoire “expertise” : protection, validation, puissance, contrôle-commande.
  • Trajectoire “management” : responsable technique, responsable d’activité, direction technique (selon parcours).

 

Salaires et perspectives en ingénierie électricité

Les écarts viennent surtout de la spécialité, du secteur, des responsabilités (chantier, astreintes, criticité) et du niveau d’expertise. Les repères disponibles dans les sources (Onisep/Apec) donnent des ordres de grandeur, mais ne remplacent pas une analyse de contexte : un poste “installation” et un poste “validation puissance” n’ont pas la même structure de rémunération, même à intitulé proche.

 

Les formations à suivre

Parcours possibles

  • École d’ingénieurs : cursus bac+5, avec projets, stages et parfois alternance.
  • Université : masters proches (ex. 3EA) organisés en semestres et crédits ECTS, selon établissements.
  • Alternance/apprentissage : particulièrement utile pour gagner vite en maturité terrain (sécurité, procédures, coordination).

Spécialités à privilégier selon l’orientation

  • Pour l’ingénieur électrique : installations, énergie, automatismes terrain, gestion de projet.
  • Pour le génie électrique : systèmes, simulation, protection, contrôle-commande, validation.
  • Pour l’électrotechnique : puissance, machines, conversion, essais, industrialisation.

Se distinguer pendant les études

  • Projets mesurés et testés (pas seulement une “démo”).
  • Stages ciblés (mise en service, essais, bureau d’études, fiabilisation).
  • Capacité à raconter clairement : problème → méthode → preuve → limites.

L’approche Icam

Le cursus ingénieur généraliste Icam, accessible sous statut étudiant, apprenti ou en formation continue, couvre les fondamentaux de l’électrotechnique, du génie électrique et des systèmes énergétiques. En choisissant des projets et des stages orientés électricité, énergie ou systèmes, les diplômés Icam peuvent s’orienter vers ces métiers.

L’Icam propose également une formation CAP Électricien au sein de ses écoles de production de Grand Paris Sud et de Nantes pour les jeunes de 15 à 18 ans : une voie concrète et efficace pour acquérir des compétences solides dans les métiers de l’électricité.

Nos cycles ingénieur

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Témoignage

“L’apprentissage des fondamentaux en Génie Electrique s’ouvre aujourd’hui à des techniques pédagogiques nouvelles, parfois étonnantes. Tout comme le génie électrique est en constante évolution, les manières de l’enseigner le sont tout autant”, souligne Cécilia Vatus, responsable de l’enseignement supérieur déléguée – domaine Electrical & Electronic Engineering (EEE) et Mathematics, IT Engineering & Automatic Controls (MIA), également chargée d’enseignement en électronique à l’Icam, site de Toulouse.
Une nécessité au regard des enjeux, car comme elle l’explique : “On imagine mal la société actuelle sans électricité, source d’énergie devenue vitale pour bon nombre d’entre nous. Or le génie électrique regroupe tout ce qui est directement lié à l’électricité. Toutes les branches de l’activité humaine en sont dépendantes”.

Témoignage extrait d’Icam Liaisons 187 (publication de l’association Icam Alumni)

 

Exemples de postes

Postes autour de “ingénieur électrique / ingénieur électricien”

Ingénieur études électricité, ingénieur CFO/CFA, chef de projet électricité, chargé d’affaires, ingénieur mise en service.

Métiers autour de “ingénieur génie électrique”

Ingénieur systèmes électriques, ingénieur contrôle-commande, ingénieur réseaux/protection, ingénieur essais et validation, ingénieur électronique de puissance.

Les métiers autour de “ingénieur électrotechnicien / électrotechnique”

Ingénieur électrotechnique, ingénieur conversion d’énergie, ingénieur motorisation/machines, ingénieur essais, ingénieur fiabilisation puissance.

 

Les offres d’emploi

Exemples

  • Projet installation : études, notes de calcul, coordination, suivi, mise en service.
  • Système/validation : architecture, simulation, plan de test, qualification, documentation.
  • Puissance/essais : motorisation, conversion, thermique, banc d’essais, industrialisation.

Mots-clés utiles (sans surcharger)

  • Installation/projet : “études électricité”, “mise en service”, “CFO CFA”, “conformité”.
  • Système/validation : “validation”, “contrôle-commande”, “protection”, “simulation”.
  • Puissance : “électrotechnique”, “motorisation”, “convertisseur”, “essais”.

 

Chiffres clés et tendances

Les besoins annoncés dans la filière des réseaux électriques vont dans le sens d’une demande durable en compétences électriques, notamment pour moderniser et exploiter des systèmes plus complexes .

La filière connaît une forte dynamique de recrutement, avec 43 000 postes attendus d’ici 2030 sur les métiers techniques. Cette tension, bien que concentrée sur des profils opérationnels, reflète un besoin global accru qui profite également aux ingénieurs en génie électrique et électrotechnique, notamment dans un contexte de transition énergétique et de modernisation des réseaux (voir sources RTE).

 

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FAQ

Quelle différence entre ingénieur électrique et électricien ?

L’électricien installe, entretient et dépanne. L’ingénieur conçoit, dimensionne, pilote des projets et engage sa responsabilité sur la sécurité et la conformité.

Quelle différence entre ingénieur électrique, génie électrique et électrotechnicien ?

Électrique : projets et installations. Génie électrique : conception système, simulation/validation. Électrotechnique : puissance, conversion, motorisation, essais/industrialisation.

Quelles études faut-il faire ?

Le plus courant est bac+5 (école d’ingénieurs ou master proche), avec projets et stages.

Peut-on préparer un métier d’ingénieur électrique en alternance à l’Icam ?

Oui. Le cursus ingénieur Icam sous statut apprenti permet de combiner formation académique et expérience en entreprise, ce qui est particulièrement utile pour les métiers de l’électricité où la maturité terrain — sécurité, procédures, coordination — fait vraiment la différence dès les premiers postes.

Bureau ou terrain ?

Les trois métiers existent sur un continuum. Les postes “installation/projet” sont souvent plus terrain. Les postes “système/validation” sont souvent plus bureau + essais. Les postes “puissance/essais” mélangent étude et banc d’essais, avec du terrain selon phases.

 

Liens pratiques

Icam Liaison 187

Onisep – Fiche métier : Ingénieur électricien / ingénieure électricienne

Apec – Fiche métier : Ingénieur génie électrique

Apec – Offres d’emploi : Ingénieur·e électrotechnique (recherche)

RTE – Étude emplois & compétences : 43 000 recrutements dans la filière réseaux électriques d’ici 2030

INRS – Habilitation électrique : principes et obligations

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