Enseignement supérieur
16 Oct 2026
Sélectionné au niveau national, Maël LESCURE, apprenti ingénieur en 5ème année de Systèmes Numériques Industriels, rejoint pour deux ans les équipes d’audit de la Commission des titres d’ingénieur (CTI). Il nous raconte son parcours et sa vision de cette mission.

Maël LESCURE
Un parcours atypique
Originaire de La Réunion, Maël LESCURE, 27 ans, a fait un BTS CIRA puis une prépa ATS avant d’intégrer une école d’ingénieurs à Rennes. Après deux ans, l’environnement ne lui convient pas : il prend une année de césure et se réoriente vers l’apprentissage.
Le chemin n’est pas simple. Pendant un an, il envoie candidatures et CV à une cinquantaine d’écoles et à de nombreuses entreprises, grands groupes comme petites sociétés, sans aucune réponse. Seul le site de Strasbourg-Europe lui répond favorablement. Une entreprise située à quinze minutes de l’école le recrute ensuite dès l’entretien. Pour lui qui est croyant, rien de tout cela n’est un hasard : « C’était comme un tapis rouge. »
Une mission au service de la qualité des formations
Maël a ensuite été recruté comme élève-expert par la CTI, qui évalue les écoles habilitées à délivrer le diplôme d’ingénieur. La sélection s’est faite en plusieurs étapes : relais de l’appel par l’école, candidature auprès du BNEI qui présélectionne les dossiers, puis choix final de la CTI parmi une vingtaine de profils.
Pendant deux ans, il pourra être appelé jusqu’à douze fois par an pour participer à des audits, dans le sud-ouest de la France ou même en Guadeloupe. Aux côtés d’ingénieurs, d’enseignants-chercheurs et de dirigeants d’entreprise, il apportera le regard de l’étudiant : « J’ai l’expertise de vivre ce qui se passe déjà dans l’école », sur la vie étudiante, la charge de travail ou les associations. Il a déjà participé, en tant qu’élève, à l’audit de l’école du 14 septembre dernier.
Conscient de la charge que cela représente en plus de l’alternance, des cours et du sport, il en a discuté avant de s’engager avec sa directrice d’entreprise, sa directrice des études et sa tutrice école, qui l’ont toutes soutenu. « Il faudra que j’assume, mais j’aime relever des défis », confie cet ancien sportif de haut niveau en kayak-polo, champion de France avec son équipe.
Ce qu’il en attend
Surtout des rencontres : dirigeants d’entreprise, responsables d’écoles et d’organismes de formation, autant de contacts pour construire son avenir professionnel. Mais aussi une meilleure compréhension de l’audit : « Le métier d’ingénieur, demain, c’est gagner en productivité. Il faut remonter à la cause racine, et pour cela aller parler aux gens du terrain. »
Son conseil aux étudiants : « N’hésitez pas à vous poser, à réfléchir, à aller toujours plus loin et à donner la meilleure part de vous-même. Il y a une très grande joie à donner sans attendre de recevoir. »
Félicitations à Maël et plein succès pour cette mission !