Deux semaines dédiées à l’écologie intégrale à Grand Paris Sud
Écologie intégraleEnseignement supérieur
6 Nov 2025
Les étudiants de 3e année FISE (Formation Ingénieur sous Statut Étudiant) ont vécu deux semaines riches et intenses consacrées à l’écologie intégrale, une thématique centrale à l’Icam. Ce temps fort, qui existe sur tous les campus Icam, a été piloté cette année par Louise Geisler-Roblin, enseignante-chercheuse en philosophie et sciences sociales, arrivée à l’Icam l’an dernier.
Au programme : réflexions, rencontres et expérimentations pour que les étudiants repensent leur rapport au vivant et imaginent des modes d’action concrets en faveur d’un avenir plus durable.
Trois temps forts ouverts à toutes et à tous ont rythmé cette quinzaine, avec la présence d’intervenants inspirants venus partager leurs expériences et leurs questionnements. Parmi eux :
- Antoine Bonduelle, alumni de l’Icam, consultant en énergie, fondateur du Réseau Action Climat (RAC) et relecteur récurrent des textes du GIEC, est intervenu sur toute une journée auprès des étudiants, déjà au fait depuis le début de la semaine sur les enjeux climatiques (avec Lionel Gendre, responsable de l’enseignement et de la recherche à l’Icam Grand Paris Sud) et sociaux (avec Valentine Levacque, philosophie à l’université de Bourgogne) de la crise écologique. Antoine Bonduelle a pu développer pourquoi et comment faire une transition écologique.
- Perrine Vandecastele a proposé une conférence intitulée « Comment expliquer l’inaction ? », invitant à réfléchir aux freins individuels et collectifs face aux enjeux écologiques ;
- Damien Deville, géographe et anthropologue, enseignant et conférencier, créateur de la websérie documentaire Terres de Relations qui explore nos liens aux territoires. Durant sa conférence, « Quelles sont nos relations à la nature ? », il a invité les étudiants à interroger leur rapport au vivant.
Cette immersion dans le thème de l’écologie intégrale a également été enrichie par une journée au Campus de la Transition, lieu emblématique de recherche et de formation sur les transitions écologiques et sociales, où les étudiants ont pu vivre concrètement les valeurs qu’ils étudient.
D’autres moments, notamment autour du développement durable en entreprise ou des projections professionnelles des étudiants, ont permis d’ancrer la réflexion dans la réalité professionnelle des ingénieurs de demain.
Une sortie à l’espace naturel de La Motte (Lieusaint) est venue compléter cette expérience, offrant un temps privilégié d’observation, d’écoute et d’appréciation de la nature — une pause inspirante pour renouer avec le vivant autrement.
Pour finir en beauté, le vendredi 24 octobre, une présentation collective et créative est venue clore ces deux semaines. Les étudiants y ont restitué leurs travaux sous des formes variées — textes, vidéos, poèmes, chansons, sites internet, dessins… — et se sont confrontés à la consigne finale de l’atelier : contribuer à un numéro spécial du journal fictif Résilience & Transition, célébrant 30 ans d’actions collectives entre 2025 et 2055. Chaque étudiant pouvait remplir les rubriques habituelles du journal — politique, économie, vie locale, international, culture, société, éducation, sports, santé, jeux… — ou la rubrique « Au-delà du réel », avec des récits, fictions ou scénarios créatifs. L’objectif était de partager témoignages, visions et réflexions sur cette décennie cruciale, en laissant libre cours à la créativité et à l’expérimentation dans tous les formats : textes, vidéos, dessins, poèmes, audios…
“Quel bonheur d’organiser ce temps privilégié avec des intervenants passionnants et des étudiants motivés ! Ces deux semaines ont été riches en enseignements, expériences et projections dans l’avenir, pour comprendre et mieux s’engager aujourd’hui et demain” raconte Louise Geisler-Roblin.“ Les temps de débat avec les intervenants et la créativité des étudiants lors de la restitution finale sont autant de marqueurs d’un réel engouement et intérêt de leur part.”