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[Vendée] La formation de la promotion 2021 vendéenne s’achève sur un programme éclectique

Du 3 au 8 septembre derniers, les 68 apprenti.e.s de la promotion 2021 vendéenne ont rencontré des intervenant.e.s de tous horizons lors de conférences et d’ateliers orientés sur deux thématiques.

La première thématique, Gestion des Ressources Humaines, a permis de balayer des sujets incontournables pour de futur.e.s managers.

La semaine a commencé par un focus assuré par Rémi Castanié sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC). Cette méthode permet d’adapter l’évolution des postes aux besoins actuels et futurs de l’entreprise. Elle est l’un des outils de la question de l’intégration et de l’évolution de carrière abordées par Xavier Bossis à travers l’organisation de son entreprise, Proginov : actionnariat des salariés, limitation de l’écart des salaires sur une échelle de 1 à 3, transparence des comptes rémunérations comprises, implication dans les décisions, priorité donnée à la promotion interne, etc.

Cet exemple de modèle social d’entreprise innovant a inspiré nos futur.e.s diplômé.e.s en quête d’autonomie et de sens dans leur métier.

Car les attentes de cette génération et son rapport au travail ont évolué. L’un des leviers pour continuer à attirer les jeunes diplômé.e.s et les fidéliser est la prise en compte de cette évolution. Néanmoins, les différences à considérer ne sont pas uniquement générationnelles, elles peuvent aussi être multiculturelles, comme l’a démontré Karine Desgages, DRH de Scania. Il va d’abord s’agir pour les managers de les décoder, puis de composer avec elles pour créer la synergie des équipes.

Cette synergie dépend aussi de la pertinence du recrutement dont nos futur.e.s managers doivent être des spécialistes aguérri.e.s : législation, posture, étapes, questions-clés, etc Nos apprenti.e.s ont pu éprouver leur aptitude à conduire un entretien de recrutement dans des exercices de simulation. Jacques Farines et Atlantic ont aussi permis de réfléchir à l’importance des relations sociales dans l’entreprise (Contrainte ou opportunité?) tandis que le cabinet conseil MC2I présentait la démarche et  les derniers outils SIRH à disposition.

Attirer les jeunes diplômé.e.s peut aussi passer par l’engagement sociétal et environnemental de l’entreprise qui souhaite les recruter. C’est ce qu’ont pu soulever les apprenti.e.s lors des temps de conférences et d’ateliers sur la thématique “Transition Sociétale et Environnementale.”

En effet, à l’image des plus de 30 000 signataires du Manifeste “Pour un réveil écologique”, elles et ils aspirent à ce que leur futur métier soit compatible avec l’urgence climatique et sociale. Cette conscience écologique des générations actuelles et du rôle des entreprises face à l’urgence est en cohérence avec ce que met en avant le dernier rapport du cabinet Carbone 4. Celui-ci montre en effet que les entreprises ont le pouvoir d’atténuer les causes à l’origine des grands déséquilibres planétaires à condition que ces entreprises s’engagent dans une démarche créative et radicale. Toutefois, si les femmes et les hommes qui les constituent ne sont pas outillé.e.s pour agir, la responsabilité de trouver des solutions face au changement reposera uniquement sur les actions individuelles de quelques citoyen.ne.s volontaires.

Malheureusement, nous savons toutes et tous que ces volontés exemplaires ne suffiront pas face à l’ampleur du défi à relever et qu’elles risquent de s’épuiser en cas d’absence de relais collectif.

Ainsi, notre responsabilité morale en tant que lieu de formation et d’éducation est de faire prendre conscience à nos futur.e.s ingénieur.e.s qu’ensemble, elles et ils possèdent une partie importante des clés pour faire face à l’évolution accélérée et drastique de notre monde.

La tâche qui leur incombe, comme elle nous incombe à toutes et à tous, ne s’oppose pas à une quête personnelle du bonheur. Au contraire. Agir pour permettre à notre monde de rester (ou de devenir) vivable peut être source d’une immense joie. L’écologie n’est pas mortifère, l’inaction en la matière, oui.

C’est ce dont a témoigné Charles Barreau à travers le partage de son cheminement personnel et professionnel, liés l’un à l’autre depuis un déclic majeur en 2017 et qui a donné lieu à la création de l’association Ruptur. Ce déclic l’a incité, lui, son entreprise et d’autres entreprises adhérentes à revoir leurs objectifs économiques et écologiques, en cohérence avec le rôle le plus vertueux possible qu’elles ont à présent conscience de devoir jouer.

Camille Etienne, jeune activiste pour la justice sociale et climatique, a quant à elle évoqué son engagement quotidien avec enthousiasme. Elle a trouvé ce qui l’anime et là où elle peut être utile au monde. Et elle s’emploie à l’être du mieux qu’elle le peut. Pas pour l’exemple mais pour elle car c’est dans cette lutte politique qu’est sa place. Elle a invité les apprenti.e.s de la promo 2021 et les étudiant.e.s de la promo 2026 qui assistaient à la retransmission de sa conférence à chercher là où se trouvait la leur.

Les apprenti.e.s ont aussi pu se mettre dans la peau de business angel citoyen.ne.s à travers un jeu de rôle proposé par les Cigales pour “Club d’investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l’épargne Solidaire”. Donner du sens à son argent en soutenant des projets locaux à dimension environnementale et/ou sociale, c’est aussi une manière d’agir positivement et concrètement.

Sur ces quatre journées, d’autres sujets en lien avec cette transition globale ont pu être abordés tels que la représentation des femmes en sciences et leur rôle dans les politiques environnementales, les causes et conséquences du dérèglement climatique à travers une Fresque du Climat animée par une équipe de permanent.e.s ou encore les modèles coopératifs d’entreprise et d’entrepreneuriat (Scop et CAE).

Grâce à ce programme éclectique, nous espérons que chacun.e a pu ajouter de nouveaux outils de réflexion et d’action à son parcours de formation de cinq années.

Magali Chopot, Pierrick Léger et Elodie Nicou