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Saïd Loucini, la maintenance industrielle une vocation

Après une dernière année de Bac Professionnel Maintenance des Equipements Industriels en apprentissage, Saïd Loucini a décidé de poursuivre ses études et prépare actuellement une certification de Niveau Bac + 2 (Chargé des Systèmes Numériques Industriels), toujours en apprentissage chez Lactalis.
Icam : Raconte-nous ton parcours ?
SL : En 2012, élève en terminale SEN (Systèmes Electriques Numériques) au Lycée Colbert de Tourcoing, face à l’évidence de mon erreur d’orientation et la nécessité de subvenir à mes besoins, j’ai abandonné mes études et je suis entré dans la vie active. Après 5 années très enrichissantes dans le monde de la vente, j’ai eu l’opportunité d’être mieux rémunéré pour répondre aux besoins de ma famille. Cela m’a conduit vers le monde des usines et ses multiples machines. Même si le travail était harassant et pénible, je restais émerveillé devant la complexité de ces immenses machines et leur exemple d’ingéniosité. J’ai toujours été intéressé par cet univers et je regardais, durant ma pause, les techniciens et ingénieurs opérer,  jusqu’au moment où j’ai eu le déclic. C’était une certitude : désormais je voulais devenir technicien. J’ai donc eu envie de reprendre une formation et le CIO m’a orienté vers l’Icam.
 
Icam : Pourquoi as-tu choisi la maintenance industrielle ?
SL : Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été curieux et intéressé par le bricolage, les outils. Il m’arrivait souvent de démonter et remonter, juste pour comprendre, des objets de la vie quotidienne, tels que mon scooter, un téléviseur, une cafetière, une chaudière, le moteur de ma tondeuse… Du plus simple au plus compliqué, tout ce que j’avais sous la main devenait un objet d’expérimentation, pour le plus grand plaisir de mon entourage pour qui j’étais en mesure de tout réparer.
 
Icam : Pourquoi avoir choisi l’apprentissage ?
SL : D’abord pour l’aspect financier : c’est une chance d’aller à l’école et d’avoir un salaire tout en acquérant de l’expérience durant la scolarité, ce qui est un plus pour trouver un emploi.
 
Icam : Pourquoi as-tu décidé de continuer à l’Icam ?
SL : C’est une école réputée et on y est bien ! Les formateurs qui sont issus du monde industriel ont de l’expérience. Les outils, le matériel, les machines mis à disposition permettent de travailler dans des conditions agréables ce qui n’est pas le cas dans toutes les écoles. D’autant plus, qu’en plus de la théorie, on a la chance de pratiquer énormément, que ce soit en mécanique, en électricité ou en pneumatique. Je connais des titulaires de BTS qui n’ont jamais câblé de moteur.
 
Icam : Peux-tu nous expliquer ce que son tes activités en entreprise ?
SL : On me demande de mener des projets d’améliorations via un cahier des charges. J’ai commencé par une période de découverte et d’observation pour comprendre la manière de travailler des salariés dans mon entreprise, pour m’y adapter. Depuis, j’ai réalisé 4 projets, d’abord accompagné puis en autonomie sur des sujets divers : la sécurité, les composants, les plans…
J’ai par exemple remplacé la manivelle d’un doseur par un moteur. Il s’agissait là surtout d’améliorer des conditions de travail. J’ai également installé une barrière immatérielle en totale autonomie car personne dans l’entreprise n’avait les compétences. J’ai fait appel au constructeur qui m’a aidé à réussir cette mission.
Je dois souligner la qualité de l’accompagnement de mon tuteur qui s’implique vraiment dans mon parcours.
 
Icam : Comment te vois-tu par la suite ?
SL : Je souhaite acquérir un maximum de compétences et continuer à apprendre et pourquoi pas devenir ingénieur.