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Portrait d’Ali Khouzam, enseignant-chercheur à l’Icam, spécialisé dans le management thermique des systèmes électroniques

Ali Khouzam est enseignant-chercheur à l’Icam site de Grand Paris Sud depuis 2018. Découvrez son parcours riche, de la Syrie jusqu’en France où il s’est spécialisé petit à petit dans la recherche et plus spécifiquement en Mécanique des Fluides, Énergétique et Transferts.

Son parcours : du diplôme d’ingénieur au doctorat !

Ali Khouzam a fait ses études en Syrie où il a obtenu un diplôme d’ingénieur en génie mécanique, conception mécanique, puis a travaillé en Syrie pendant 3 ans.

Il est ensuite venu en France pour faire un Master Recherche en énergétique et propulsion à l’Ecole Centrale de Nantes. “Cette première expérience m’a permis de m’ouvrir sur un autre domaine et m’a donné l’opportunité de réfléchir à mon projet professionnel.” explique t-il. Par la suite, il a réalisé son Doctorat à Institut Mécanique des Fluides de Toulouse (IMFT) : 3 ans (novembre 2009 à 2013). 

“Mes recherches durant mon doctorat ont porté sur la thermodiffusion (la création d’un gradient de concentration au sein d’un mélange de fluides sous l’effet d’un gradient de température)” explique Ali.

Les résultats obtenus ont fait l’objet de plusieurs publications dans des revues internationales et ont donné lieu à de nombreuses communications dans des congrès nationaux et internationaux.

Après son doctorat, il a travaillé en tant qu’ATER (Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche à l’ENSAM d’Angers et l’ENSISA en Alsace où il a enseigné la thermique et la mécanique des fluides. Il a ensuite été enseignant à l’ENSIM au Mans.

 

L’Icam, un tremplin pour la recherche 

C’est en 2018 qu’Ali Khouzam rejoint l’Icam, site de Grand Paris Sud, en tant qu’enseignant-chercheur en mécanique des fluides et énergétique !

Sous sa casquette de chercheur, il travaille principalement sur l’optimisation de l’efficacité des cellules photovoltaïques en lien avec le laboratoire CERTES. 

Son objectif est de travailler sur l’augmentation du rendement des cellules photovoltaïques.

“Bien que certaines cellules solaires expérimentales aient atteint des rendements proches de 50 %, la plupart des cellules commerciales ont un rendement inférieur à 30 %. Par conséquent, l’amélioration de l’efficacité des cellules photovoltaïques est un objectif clé de la recherche et contribue à rendre les technologies photovoltaïques compétitives par rapport aux sources d’énergie conventionnelles.

Nous travaillons sur deux axes : d’une part, nous effectuons des simulations numériques à l’aide d’un programme que nous avons réalisé au CERTES par l’usage d’un logiciel de calculs volume finis (CFD ACE), l’objectif de ces simulations est de montrer l’influence de choix de Backsheet (composant clé d’un panneau solaire photovoltaïque), sur l’efficacité de la cellule PV. 

En résumé, mon objectif est de savoir comment le choix de matériaux et de couleurs (et par conséquent propriétés thermiques) de la première couche va affecter la puissance et le rendement des cellules photovoltaïques.

D’autre part, il y a une partie expérimentale, où nous travaillons sur la caractérisation des cellules photovoltaïques via une étude du vieillissement accéléré sous Chaleur Humide et vieillissement accéléré sous UV, l’objectif est de  déterminer les différents mécanismes de dégradation mis en jeu durant l’exploitation et le vieillissement d’un module photovoltaïque.

Les données obtenues à partir de ces expérimentations peuvent être utilisées pour comparer les matériaux, composants et modules photovoltaïques par rapport au service sur le terrain à long terme.

En dehors de ma casquette recherche, je suis également référent technique pour les étudiants en 5ème année qui sont en MSI, Mémoire Scientifique Industriel. L’an dernier, j’ai travaillé avec un groupe d’étudiants sur la conception d’un broyeur, pour une entreprise spécialisée dans les greffes osseuses.  J’ai pu aider les étudiants sur la partie mécanique du broyeur, et ma collègue Zeina  ELRAWASHDEH, elle, a apporté son expertise sur la partie électrique. 

Les différentes expertises des enseignants-chercheurs au sein de l’Icam sont complémentaires et très enrichissantes, surtout dans ce type de projets !

C’est très intéressant de travailler auprès des MSI car cela permet de voir l’application directe de l’enseignement qu’on fait pendant les 5 années de formation, sur des projets réels. C’est à ce moment que les étudiants, futurs ingénieurs,  voient comment ils peuvent mettre en pratique les enseignements qu’ils ont eu pendant leurs cursus à l’Icam.” souligne t-il.

 

Perspectives et projets pour l’avenir 

“Cette année, j’ai le plaisir d’encadrer une doctorante, Julia Vincent, qui va travailler elle aussi sur l’optimisation des rendements des cellules photovoltaïques ! A terme, mon objectif est d’avoir mon HDR (l’Habilitation à Diriger les Recherches), c’est-à-dire pouvoir encadrer une équipe de thésards et continuer à publier de nouveaux articles scientifiques dans des journaux internationaux dans mon domaine d’expertise.” 

“J’ai vraiment envie de mettre en pratique toutes les compétences que j’ai acquises pendant de longues années, qui pourront se concrétiser à travers cette évolution. Il y a un lien entre l’enseignement et la recherche. 

La recherche scientifique est essentielle à la production de nouvelles connaissances afin de mieux comprendre un phénomène. L’enseignement est quelque chose que j’ai à cœur de transmettre aux autres mon expertise et les connaissances acquises. !” conclue t-il.