Martin – Promo 109

Martin, un ingénieur de terrain

 

Bonjour Martin, parlez-nous un peu de vous, quand avez-vous été diplômé?

J’ai 24 ans, originaire du Nord, j’ai grandi dans la région parisienne. J’ai suivi la formation ingénieur Icam intégré dispensée sur le site de Lille, et c’est en 2009, que j’ai eu le bonheur d’être diplômé après 5 années d’études.

 

 

Quand avez-vous décroché votre premier emploi

Assez rapidement puisqu’en janvier 2010, je signais mon premier CDI dans une filiale du Groupe Vinci spécialisée dans la construction de pipelines terrestres en terrain complexe.

Sur quel type de projets travaillez-vous actuellement et répondent-ils à ce que vous espériez de votre profession d’ingénieur ?

Le projet pour lequel je travaille est le projet PNG-LNG (Papua New Guinea – Liquified Natural Gas) pour le compte d’Exxon Mobil.Il s’agit d’acheminer du gaz depuis les hauts sommets Papous jusqu’à la capitale Port-Moresby pour que le gaz soit ensuite liquéfié puis expédié en bateau vers l’Australie.

Mon entreprise est chargée de la construction des 430 km de pipeline terrestres.

Comment en êtes-vous arrivé à être impliqué sur un projet d’une telle envergure en étant jeune diplômé de l’Icam ?

J’ai d’abord passé 10 mois successivement à Muscat (Sultanat d’Oman) puis à Mumbai (Inde) au bureau d’étude en tant qu’ingénieur projet où j’ai pu me familiariser avec le design d’un tel pipeline, et j’avais vraiment hâte d’aller sur le terrain passer au concret!

Est-ce le cas aujourd’hui ?

Tout à fait, je suis maintenant en Papouasie Nouvelle Guinée au milieu de la jungle avec mon GPS et deux papous devant moi qui dégagent les branches à la machette. Ceci afin de s’assurer que le tracé qui a été choisi par le client est bien constructible et qu’on ne passe pas au dessus d’un gouffre, d’une zone à risque pour les glissements de terrain ou encore d’une rivière.Lorsque deux papous et leurs machettes ne suffisent pas à ouvrir l’accès, les reconnaissances se font en hélicoptère…

En somme, des missions à priori assez éloignées de votre formation d’ingénieur généraliste ?

Non pas réellement, car si l’Icam n’est pas spécialisée dans la construction et encore moins dans le pipeline, ma formation m’a néanmoins apportée le bagage technique, le socle scientifique solide et la culture d’ingénieur nécessaires à l’appréhension des problèmes auxquels je peux être confronté.

Enfin, les conditions de vie n’étant pas toujours faciles sur site (Rythme de 91 h/semaine pendant 10 semaines, climat tropical, éloignement culturel, etc..), l’Icam et son experiment apportent une force d’adaptation qui permet de prendre du recul et tenir le coup même dans les épreuves.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que sur la vingtaine de jeunes ingénieurs mobilisés sur ce projet, plus d’un quart soient des ingénieurs Icam (promos 2009 et 2010..)!

Un grand merci à Martin pour ce témoignage passionnant