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Les PBL s’adaptent et évoluent

La mise en place des modules de PBL (Problem Based Learning) évolue au rythme des retours des élèves et des enseignants. La pure théorie laisse aujourd’hui la place à des solutions plus personnalisées, plus “Icam”, de manière à faciliter la prise en main de ces méthodes d’apprentissage. 

Si la méthode des PBL semble très contemporaine, elle a pourtant été inventée dans les années 70, au Canada. Elle a, depuis, largement fait ses preuves. Cette méthode, très impliquante et positive pour l’élève, propose néanmoins une rupture forte pour celles et ceux qui entrent en année oP, au regard de la pédagogie dont ils avaient l’habitude au lycée. C’est pourquoi l’Icam a imaginé de nouvelles manières d’assouplir et de faire évoluer la méthode des PBL.

Le principe 

Pour rappel, le Problem Based Learning consiste à proposer une problématique contextualisée et réaliste, autour de laquelle les élèves émettent des hypothèses, en groupe et en autonomie, “coachés” par leur tuteur ou tutrice. De cette manière, les élèves sont totalement acteurs de leur apprentissage, puisqu’ils doivent chercher par eux-mêmes la solution et l’élaborer de manière créative. Les élèves du Parcours Ouvert expérimentent largement l’apprentissage sous forme de PBL, et quelques années de pratique permettent de faire un bilan constructif. “Les étudiants de la première année du programme ont exprimé un besoin de mieux comprendre leur progression et leur niveau tout au long de l’année, explique David Fasani, responsable de la cellule IPN. Des sessions régulières de feedback (environ une heure par semaine) sont donc proposées aux apprenants, de manière à créer de vrais jalons dans leur parcours, en vue de donner de la lisibilité sur le niveau atteint”.

Assouplir

Au fil des années et des retours d’expérience, l’Icam a aussi assoupli certains aspects de la méthode, pour permettre aux élèves d’entrer plus progressivement dans la pratique. “Par exemple, le PBL laisse une très grande place à l’autonomie, mais on s’est rendu compte que c’était un pas énorme pour nos plus jeunes élèves. Nous sommes donc passés à l’autonomie tutorée pour les premiers mois de l’année préparatoire oP. Le PBL est aussi organisé en cinq rôles bien distincts, mais de la même manière cela générait trop de complexité. Nous avons opté pour une formule simplifiée également en oP, avec trois rôles.” Enfin, l’Icam propose aux élèves de se retrouver par groupes de 3 ou 4 campus pour une capitalisation inter-sites, dans un échange fluide qui permet de partager les réussites, les écueils, les trouvailles… “c’est bien plus dynamique que la méthode de base, intra site, et cela permet aux élèves d’échanger avec celles et ceux qu’ils rencontreront lors de la mobilité à l’international, ou bien leurs collègues de promotion qui sont déjà partis !

Capsules méthodes

Enfin, pour les tuteurs plus spécialement, la cellule IPN conçoit actuellement des “capsules”, qui prennent la forme de Moocs et qui résument l’essentiel de la méthode. Il permet aussi à chacun et chacune de tester son niveau de maîtrise de la pratique et d’obtenir un badge, certifiant qu’il ou elle maîtrise les basiques des PBL. “Auparavant, nous proposions cela sous forme de formation en deux jours, mais c’était assez contraignant, notamment pour les vacataires. Avec ces capsules, les enseignants sont libres et autonomes. Cela va aussi rendre de grands services pour accompagner les sites qui démarrent à l’international”.