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Les fablabs à l’Icam [Paris-Sénart]

L’ensemble des sites Icam français sont désormais dotés de Fablabs, qui permettent à nos étudiants d’expérimenter, tester, apprendre et d’accompagner les entreprises clientes dans leurs projets d’innovation. 

Mais d’abord, qu’est-ce qu’un Fablab ?

Il s’agit d’un laboratoire de fabrication digitale, qui permet de concrétiser des idées/concepts en objets/prototypes fonctionnels, grâce à des machines de prototypage rapide. Il existe des centaines de FabLabs dans le monde, qui forment un réseau global de laboratoires de fabrication, ayant tous une liste de machines en commun. Les Fablabs sont connectés globalement mais sont tous ancrés dans une réalité locale. Entre FabLabs, on s’échange des plans, des méthodes, des bonnes pratiques, qui sont ensuite adaptés en fonction des ressources locales de chaque atelier. La communauté des Fablabs est animée par un état d’esprit d’entraide et de partage, avec toujours cette envie de découvrir et de faire par soi même. 

On trouve dans un Fablab des imprimantes 3D, des machines à découpe laser, des machines pour fabriquer des circuits imprimés, des cartes de prototypage électronique, des fraiseuses numériques pour découper des panneaux de bois, des machines pour travailler le textile et le vinyle, etc.

 

Comment les Fablabs sont intégrés au sein de l’Icam ?

Pour développer leur créativité, nos élèves-ingénieurs vivent dans le Fablab des expériences les amenant à stimuler cette créativité, formaliser leurs idées, se confronter au concret, essayer et se tromper, surmonter les échecs et aboutir. 

A l’Icam site de Paris-Sénart, Dylan Uruthiran, étudiant en 2ème année du parcours apprentissage est Fab Manager du FabLab de l’école, appelé Sénart Lab. Un poste à responsabilités, mais surtout, une vraie passion partagée avec d’autres étudiants : Je suis en charge d’assurer les ouvertures pour le public, ainsi que pour les étudiants de l’Icam.. Être Fab Manager implique non seulement la responsabilité du lieu pendant les horaires d’ouverture, mais également une responsabilité au niveau de la sécurité, du respect des règles mises en vigueur et du bon fonctionnement des machines ainsi que leur maintenance. C’est une grande responsabilité et une expérience très enrichissante !” explique t-il. “Depuis que je suis Fab Manager, j’ai beaucoup appris, autant d’un point de vue technique avec toutes les maintenances et les machines que nous devons utiliser, mais aussi d’un point de vue “gestion de projet”. J’ai également la chance de pouvoir me retrouver avec d’autres camarades Fab Manager aussi passionnés que moi, avec qui nous partageons régulièrement sur nos projets de création, mais aussi sur les tendances et nouveautés du moment dans ce milieu.”

Les étudiants et étudiantes, “digital natives”, voient leur quotidien envahi par le numérique et ne font plus sans. Le Fablab amène le concret via les technologies et la CAO ; le prototypage est réalisé plus rapidement par des machines à partir des modèles numériques. La concentration des moyens permet d’imaginer des systèmes complets, conférant une vision d’ensemble à l’étudiant concepteur ; c’est un lieu d’interdisciplinarité.

 

Ouverture et enrichissement

Le fonctionnement d’un Fablab facilite la mixité et l’enrichissement mutuel : seul ou en groupe,  on y rencontre des amateurs, des industriels ou autres professionnels de la production venus profiter du lieu et de ses équipements. 

Sur les horaires d’ouverture au public, le FabLab de l’Icam site de Paris-Sénart accueille en effet des retraités qui réalisent des projets personnels ou qui viennent apprendre à utiliser ces outils de pointe, quelques professionnels, ou tout simplement, des passionnés qui viennent bricoler sur leur temps libre.

Pour les étudiants de l’Icam, ce lieu est un véritable trésor. Dès la première année, des séances y sont prévues afin de permettre aux étudiants d’avoir un lieu dans lequel ils peuvent travailler sur leurs projets. Jean-Guillaume Le Bouffo, gérant du Sénart Lab, explique quelques projets qui s’insèrent dans le cadre pédagogique : “La création d’un robot (2ème année), la conception mécanique (3ème année), la réalisation de prototype innovants pour des entreprises partenaires de l’Icam (4ème et 5ème) sont autant de projets qui font fructifier le projet du FabLab.”

Le FabLab est divisé en deux parties : une partie “idéation” dans laquelle les idées de projets et les solutions techniques émergent ; une partie “atelier” dans lequel,  à l’aide des machines, les réalisations voient le jour. Les deux parties sont aussi importantes l’une que l’autre, et très complémentaires car elles font partie du processus logique de la réalisation d’une idée.

Par exemple, en 2ème année, les étudiants du cycle intégré doivent concevoir un robot qui doit respecter un cahier des charges fixé au préalable. Par groupes de 3 à 4 étudiants, ils font la conception mécanique du robot (dimensions, matériaux, actions), la conception électronique (capteurs, microcontrôleur, etc) et la programmation, qui permettra de faire fonctionner le robot, toujours dans le respect du besoin initialement énoncé. En fin de projet, un match entre les étudiants est prévu pour les challenger. Chacun présente son robot qui doit remporter le plus grand nombre de points à partir de règles fixées.

“Au delà de l’aspect ludique qu’il peut y avoir à créer un prototype en utilisant les machines, le FabLab est un lieu qui aide les étudiants à mieux appréhender les notions vues en cours par le biais d’un projet. J’ai pu voir que les  étudiants étaient ravis de pouvoir venir au FabLab ! Cela casse considérablement la routine du cours en classe entière. Ils deviennent véritables acteurs de leur formation et font preuve d’une grande autonomie dès lors qu’ils se sentent à l’aise avec les machines. Dans notre FabLab, les imprimantes 3D et la découpeuse laser sont les machines qui ont le plus de succès auprès des étudiants. Mais la présence d’autres machines comme une graveuse de circuits imprimés, une brodeuse numérique, ou encore une machine à commande numérique grand format permettent de rendre ce lieu encore plus challengeant et multidisciplinaire, et surtout, de répondre à des projets portant sur des problématiques très variées.”

En 5ème année d’études, le FabLab devient également un passage incontournable. En effet, les étudiants réalisent pendant un semestre leur MSI (Mémoire Scientifique Industriel : projet d’étude réalisé en groupe, en réponse à une demande d’entreprise). La plupart du temps, des prototypes sont réalisés pour tester ou répondre à des solutions demandées par le client.

Romain Rebollo, chef de projet encadrant les équipes d’ingénieurs projets, en est ravi : “Nous pouvons rapidement fabriquer des prototypes fonctionnels et valider nos conceptions, d’un point de vue technique” grâce au FabLab et ses outils de pointe, comme les imprimantes 3D. “L’objectif, pour les équipes projets, est de réaliser un prototype final qui pourra ensuite être industrialisable par nos clients.” Par exemple, le semestre dernier, des étudiants ont pu travailler sur la fabrication d’une raquette de ping pong pour personnes en situation de handicap.

 

En somme, pour les élèves, le Fablab permet de s’ouvrir au monde avec curiosité, de prendre en compte les réalités extérieures dans ses projets, de répondre à des problématiques de société… Un excellent aperçu des enjeux de leur futur métier !