Gonzague Heurtaut – Promotion 2018 – Icam Intégré

Tous les ans, l’Icam permet à ses élèves de partir étudier en Inde, au Loyola Icam College de Chennai. Une aventure tentée par Gonzague Heurtaut, étudiant à l’Icam, site de Toulouse. Il nous raconte son expérience riche en découvertes et en enseignements, tant sur le plan humain que professionnel.

Gonzague Icam Intégré

Parle-nous de ce séjour en Inde…

J’ai passé un semestre en Inde, au cours de ma deuxième année de cycle préparatoire intégré à l’Icam. Je suis parti dès le mois de juillet avec d’autres élèves des autres sites Icam de France. Une fois sur place, nous avons tous été pris en charge par des familles indiennes. L’adaptation a été assez facile car ceux qui étaient partis l’année précédente nous avaient donné beaucoup d’explications sur les conditions de vie.

Comment se sont déroulées les études sur place ?

En cours, nous avions des professeurs indiens enseignant le programme français, afin que nous n’ayons aucune lacune par rapport au programme de prépa. Les cours étaient donnés en anglais et nous les suivions uniquement entre élèves français. Au final, cela n’a pas été très difficile, car nous avons eu le temps de nous adapter. Le séjour m’a même permis d’améliorer ma pratique de l’anglais, puisque nous parlions cette langue en cours et dans nos familles d’accueil.

Quelles sont les principales différences entre les scolarités française et indienne ?

L’enseignement indien est très théorique, alors que le nôtre est plus concret. Les Indiens apprennent beaucoup plus de cours par cœur et ils n’effectuent presque pas de travaux pratiques, même si le Loyola College essaie d’en introduire.

En dehors des cours, les Indiens sont beaucoup plus sportifs que nous. Presque tous les jours, nous faisions une heure et demie de sport. C’était un moment d’échange. Nous leur apprenions à jouer au rugby et ils nous ont fait découvrir le cricket.

Quels liens as-tu noués avec les élèves indiens ?

Au Loyola College, nous avons participé à plusieurs activités, comme un atelier de chant, une association de photographie, des activités sportives, la réalisation de projets communs… Chennai accueille peu d’élèves étrangers : les Indiens étaient donc ravis de nous parler.

De manière plus générale, comment as-tu été reçu dans ta famille d’accueil ?

En fait, nous avons été bien accueillis partout où nous allions. Pour ma part, j’étais exceptionnellement en colocation avec deux étudiants. Lorsque je suis allé en week-end dans leurs familles ou d’autres familles d’accueil, j’ai toujours été reçu comme un roi. Cet accueil si chaleureux, quel que soit le niveau social des hôtes, est vraiment un fait culturel en Inde.

En retour, la plupart de ceux qui sont partis recevront les Indiens lorsqu’ils viendront à l’Icam au mois de juin. J’accueillerai deux Indiens et je participerai à des groupes de parole, pour échanger avec eux.

En-dehors des cours, comment as-tu découvert l’Inde ?

Tous les mois, un week-end était planifié pour nous permettre de visiter d’autres sites que la ville de Chennai. De plus, pendant une semaine en septembre et pendant tout le mois de décembre, nous étions en vacances. Nous avons donc organisé des voyages entre Français, afin de visiter une grande partie de l’Inde. Enfin, durant les autres week-ends, nous sommes également sortis avec nos familles d’accueil.

Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté sur le plan humain ?

Comme on l’imagine, l’Inde et la France n’ont pas le même niveau de vie. Nous en avons appris beaucoup sur la pauvreté, par exemple. Cela nous a ouvert les yeux. Nous nous sommes rendu compte que les problèmes français sont à relativiser et que tous nos besoins matériels ne sont pas si essentiels.

Par ailleurs, nous avons découvert d’autres manières de penser, d’autres points de vue, différents des nôtres. Ce séjour m’a vraiment ouvert sur le monde et m’a donné envie de repartir à l’étranger pour découvrir d’autres continents.

Penses-tu que cette expérience aura un impact sur ton projet professionnel ?

Cette expérience pourra m’aider à travailler avec des étrangers qui possèdent une culture différente de la nôtre. Et plus tard, je sais que je n’aurai pas peur d’aller travailler à l’étranger. Cela ne pourra être qu’une bonne expérience.

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