Augustin Mayaud – Promotion 2017 – Icam intégré

Augustin est l’une des figures du monde associatif à l’Icam, site de Lille : engagé dans trois structures depuis le début de ses études, il retire de ces expériences des qualités et compétences qui forgent sa future vie d’ingénieur, au même titre que sa formation.

Augustin lors du Raid Icam

Augustin (à gauche) lors du Raid Icam

Tu es investi dans plusieurs associations à l’Icam, peux-tu nous dire lesquelles ?

J’ai pris part à l’organisation du 2ème Raid Icam sur la Côte d’Opale entre 2015 et 2016, j’ai présidé l’organisation du Gala de l’Icam qui s’est déroulé en janvier 2015 et je suis trésorier du BDE (Bureau des Elèves) depuis le 1er janvier 2016.

Comment as-tu contribué au Raid Icam ?

Je faisais partie du pôle Sport, qui a pour but de tracer le parcours du Raid et de choisir les différentes activités proposées. Nous devions ainsi tester le circuit, afin de vérifier s’il fonctionnait et si les activités étaient suffisamment plaisantes et ludiques. Je me suis engagé dans ce projet pour le travail de groupe et, de fait, nous avons tous adoré cette collaboration en équipe.

Tu as présidé le Gala de l’Icam. Peux-tu nous en parler ?

C’est une grande page de ma vie d’étudiant ! Le Gala est un projet de troisième année : entre septembre et janvier, toute la promotion est mobilisée pour organiser cette soirée, destinée aux étudiants, alumni, permanents et même aux parents d’étudiants. Il faut tout créer de A à Z ! Les costumes, les décors, choisir la musique, le DJ… Le président a un rôle transversal : il doit être au courant de tout ce qui se fait, afin de pouvoir apporter une réponse adaptée aux demandes qui lui sont formulées. Il faut se rendre sur place, échanger, motiver, écouter… On est aussi responsable des deadlines, et l’on doit donc piloter les équipes, en lien avec la direction du site, qui doit approuver nos décisions et initiatives. Et bien sûr gérer l’aspect budgétaire afin de donner une visibilité claire à la promotion sur les possibilités qui lui sont offertes.

Comment s’est déroulée cette édition du Gala que tu présidais ?

Plutôt bien, nous sommes assez contents. Je retiens un aspect important : le partenariat avec « L’Arche en France » qui vient en aide aux personnes atteintes d’un handicap, généralement mental. Nous avons pu leur verser des fonds (1000 €), mais nous souhaitions surtout que ce partenariat ait du sens : aussi, nous avons invité les personnes handicapées à participer, avec nous, au montage des décors. Ils sont notamment venus faire une mosaïque que les parents et permanents pouvaient enrichir en début de soirée. Il y a eu de beaux moments de complicité, j’ai été assez touché de voir cela.

Qu’est-ce que cette expérience du Gala t’a appris pour ton avenir ?

J’ai appris à dialoguer avec des personnes très différentes, qui n’ont ni les mêmes attentes ni les mêmes profils. Il faut s’adapter, mais aussi écouter ce qu’elles ont à dire. L’objectif est bien de trouver des solutions pour une réussite collective, dans le respect des délais du budget. J’ai aussi développé une compétence en management : il faut faire avancer les équipes, se faire respecter, recentrer le débat lorsque les échanges partent dans tous les sens, poser ses idées, expliquer ses décisions, mais aussi trancher parfois en prenant les responsabilités !

Tu es donc, aussi, trésorier du BDE. Parle-nous de cette fonction.

Un des rôle du BDE est d’attribuer les budgets aux différentes associations de l’Icam : la place de trésorier est donc stratégique ! Avec le bureau, nous avions envie, cette année, de privilégier les petites associations ou celles qui peuvent donner un rayonnement à l’Icam. Nous avons donc fait évoluer les fonds octroyés l’année précédente et avons expliqué les raisons de cette démarche. Ç’a été un important travail de fond et, finalement, tout le monde a compris cet objectif d’équité.

Quels sont les liens entre le BDE et la direction du site ?

Tous les jeudis midis, le bureau restreint du BDE rencontre le directeur, les directeurs des études, la responsable communication, le directeur de la résidence et toute autre personne au gré des besoins. Nous balayons les actualités, traitons les problèmes éventuels et trouvons des solutions. C’est un vrai co-développement avec la direction, sur tout ce qui est fait en faveur du bien-être des étudiants.

Qu’apprends-tu en tant que trésorier du BDE ?

J’apprends, de façon très technique, à gérer des comptes et un budget ! Lorsque l’on me fait une demande de fonds, je dois mesurer si je l’attribue maintenant, ou en plusieurs fois, en tenant compte aussi de l’arrivée des subventions. C’est un pari lorsque nous allouons les ressources, nous devons faire confiance aux étudiants qui portent les projets. Le trésorier doit aussi prendre le temps de rencontrer tous les acteurs, d’écouter leurs besoins, sans rester dans sa seule vision des chiffres.

As-tu trouvé un point commun à tes expériences ?

Oui, j’ai découvert que la communication est primordiale ! S’il y a mésentente, cela peut faire complètement pourrir un projet. Il faut apprendre à développer ses idées, les défendre, écouter l’autre.

Comment t’es venue cette envie de t’impliquer dans l’associatif ?

C’est dans la continuité du Gala Icam. Je faisais beaucoup de choses en dehors de l’école, je n’avais pas pensé à m’investir à l’Icam, ce sont des amis qui m’ont mis la puce à l’oreille. J’ai adoré travailler avec plein de promotions, de personnes, bénéficier de plein d’apports… De voir aussi que la direction est ouverte à l’échange. J’ai vu l’Icam par une autre fenêtre que celle de ma promotion !

Est-ce que la formation Icam t’a aidé dans ces responsabilités ?

Oui, les cours de formation humaine sont très utiles pour savoir appréhender tous les publics. De même, le stage ouvrier de première année nous apprend à nous ouvrir à toutes les personnes de l’entreprise. Nous ne sommes pas seulement sensibilisés aux notions mécaniques ou mathématiques, nous sommes aussi ouverts aux personnes avec lesquelles on va travailler. L’Icam nous apprend également à nous découvrir nous-mêmes, pour être capables de déléguer ou demander de l’aide si besoin. C’est un point très positif et important de la formation.