[Dans la presse] Club Média RH – BFM TV le 20 mars 2021

Laurent Falque, titulaire de la chaire Sens et Travail de l’Icam, était l’invité d’Alexandre Lichan dans l’émission Club Média RH.

Il revient notamment sur les récent travaux de la chaire concernant l’impact de la crise sanitaire sur le travail, les managers et le management du travail.

Voir l’émission en intégralité sur le site de BFM.


[Dans la presse] Covid-19, un an après : « La durabilité passe par un renouvellement de la pensée managériale » – Le Monde

Laurent Falque, enseignant-chercheur à l’Icam site de Lille et titulaire de la chaire Sens et Travail et François Henry, enseignant-chercheur à l’Icam site de Lille étudient les bouleversements de la crise sanitaire sur le management.

Dans une tribune publiée par le journal Le Monde (réservé aux abonnés) intitulée “Covid-19, un an après : « La durabilité passe par un renouvellement de la pensée managériale »” ils interrogent l’organisation du management qui doit permettre de «retrouver le goût du travail bien fait et qui dure».

Cette prise de position, qui s’appuie sur les travaux que la chaire mène depuis maintenant 5 ans, met également en perspective le développement durable avec le travailleur et le produit qu’il conçoit, pour «mettre le travail au cœur de la question écologique».


[Dans la presse] La crise du Covid a bouleversé notre rapport au travail – La Voix du Nord

Laurent Falques, enseignant-chercheur à l’Icam site de Lille et titulaire de la chaire Sens et Travail, étudie les bouleversements de la crise sanitaire sur le management.

Dans un  article, publié par la voix du Nord (réservé aux abonnés), il revient sur les conséquences pour les cadres de la crise sanitaire et du télétravail.

Sans les repères existants – le bureau, les pauses café, les collègues – comment le travail s’organise-t-il ? Quelles conséquences sur le management des organisations et des personnes ?
«On arrive aujourd’hui à un management du travail proprement dit. Redéfinir où on travaille, quand on travaille, pourquoi on travaille» précise Laurent Falque à Jean-Marc Petit, journaliste à la Voix du Nord.


L’Icam site de Nantes, acteur de premier plan de la Jules Verne Manufacturing Academy

Un bâtiment de plus de 3000m2 implanté dans le sud de l’agglomération nantaise pour un budget de 7 millions d’€ d’équipements… la Jules Verne Manufacturing Academy est un dispositif ambitieux pour la formation dans le domaine des métiers de l’industrie. 

Cette véritable “usine-école”, pilotée par l’UIMM, vise le développement des compétences nécessaires à l’industrie 4.0 et fédère autour d’elle les acteurs de la formation et de l’enseignement supérieur : les Arts et Métiers, les IUT de Nantes, Saint-Nazaire, l’Université de   Nantes… 

Grâce à cette logique de mutualisation, nos élèves ingénieurs comme nos stagiaires de la formation professionnelle bénéficient d’équipements de pointe pour la robotique, la productique, la maintenance, le composite thermoplastique. 

Développement du modèle numérique de la ligne de production pédagogique : un projet aux multiples facettes pour nos élèves ingénieurs

Alors que le lieu accueille ses premiers usagers depuis janvier 2021, une équipe projet de l’Icam en MSI a développé le modèle numérique de la ligne de production pédagogique du site. Le modèle numérique établi avec le logiciel Flexsim permet de simuler les conditions critiques de fonctionnement de la ligne de production pour proposer un planning des TP sur les différentes machines garantissant des cadences globales cohérentes pour fabriquer la trottinette (gestion des différences de productivités machines ainsi que du stock produits finis).

Par la simulation numérique, nos ingénieurs projets ont pu identifier les difficultés et proposer une organisation de l’atelier optimale – notamment en réduisant de 30% la distance parcourue par l’AGV (véhicule à guidage automatique). En effet, la ligne de production,  qui doit à la fois accueillir des groupes en travaux pratiques et produire chaque élément d’un produit réel (en l’occurrence une trottinette), offre un véritable challenge à nos élèves ingénieurs en dernière année. De plus, son statut de vitrine de l’industrie 4.0. a été également pris en compte par l’équipe en proposant une communication basée sur une visite virtuelle de lieux via l’infographie 3D interactive. En ce sens et pour répondre rapidement à moindre coût à cette problématique, l’équipe  a réalisé une vidéo de présentation :

Autre témoignage de l’engagement de l’Icam au cœur de cette toute nouvelle structure, on retiendra qu’un des correspondants sur le projet côté JVMA n’est autre qu’un élève de l’Icam en apprentissage, en formation sur notre site de Vannes (56).

Bravo à toute l’équipe Icam – Nicolas Bureau, Timothée Herrmann, Pauline Massimi, Thibaut Looten, Joel Besnier et JVMA – Laure-Aline Vialle, Alan Raoul, Julien Bertrand !

 


L’intégration du Fablab dans les enseignements

Le Fablab est un lieu de prototypage rapide, dédié à la réalisation de projets, ouvert aux étudiants et facile d’accès. Alors pourquoi ne pas l’intégrer davantage dans les cursus de nos étudiants, toutes promotions et parcours confondus ? C’est ce qui a été fait à Paris-Sénart. 

Depuis quelques années, l’intégration du Fablab dans les enseignements est une réussite. Lieu de coworking, d’idéation, il nous permet de mettre les étudiants face à l’exigence d’un passage au concret. Ainsi, à chaque démarrage de projet, un budget raisonnable est défini par équipe afin de commander quelques composants, puis de réaliser des preuves de concepts. 

Les A1 développent par exemple un projet mécatronique, tels que des modèles réduits d’AGV (robots mobiles utilisés en logistique). L’utilisation du Fablab, couplée à l’usage des méthodes de projet agiles, introduisent une nouvelle dynamique. Les étudiants se rendent vite compte de leurs erreurs, peuvent se corriger, voient leur réalisation prendre forme et prennent confiance. 

Les I4, quant à eux, peuvent s’installer au Fablab dans le cadre du projet de simulation numérique. Les simulations réalisées peuvent être comparées à des modèles imprimés en 3D, sur lesquels des mesures sont réalisées. Les résultats sont ensuite analysés et comparés. 

Le passage au mode projet et au prototypage permet à l’étudiant de se rendre compte de certaines limites et/ou erreurs qu’il aurait pu commettre dans ses plans. Cette étape de réalisation permet ainsi aux jeunes de voir ce qu’ils n’auraient pas imaginé s’ils n’avaient pas le prototype sous les yeux ! Par ailleurs, dans cet espace d’apprentissage, ils ont le droit à l’erreur, de recommencer plusieurs fois, d’essayer de plusieurs manières. 

Lieu d’idéation puis de prototypage, le Fablab est un moyen pour les jeunes de voir leur travail se concrétiser, de se motiver davantage, de (re)prendre plaisir au contact de la technologie.

Les terrains d’expérimentation ne manquent pas, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre référent fablab qui saura vous accompagner dans vos projets.

Les Fab Managers sont Mathieu Fromont (Lille), Jean-Guillaume Le Bouffo (Paris-Sénart), Guillaume Le Verge (Bretagne), Adrien Copros (Nantes), Christian Bouyer (Vendée), Serge Vinel (Toulouse), Aurélien Dongne (Douala), Teddy Kayala (Kinshasa), Kyria Tsutsumi (Recife) et Jackson Irudhayam (Chennai).


Les bonnes pratiques des cours en distanciel

Le premier confinement a remis en question la pratique pédagogique à laquelle nous étions habitués. Comment assurer au mieux la continuité pédagogique ? Avec quels outils ? Quel planning met-on en place ? Comment s’assurer que les étudiants suivent ? Comment les enseignants et les étudiants vivent-ils leurs cours ? Ce sont tant de questions auxquelles le site de Paris-Sénart a souhaité répondre.

Forts de la première expérience de cours 100% digitaux, nous avons réuni les enseignants et vacataires du site en septembre et, ensemble, nous avons eu pour objectif de réussir à anticiper les besoins de chacun. Ainsi, une organisation s’est rapidement mise en place : 

  • l’hybridation des cours à pérenniser, les TD en visio et les TP en présentiel, 
  • une nouvelle organisation autour de groupes de vie (en fonction, par exemple, des appartements de la résidence), 
  • l’investissement dans de nouveaux matériels (tablettes graphiques, outils numériques, kits de visioconférence) et les formations associées
  • l’appropriation de nouveaux outils numériques (Wooclap, Compilatio,…)
  • un déploiement plus large de l’utilisation de Moodle.

En novembre, un second temps d’échanges a eu lieu, cette fois-ci avec l’envie de comprendre comment chacun se sent dans sa pratique pédagogique. En ont découlé des ateliers entre enseignants, sous forme parfois de petites classes virtuelles, afin de partager nos bonnes pratiques et l’utilisation que nous faisons des outils : les interactions ont été riches et précieuses ! L’accent a été mis sur le fait de ne pas forcément se focaliser sur le cours en visioconférence mais d’élargir davantage la réflexion sur les cours à distance et l’ensemble des étapes dont ils se constituent aussi bien en termes d’anticipation, de progression et d’évaluation.

Une question est revenue régulièrement lors de nos rencontres, suite à quelques dérives observées : comment se sentent les étudiants ? Comment vivent-ils la situation ? 

Un questionnaire a été envoyé par les directeurs d’études aux étudiants du parcours ouvert, aux apprentis et aux intégrés, dans le but de comprendre et connaître leur environnement de travail, leurs matériels de connexion, et de les laisser s’exprimer sur ce dont ils avaient besoin pour se sentir acteurs de leurs cours. Parmi les réponses : le besoin de cadre, d’interactivité et de rythme. 

Une nouvelle réunion a eu lieu début janvier afin de présenter les résultats de ce questionnaire au corps enseignant avec, cette fois-ci, une nouvelle question : que peut-on mettre en œuvre pour répondre à leurs demandes ? De nombreuses idées ont émané, notamment le fait d’intégrer plus de quizz sur les cours (reste à définir leur place : “avant ou après” le cours ?) , faire plus de feedbacks constructifs, utiliser davantage les outils interactifs, etc. et nous avons invité les enseignants à s’inscrire aux webinars organisés par la cellule IPN sur l’utilisation de ces outils, notamment l’activité intégrée à Moodle : Big Blue Button qui permet de créer facilement des classes virtuelles.

Nous allons renouveler ces réunions pédagogiques pour continuer à échanger et à créer du lien. Nous optimisons au mieux les pratiques de la visioconférence face au contexte changeant et continuons à innover pour entretenir la motivation des étudiants. A suivre !


L’approche par compétence

Approche par compétence

 

“Un arbre de treize compétences, spécifique à l’Icam, a été élaboré de manière à rassembler à la fois des hardskills (connaissances techniques) et des softskills (savoir-être), explique Nicolas Mellier, responsable enseignement supérieur délégué à Paris-Sénart. Ces compétences sont déclinées en acquis d’apprentissage, avec quatre niveaux atteignables – non acquis, en cours d’acquisition, acquis, dépassé. Les élèves sont encouragés à dépasser les compétences.”

 

Jean-François Largeau, enseignant chercheur à Nantes, nous explique plus en détail la démarche d’approche par compétence et l’implication que cela engendre pour l’étudiant et l’enseignant.

Que va-t-on vous demander de savoir faire ? 

Afin d’accompagner les étudiants dans l’acquisition de compétences, une forme de contrat est passé entre l’enseignant et l’élève : ce vers quoi tu vas évoluer, que dois-tu savoir, comment vais-je t’accompagner ?

Que met-on en place ? 

Les différentes compétences que doivent acquérir les étudiants sont subdivisées en acquis d’apprentissage. Afin d’accompagner ces derniers dans leur apprentissage des connaissances, plusieurs formes de tests ont été mises en place sur Moodle et sous forme de QCM scénarisés en fonction des variables. La construction de ces tests se fait en fonction des objectifs d’apprentissage : 1 test = 1 objectif précis. Ils permettent à chacun de connaître son niveau d’apprentissage et ainsi de connaître chaque marche qu’il est nécessaire de monter pour acquérir cette compétence. Deux types de tests ont été développés pour permettre un meilleur entraînement : 

  • Les tests formatifs, qui respectent des étapes précises, servent aux étudiants à s’entraîner lorsqu’ils sont prêts et à tester leur niveau. Ils peuvent les recommencer plusieurs fois et leur permettent de comprendre comment ils vont être évalués et quelles connaissances sont attendues.
  • Les tests certificatifs, qui permettent de contractualiser l’acquisition d’une compétence. Près de la moitié des questions proviennent des tests formatifs, motivant ainsi les étudiants à s’entrainer. 

A l’issue de ces tests, les étudiants obtiennent des badges quand ils ont obtenu une certaine note plancher. Ces derniers leur permettent de se challenger et sont source de motivation !

Quels outils utilise-t-on ? 

Moodle et le Drive : tous les cours sont liés entre ces deux interfaces (TP, vidéos, corrections manuscrites, capsules vidéos, etc). L’optimisation de ces outils a été décuplée lorsque nous avons du nous adapter aux cours à distance et hybrides. Ce lien entre les deux interfaces permet réellement de gagner de la fluidité lors de l’ajout d’un document. Dans la pratique, les étudiants ont un lien Drive et un lien Moodle. 

Prochaine étape : la création d’un carnet de notes pour les étudiants afin de savoir où ils se situent dans leur apprentissage. 

Et pour les plus curieux : nous vous invitons à (re)découvrir le Podcast “Le prof qui a supprimé les notes de ses cours” avec Nicolas Mellier de Paris-Sénart !