Recrutement : choisir et être choisi

Loin des méthodes ultra-quantitatives de certains établissements, l’Icam défend depuis toujours un processus de recrutement de ses élèves extrêmement rigoureux basé sur la rencontre, l’échange et la compréhension de l’autre, en un mot : l’humain. Un parti-pris qui a fait ses preuves et s’avère payant puisqu’il nous vaut aujourd’hui d’être reconnus pour notre approche jugée exhaustive, minutieuse et qualitative par le ministère de l’Éducation nationale, venu pour la première fois nous auditer cette année. 

2 semaines d’un travail intensif, une trentaine de collaborateurs mobilisés, près de 2 700 dossiers étudiés et près de 4 200 entretiens individuels menés pour cette seule rentrée 2020… C’est autant de temps, de ressources et d’énergie investis, comme chaque année, par l’Icam dans le choix des profils qui intègreront les parcours de formation dispensés au sein des 6 sites Icam en France. Un effort commun qui est à la hauteur des résultats qu’il nous permet d’atteindre. Nous avons reçu cette année pas moins de 2700 candidatures pour la rentrée de septembre 2020, un nombre en hausse de 15% par rapport à l’année dernière (+12% pour l’année antérieure).

Penser “out of the box”

C’est un fait : nous ne faisons pas comme les autres. Nous avons toujours eu une approche très qualitative en matière de recrutement.

Nous sommes convaincus que la seule analyse d’un dossier par un algorithme ou que la réussite d’un concours ne permettent pas de prendre en compte des critères non-quantitatifs mais pour autant décisifs : niveau de l’établissement, de la classe, appréciations du corps enseignant, mais aussi l’environnement familial et les aléas de la vie qui sont susceptibles d’impacter le parcours scolaire d’un lycéen.

Chaque dossier que nous recevons est minutieusement parcouru par nos collaborateurs à travers une grille de lecture qui nous permet d’apprécier les valeurs humaines du candidat. A ce titre, par exemple, nous considérons les activités extrascolaires comme très importantes car largement révélatrices de la personnalité du candidat : dépassement de soi, implication dans la vie collective, altruisme, goût du travail en équipe, persévérance, empathie, créativité, agilité, sens de entrepreneuriat, conscience environnementale…
S’en suivent deux entretiens approfondis, menés par des collaborateurs différents, qui nous assurent deux appréciations de chaque profil selon l’expérience et la sensibilité de chacun, et offrent au candidat deux chances de s’exprimer, de poser ses questions, de partager ses doutes.

Durant la période du COVID-19, tandis que le Ministère de l’éducation demandait l’annulation des concours ainsi que des entretiens d’admission en raison des contraintes sanitaires, nous avons fait le choix de maintenir ces derniers, puisqu’ils sont au cœur de notre démarche. C’est ainsi que cette année, 4200 entretiens ont été réalisés par visioconférence, en adaptant l’outil selon les possibilités de chaque candidat pour respecter le principe d’équité.

En somme, l’Icam recrute ses élèves comme une entreprise recrute ses collaborateurs, avec pour philosophie “choisir et être choisi”. L’enjeu consiste à déterminer si un candidat est en capacité de réussir à l’Icam, mais aussi s’il adhère à notre projet, à notre vision, car il doit pouvoir se l’approprier, faire son propre chemin. Notre approche n’est pas commerciale : elle repose sur une compréhension et une appréciation mutuelles de ces interlocuteurs que sont un candidat et sa future école.

Une méthode qui paye

“Un travail de fourmi”, pourrait-on dire. Mais aussi, et surtout, un processus qui nous assure une prise de décision fidèle à la pédagogie ignatienne, et qui nous a valu cette année la reconnaissance inédite du ministère de l’Éducation nationale à travers un contrôle mené au mois de mai par un chercheur du CNRS mandaté par Parcoursup pour évaluer la qualité et la pertinence de notre méthode.

Ce dernier le reconnaît : nous ne rentrons pas dans les cases. Intrigué par les résultats, non conventionnels, obtenus par l’Icam via l’algorithme qu’il a développé pour analyser les méthodes des écoles, il est entré en contact avec nous afin de comprendre d’où venait ce décalage. A l’issue de l’entretien téléphonique, il s’est dit impressionné par le professionnalisme et la qualité de notre processus, qui s’avère bien plus poussé, bien plus précis que l’analyse algorithmique généralement réalisée par les autres établissements.

Cette reconnaissance, c’est le fruit de l’effort collectif que nous déployons, ensemble, année après année. C’est pourquoi nous tenons à remercier celles et ceux qui s’impliquent à nos côtés dans cet exercice de longue haleine mais ô combien stratégique pour notre école. Notre méthode paye, et elle est reconnue, nous pouvons tous en être fiers.


“La machine au visage humain: de l’intelligence artificielle à la sentience artificielle” par Sylvain Lavelle

Sylvain Lavelle, enseignant-chercheur en philosophie à l’Icam, vient de publier dernièrement un chapitre d’introduction dans un ouvrage publié chez Springer : “The Machine with a Human Face: From Artificial Intelligence to Artificial Sentience” (La machine au visage humain : de l’intelligence artificielle à la sentience artificielle).  

Dans son article, il nous livre sa vision sur l’omniprésence des machines dans la vie quotidienne, qui exige que les non-humains soient de plus en plus proches dans leurs capacités de la pensée, de l’action et du comportement ordinaires des humains.

Ce point de vue fusionne l’idée de l’Humaniter, un mythe de longue date dans l’histoire de la technologie: une créature artificielle qui pense, agit et se sent comme un humain au point qu’on ne peut pas faire la différence entre les deux. Mais alors, quelles sont les limites de ce mythe ?

A travers son article, Sylvain Lavelle nous explique les différents types d’intelligence artificielles qui existent aujourd’hui, évoque la question de la conscience et exploite l’idée d’un Test d’Humanité, par lequel toute machine intelligente ou sentiente devait passer pour que le mythe de l’Humaniter n’en soit plus un.

Une publication passionnante qui nous pousse à réfléchir sur les limites de l’intelligence artificielle à l’heure d’aujourd’hui. 

 

Le principal défi de la technologie est de faciliter les tâches et de transférer les fonctions qui sont habituellement effectuées par les humains aux non-humains. Cependant, la présence des machines dans la vie quotidienne exige que les non-humains soient de plus en plus proches dans leurs capacités de la pensée, de l’action et du comportement ordinaires des humains. Cette vision rejoint l’idée de l’Humaniter, un mythe de longue date dans l’histoire de la technologie: une créature artificielle qui pense, agit et se sent comme un humain au point qu’on ne peut pas faire la différence entre les deux. Dans le sillage de l’opposition de l’IA forte et de l’IA faible, ce défi décale le regard de la performance de l’intelligence (raison, raisonnement, cognition, jugement) à celle de la sentience (expérience, sensation, émotion, conscience) . En d’autres termes, le défi de la technologie si ce changement possible est pris au sérieux est de passer du paradigme de l’intelligence artificielle (IA) à celui de la sentience artificielle (AS). Mais pour que l’Humaniter ne soit pas considéré comme un simple mythe, toute machine intelligente ou sensible doit passer par un Test d’Humanité qui se réfère à ou qui diffère du Test de Turing. On peut suggérer plusieurs options pour ce type de test et aussi souligner certaines limites à l’idée même d’Humaniter en tant qu’humain artificiel.Sylvain Lavelle

 

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Sylvain Lavelle est enseignant-chercheur en philosophie à l’Icam au sein du Centre Ethique, Technique et Société (CETS) ainsi qu’à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) à Paris. 

Il a publié de nombreux ouvrages et articles, parmi lesquels Science, technologie et éthique (Ellipses, 2006), Technique, communication et société, (Presses Universitaires de Namur, 2007), Ethical governance of emerging technologies development (IGI, New York, 2013), La société en action (Hermann, 2013), Critiques du dialogue (Presses Universitaires du Septentrion, 2016) et Dynamiques du commun (Presses Universitaires de la Sorbonne, à paraître)

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L’Icam site de Paris-Sénart signe un partenariat avec SUEZ EAU France

L’Icam site de Paris-Sénart a eu le plaisir de signer un nouveau partenariat avec l’entreprise SUEZ EAU vendredi dernier, le 10 juillet 2020.

Ce partenariat est le fruit d’une belle collaboration autour de différents projets réalisés ensemble cette année :

Laurent Carrot, Directeur Régional Sud et Est Ile de France (SUEZ) à gauche et Matthieu VICOT, directeur Icam site de Paris-Sénart à droite.

  • Réflexion sur des solutions d’aménagements de bassins versants pour SUEZ EAU
  • Projet de conception d’un module IOT pour SUEZ EAU
  • Intervention sur le module thématique “bâtiment et agglomération durable”, spécifique au site de Paris-Sénart
  • Partage autour d’une démarche de mesure de l’empreinte carbone d’un site tertiaire et/ou industriel à l’Icam

Nous les remercions pour leur confiance et avons hâte de débuter de nouveaux projets ensemble, dès la rentrée !

 

 


Tribune FESIC : Les compétences de nos jeunes sont là, sachons les faire fructifier !

Alors que le gouvernement a annoncé des mesures en faveur de l’apprentissage, la Fédération des établissements d’enseignement supérieur d’intérêt collectif (FESIC) lance un appel pour ne pas laisser stagiaires, alternants et jeunes diplômés au bord du chemin de la relance économique. 

La crise sanitaire dans laquelle nous nous trouvons depuis début mars a d’ores et déjà un impact économique et social considérable sur les entreprises. Face à cette crise, face à un monde en pleine mutation et aux enjeux du développement durable, chacun doit faire preuve de responsabilité. Nos établissements, grandes écoles d’ingénieurs et de management, qui forment chaque année des milliers de femmes et d’hommes professionnels qui porteront demain la transformation de notre société, se doivent d’être aux avant-postes.

Nos jeunes sont prêts à relever le défi d’une relance économique, au service de notre pays, orientée vers un monde plus juste et plus durable.

Aussi, acteurs de formations professionnalisantes, entreprises et branches professionnelles, étudiants, apprentis et collectivités locales, nous devons échanger pour trouver ensemble les solutions qui permettront de poursuivre le développement des compétences de nos étudiants, au service du renouveau du développement économique de la France.

Des établissements à l’écoute des besoins et des attentes des entreprises

Ces solutions pourront être déclinées au niveau local, en fonction des particularités des bassins d’emploi, mais aussi au niveau national afin de s’inscrire dans le plan de relance et permettre de refonder un écosystème porteur de développement durable.

En effet, l’ancrage territorial de nos établissements, leurs liens avec le tissu économique local et national, l’exigence et la diversité de leurs formations, alliés à leur ouverture à l’international, font d’eux les partenaires idéals pour la relance économique de notre pays.

Dans cette perspective, accompagner les entreprises, adapter nos formations à l’évolution des enjeux économiques est un impératif pour nos établissements. Engagées au service des jeunes et de leur famille, nos écoles ont mis en place tous les outils d’une continuité pédagogique qui permet, grâce à un niveau d’exigence maintenu, la préservation de la valeur des diplômes de nos étudiants. Leurs savoir-faire et leur capacité d’innovation ont déjà fait leur preuve et ont été mobilisés avec succès pour les entreprises et la société. Ce fut le cas pendant la période que nous avons traversée : la coudière 3D créée par des élèves ingénieurs de l’Institut catholique d’arts et métiers (ICAM), la création d’une plateforme numérique rapprochant acteurs de la santé et fournisseurs de matériels par des élèves ingénieurs de l’ISEPen sont des exemples parmi d’autres.

A la rentrée 2018, l’apprentissage concernait 6,7 % de la population étudiante dans l’enseignement supérieur français, soit 180 000 apprentis. A leurs côtés, plusieurs milliers d’élèves suivent ainsi, chaque année une période de stage, s’inscrivent dans un contrat de professionnalisation, s’investissent dans une junior entreprise ou un projet de recherche. Ces formations professionnalisantes irriguent le marché du travail français et participent de sa vitalité.

Dans les semaines à venir, l’offre de stages, mais aussi d’apprentissage et alternance, risque pourtant de se réduire fortement, voire de se raréfier dans certains secteurs, en raison de la baisse drastique de l’activité, des capacités d’investissement des entreprises et d’une reprise qui s’annonce incertaine et très progressive. Les premiers chiffres sont préoccupants :

  • L’APEC note, en avril 2020, une chute de 69% des offres d’emploi destinées aux jeunes diplômés, par rapport au même mois en 2019. Même dans le secteur du numérique, le moins touché par la crise, le Syntech estime le gel de postes à 12
  • Une étude de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) publiée le 27 mai 2020, évalue qu’un jeune sur six se retrouve sans emploi en raison de la crise du

L’impact de la crise sur le PIB est important : les prévisions gouvernementales tablent sur une baisse de 11% pour 2020. Les niveaux d’activité dans les mois à venir vont varier fortement en fonction des filières, les plus touchées étant, à ce jour l’aéronautique, l’automobile, les transports, l’hôtellerie et la restauration. Le maintien par les entreprises d’une offre à destination des étudiants et jeunes diplômés est pourtant une impérieuse nécessité pour préserver la capacité de notre pays à former de futurs manageurs et ingénieurs en prise avec les réalités du monde du travail.

Demain ne se fera pas sans les jeunes générations

Après les mesures exceptionnelles annoncées par le gouvernement pour sauver l’apprentissage, un plan global pour l’insertion professionnelle des jeunes est indispensable car le monde de demain ne pourra se faire sans eux.

Il serait en effet préjudiciable que cette crise sanitaire exogène ait une conséquence négative et durable sur les compétences des salariés français. Nous devons donc, établissements comme entreprises, nous engager pour préserver notre modèle original d’enseignement professionnalisant.

Entrepreneurs, dirigeants de PME, TPE et grandes entreprises, vous avez besoin de jeunes compétents, opérationnels, pour permettre le démarrage d’un nouveau cycle économique. Par des échanges réguliers, de proximité, sachons ensemble définir vos besoins, identifier vos freins et vos attentes. Les compétences pour construire le monde de demain sont là, sachons ensemble les faire fructifier !

Philippe Choquet, président et l’ensemble des directeurs des écoles de la FESIC

CPE Lyon (Gérard PIGNAULT), ECAM LYON (Didier DESPLANCHE), ECAM Rennes  (Hubert MAITRE), ECAM Strasbourg-Europe (Sonia WANNER), ECAM-EPMI (Moumen DARCHERIF), EDHEC(Emmanuel METAIS), ESA ( René SIRET), ESAIP (Christophe ROUVRAIS), ESCOM ( Gérard BACQUET), ESEO (Olivier PAILLET), ESSCA (Jean CHARROIN), ESSEC (Vincenzo Esposito Vinzi), GROUPE ICAM (Jean-Michel VIOT), IESEG (Jean-Philippe AMMEUX), ISARA (Pascal DESAMAIS), ISEP (Dieudonné ABBOUD), ISIT (Tamym  ABDESSEMED),  KEDGE BS (Alexandre de Navailles), Psychologues Praticiens (Jacques ARENES), PURPAN (Eric LATGE), UNILASALLE (Philippe CHOQUET), Yncréa Hauts-de-France (Christophe FACHON), Yncréa Méditerranée (Didier GOGUENHEIM), Yncréa Ouest (Marc FAUDEIL)

La FESIC, référence du tiers secteur depuis 1969, rassemble 26 grandes écoles réparties dans toute la France (19 écoles d’ingénieurs, 6 écoles de management et 1 école de sciences humaines et sociales), pour plus de 65 000 étudiants et apprentis. Attachée à la dimension non-lucrative de l’enseignement supérieur privé, la FESIC œuvre dans le sens de l’intérêt collectif, au service de ses membres et des jeunes. Ses établissements associatifs, en contrat avec l’Etat au travers de leur qualification EESPIG (établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général), participent aux missions de service public de l’enseignement supérieur et de la recherche. Leurs formations couvrent des secteurs d’activités et métiers très variés, en lien étroit avec le monde économique.