La méthode agile au service de Phoenix, un fauteuil roulant électrique innovant

Depuis près de quatre ans, Vincent Paolantonacci et l’Icam marchent main dans la main pour le développement d’un concept qui va « révolutionner » la vie des personnes à mobilité réduite.

Vincent Paolantonacci, porteur du projet Phoenix

Lorsque Vincent Paolantonacci frappe à la porte de l’Icam, site de Toulouse, en juillet 2016, il a déjà un projet bien avancé, réaliste et viable grâce à un ami, ex-responsable R&D chez Airbus à Toulouse. Pour ce père d’un enfant handicapé, l’objectif est de réunir dans un seul et même fauteuil toutes les fonctionnalités indispensables pour le rendre performant et polyvalent, en intérieur comme en extérieur (franchir des obstacles, monter des escaliers, s’allonger, s’élever, se verticaliser…). Un fauteuil qui permette aux personnes en situation de handicap moteur de retrouver de l’autonomie, une vie sociale, et qui facilite aussi la tâche des aidants. « Je cherchais comment lancer une étude de faisabilité. Les ingénieurs de l’Icam avaient déjà une première expérience puisqu’ils ont travaillé, il y a plusieurs années, sur le développement d’un fauteuil roulant électrique, commercialisé ». Les échanges lui permettent d’identifier un besoin de financement important pour la réalisation de son projet. Lauréat d’un concours de start-ups en juin 2017 avec la clé un prix de 50 000 euros, Vincent Paolantonacci peut alors débuter en octobre 2017 un travail partenarial avec l’Icam, « avec les ingénieurs de 5e année dont le profil est assez polyvalent ».

Réunions régulières et brainstorming pour les situations de crise

CAO du projet de fauteuil Phoenix

En binôme, les ingénieurs se succèdent chaque semestre et planchent sur une étape complète du projet, dans le cadre de leur mémoire scientifique. « Je me déplace à chaque roulement d’équipe. Avec Eric Loupiac, chef de projet à l’Icam Toulouse et mémoire vivante du projet, nous leur présentons Phoenix dans sa globalité et la partie qu’ils vont avoir à développer ». Après la conception du premier prototype à une échelle 1/2, la conception du châssis à échelle réelle (sans le siège), l’intégration du siège sur le châssis, l’amélioration du système, l’étape actuelle s’achève avec la finalisation des plans pour la conception du prototype final. L’équipe a d’ailleurs été renforcée avec un autre binôme d’étudiants sur la partie électronique, encadrés par deux chefs de projet, pour la commande électronique du fauteuil (développement d’une programmation et fabrication de cartes électroniques spécifiques).

« C’est un projet complexe, qui nous oblige à avancer étape par étape, main dans la main, pour ne pas commettre d’erreur, ne pas perdre de temps ni d’énergie. Chaque semaine, un point sur la CAO, sur les améliorations à apporter et l’optimisation des solutions, est effectué avec l’équipe mécanique et deux fois par semaine, au minimum, nous faisons une réunion d’avancement avec l’équipe électronique ». Vincent Paolantonacci le concède, la démarche est certainement différente pour les ingénieurs qui ne partent pas d’une page blanche et qui voient le porteur de projet très impliqué et intégré au process. « Nous avons mis en place une méthode agile avec une forte réactivité, indispensable parce que nous rencontrons régulièrement des blocages ». Des situations de crise qui appellent à de grands brainstorming. « Leurs compétences et les expériences ont permis de trouver à chaque fois des solutions ».

Maquette *0.5 du fauteuil en démonstration sur marches.

La fabrication du prototype final de ce fauteuil roulant innovant a été repoussée à la fin de l’année en raison du covid-19, mais sans remettre en cause le déploiement du Phoenix.


Collaboration proactive pour Terrafib, un projet innovant de développement durable

TerraFib – Marion Bolloc’h, Jean-Marie Sop et Anne-Claire Faignot

Depuis près de deux ans, les étudiants de l’Icam en dernière année participent au développement d’un projet de valorisation des déchets de cultures vivrières au Cameroun qui s’inscrit dans une logique durable, éthique et solidaire.
Valoriser au lieu de jeter : c’est la volonté de Marion Bolloc’h et Anne-Claire Faignot, co-fondatrices de la société Fibers Fabric, via le projet Terrafib démarré il y a trois ans à Loum au Cameroun, avec l’Unité agro-pastorale du Cameroun (Unapac) qui pratique une agriculture raisonnée et gérée par Jean Marie Sop lui aussi à l’origine du projet.

Comment ? Par la valorisation des déchets végétaux issus des cultures de bananes et d’ananas. « Ce sont des ressources incroyables ! Nous avons eu l’idée de récupérer les fibres des troncs, habituellement détruits après la récolte, pour fabriquer du papier et de méthaniser le reste du tronc, qui est ainsi valorisé en compost et biogaz et utilisé par les agriculteurs pour enrichir la terre. Notre but est de mettre en place un modèle complet et circulaire », explique Marion Bolloc’h. Fin 2017, le contact est pris avec l’Icam pour les accompagner. « Nous démarrions progressivement et financions tout sur nos fonds propres. J’avais besoin de faire un premier essai, et j’étais en confiance avec l’Icam que je connaissais ». Sa demande : la fabrication de l’extracteur de fibres et d’une pile hollandaise qui servait il y a 200 ans en France à faire du papier. « On fait de l’artisanat et on mécanise un maximum… ». Un défi de taille lancé aux étudiants dans le cadre de leur projet d’entreprise et de la réalisation de leur mémoire scientifique !

Des étudiants, force de proposition

La mission s’est déroulée en deux temps, avec deux binômes d’étudiants. « Nous commençons toujours par leur faire visiter le site à Loumet pour leur expliquer notre projet en détail ». Une nécessité pour comprendre les enjeux et les contraintes liées notamment à l’environnement .

2018, un premier groupe d’étudiants travaille sur le prototypage. « Pour l’extracteur, cela a fonctionné tout de suite. Mais c’était plus compliqué pour la pile hollandaise. Cette commande n’a rien d’une mission classique et c’est un travail énorme. Ce qu’a fait le binôme a déjà permis de le dégrossir. En septembre dernier, nous avons redémarré une nouvelle collaboration proactive grâce à Simon Blanchard, chef de projet de l’Icam Douala ». Ce deuxième binôme, composé d’un étudiant français et d’une étudiante camerounaise, planchent actuellement sur la V2 de la pile hollandaise et sur une machine permettant de découper les fibres.

« Toutes les semaines, le lundi, nous avons un compte-rendu d’avancement, sur les objectifs atteints ou non atteints. Mais nous échangeons constamment, beaucoup par WhatsApp d’ailleurs, puisqu’en raison de la crise, nous sommes revenues sur le site de notre société basée à Lorient, où nous menons d’ailleurs nos recherches sur les fibres. L’étudiant français est également rentrer mais l’étudiante camerounaise suit sur place le projet. Nous avons dû travailler autrement et avons redécoupé tout le process. C’est un travail collaboratif, un « chouette » mélange qui associe nos connaissances terrain et l’ingénierie et l’expertise des étudiants de l’Icam et de leur coach. Ils s’occupent des dimensions électrique et mécanique du projet tout en intégrant les paramètres terrain pour adapter les solutions (réseau électrique parfois instable, humidité, etc). Ils effectuent aussi beaucoup de recherches sur ce qui existe déjà, sur des techniques dont ils peuvent s’inspirer. Ils sont force de proposition et vont s’adapter. Pour la fabrication de l’extracteur par exemple, il en existait en Inde et en Asie, mais il a fallu le faire évoluer pour qu’il corresponde à notre projet. » Objectif pour Marion Bolloc’h et Anne-Claire Faignot : faire la preuve du concept avec ce modèle d’économie circulaire et le déployer. Mais aussi aller plus loin pour concevoir et proposer des écoproduits dans les secteurs de l’emballage, du BTP, du textile et de la cosmétique, toujours dans une logique de développement durable. « Nous travaillons d’ailleurs avec des ingénieurs Icam ».


Un partenariat de longue date avec Satys

Depuis 2009, le site vendéen de l’entreprise Satys accueille chaque année un à deux étudiants de l’Icam Vendée et de l’Icam Nantes dans le cadre de leurs MSI. Gilles Le Masson, directeur technique, revient avec nous sur les résultats de cette collaboration enrichissante.

Gilles Le Masson, directeur technique de Satys

Appartenant à la branche “systèmes” du groupe Satys depuis 2017, Satys Interiors Railways France, basé à Boufféré, est spécialisé dans l’aménagement intérieur des trains. Depuis 1999, le site entretient un partenariat avec l’Icam, approfondi à partir de 2009 par l’accueil d’étudiants en MSI. “Nous avons progressivement développé un champ très large de collaborations, explique Gilles Le Masson, directeur technique chez Satys. Nous avons commencé par les domaines des automatismes et de l’électricité, puis des matériaux, des process, de la cinématique… Nous avons même mené des projets avec la SNCF.”

Une méthodologie qui a fait ses preuves

Tous les ans, un à deux MSI sont réalisés chez Satys par les étudiants des Icam de Nantes et de Vendée. “Pour démarrer un nouveau projet, nous partons souvent d’une thématique que nous souhaitons explorer et que nous confions à un étudiant en MSI, poursuit Gilles Le Masson. Parfois également, les enseignants de l’Icam nous sollicitent et nous recherchons alors si nous n’avons pas un travail de fond à proposer.”

Pour mener à bien chaque projet, la méthodologie est amplement éprouvée : “nous débutons par une réunion de lancement, permettant aux étudiants de se familiariser avec l’entreprise, le projet et ses acteurs. Nous constituons un dossier avec les données d’entrées du projet, formalisons les attentes et les livrables, puis définissons un mode de fonctionnement et un planning avec des rendez-vous réguliers, afin de parvenir à terminer dans les temps.”

Des retours d’expériences favorables

Outre une bonne entente avec l’équipe MSI de l’Icam, Gilles Le Masson souligne l’investissement des étudiants. “Il est vrai que nous leurs confions des thématiques valorisantes et d’actualité dans le domaine des transports. Elles passionnent généralement les étudiants : il nous est même arrivé d’en employer en Interim pour achever un projet et ses livrables. Nous avons parfois aussi innové avec eux, ce qui nous a conduit à déposer des brevets. Sur la totalité des missions, une seule a abouti à un échec ; toutes les autres ont donné des résultats positifs et surtout, nous ont fait progresser.”


Autodistribution, dans une démarche constructive avec les MSI

La collaboration avec des étudiants, dans le cadre de leur projet d’entreprise, est une première pour le spécialiste de la pièce détachée auto, engagé depuis deux ans dans un dispositif logistique nouvelle génération.

Dominique COMTE
Directeur de site
Autodistribution

La rencontre avec l’Icam s’est faite il y a un an, comme le raconte Laurent Gontharet, directeur supply chain d’Autodistribution : « j’ai rencontré l’équipe et les étudiants lors d’une intervention. Nous avons alors échangé autour de leurs savoir-faire, de notre entreprise et de nos problématiques de logistique avec la certitude d’une collaboration à imaginer. J’ai également découvert une manière de procéder en MSI qui m’a plu. Les élèves-ingénieurs sont accompagnés et coachés durant leur projet d’entreprise par un responsable de l’Icam avec qui nous sommes en contact. Ils ne sont pas livrés à eux-même et c’est une bonne idée ». 

Dès la fin septembre 2019, Autodistribution fait ainsi appel aux étudiants pour travailler non pas sur un mais sur deux projets, pour le site de logistique Logisteo du groupe, entièrement automatisé (36 000 m²), situé à Réau en Seine-et-Marne.

 

 

Immersion avec les équipes

Premier projet : la conception d’un système de pilotage et d’ordonnancement en logistique afin de planifier les flux en permanence du site. « C’est un projet compliqué avec des problématiques qui ne sont pas simples à

Tableau de bord réalisé dans le cadre du MSI à destination du client Autodistribution.

appréhender pour les étudiants mais heureusement qu’ils sont épaulés par les enseignants coachs. Deux équipes d’étudiants sur deux sessions se sont succédées cette année pour aider à structurer, formaliser et construire un outil d’aide à la décision et au pilotage. Une grosse partie a consisté en l’analyse de l’existant. Nous en sommes aujourd’hui à la phase de développement avant le déploiement », précise Laurent Gontharet. 

Pour le deuxième projet, les étudiants ont eu à mener un travail d’engineering et d’automatisation pour la mise en place d’un workflow concernant toute la gestion de la relation client de l’entreprise, en remplacement d’un outil devenu obsolète. « Il leur a fallu beaucoup de temps d’immersion avec les équipes afin de comprendre le métier qui est le nôtre, pour faire l’analyse de l’existant, avant de procéder à l’identification des process et à la prise en compte des attentes et des souhaits quant à l’évolution du produit », détaille Dominique Comte, directeur du site Logisteo.

 

 

Dans l’échange et la réflexion

Laurent Gontharet, directeur supply chain d’Autodistribution

Bilan de cette première collaboration ? « Ces jeunes ingénieurs réfléchissent très vite, posent des questions que nous ne nous étions pas posées, parfois étonnantes. Cela nous permet aussi d’être un peu challengés par rapport à ce qu’on avait produit et nous amène à des axes de travail que l’on aurait pas imaginés », analyse Dominique Comte, précisant « que cette démarche est une réussite si l’entreprise adhère pleinement aux projets ». L’objectif pour Laurent Gontharet est également d’être dans le partage et la transmission. « D’être avec ces jeunes est formateur pour mes équipes. Nous sommes dans une démarche plus constructive. C’est d’ailleurs presque plus l’échange qui me plaît que le résultat ». Et de conclure en exprimant sa volonté de nouer dans la durée un partenariat constructif avec l’École.


Des MSI en étroite collaboration avec Sulzer

Djaafer Fedala, Head Technology Center SEMF, R&D, Pumps Equipment, Sulzer Ensival Moret France S.A.

Responsable R&D chez Sulzer, spécialiste des pompes industrielles, Djaafer Fedala accompagne des étudiants en dernière année d’études en MSI (Mémoire Scientifique Industriel), avec ses collègues depuis plusieurs années. Avec l’Icam, ils poursuivent un partenariat qui se concrétise aujourd’hui par la mise en œuvre d’un banc d’essai commun prometteur, dans les locaux de l’École.

À Saint-Quentin, l’entreprise Ensival Moret, acquise par le groupe Sulzer en 2017, est un spécialiste historique de la conception et la construction de pompes industrielles. Destinant ses productions à de nombreux marchés, comme l’agro-alimentaire, la chimie, l’extraction de minerai, la fabrication d’engrais, etc., l’entreprise se doit de sélectionner des matériaux hautement compatibles avec chacun des secteurs d’activité concernés. “Nous avons très tôt identifié l’expertise de l’Icam dans le domaine des matériaux : le contact s’est donc noué assez naturellement entre nous, dès 2014″, explique Djaafer Fedala, responsable R&D chez Ensival Moret puis Sulzer.

Pompe SULZER concernée par notre prestation

Une collaboration stimulante

Habituée à collaborer avec des écoles d’ingénieur, l’entreprise avait des attentes précises en accueillant les étudiants en MSI de l’Icam. “Nous aimons beaucoup travailler avec de jeunes talents, mais aussi partager les idées du monde universitaire et nous appuyer sur les compétences en veille d’une Grande École. De fait, dès les premiers projets, nous avons apprécié les apports de l’Icam, mêlant l’expertise de ses enseignants avec la fraîcheur et la disponibilité de ses étudiants, poursuit Djaafer Fedala.

En pratique, la durée des MSI nous convient bien : elle permet de définir des projets avec des objectifs réalistes et atteignables. L’Icam met toutes les chances de notre côté afin qu’ils aboutissent, avec un chargé de projet dédié, couplé au suivi d’un enseignant. À la fin de chaque MSI, en fonction des conclusions qui ont été tirées, nous poursuivons sur la même thématique ou réorientons le sujet suivant. Au final, nous apprenons en même temps que les étudiants et avançons sur des thèmes novateurs pour l’Icam comme pour l’entreprise.”

Banc d’essais actuellement en développement par les élèves ingénieurs Icam 5e année pour Sulzer

Un banc d’essai commun

Chez Sulzer, deux étudiants travaillent en permanence sur chaque projet. L’entreprise leur confie à la fois des états de l’art et des études expérimentales. Pour appuyer ces recherches, un ban d’essai de l’érosion-corrosion financé par l’entreprise, est en cours de développement à l’Icam.“Les étudiants ont conçu le banc d’essai avec nous et ils l’utiliseront dans le cadre de leurs MSI. Ces travaux permettront de répondre à des applications particulières et de mettre au point les meilleures offres de matériaux pour nos pompes industrielles.”

Au niveau du Groupe Sulzer également, l’apport des MSI est très apprécié de la direction. L’un des étudiants de l’Icam a d’ailleurs effectué sa soutenance par visioconférence avec des dirigeants finlandais. Et Djaafer Fedala de conclure : “nous avons même pour projet de visiter le laboratoire de l’Icam avec les directions finlandaise et suisse, qui valorisent beaucoup la recherche et l’innovation et par conséquent, notre partenariat.”


Un étudiant international au cœur de la recherche spatiale

Reprendre et compléter les travaux d’une thèse réalisée avec le Cnes (Centre national d’études spatiales) : cette mission, relativement ardue, a été confiée à un étudiant international de l’Icam en 2019. Un exercice dont il s’est particulièrement bien tiré, à la grande satisfaction de Marina Heim, ingénieur en mécanique des structures au Cnes, en charge de son encadrement.

Marina Heim, Spécialiste mécanique des structures, cnes

Suite à une première thèse réalisée en partenariat avec la société Thales, le Cnes et l’Icam, et hébergée par l’Institut Clément Ader (ICA), ses conclusions devaient être réanalysées et évaluées, mais surtout, l’outil de calcul attendu, finalisé. Portant sur “L’amélioration du dimensionnement des liaisons vissées en glissement”, ce travail avait pour but d’élaborer une nouvelle méthode de calcul permettant de mieux prédire le glissement entre des éléments de satellite vissés entre eux, lors de leur lancement puis de leur mise en orbite. Un thème relativement complexe, étudié lors de deux MSI successifs, le premier ayant été confié à Edoardo Maletti, étudiant de l’université de Modène, en Erasmus pour un semestre à l’Icam.

Des échanges fructueux

Ce MSI très particulier était une première pour le Cnes : “Nous découvrions ce type de fonctionnement, explique Marina Heim. Habituellement, nous menons ce genre d’études en interne ou avec un industriel. Mais dans la continuité de la thèse, nous nous sommes naturellement tournés vers l’Icam.” Cette nouvelle approche s’est doublée d’échanges avec un étudiant italien, plongé dans un domaine complexe : “Ce n’était pas toujours facile pour lui, poursuit l’ingénieur du Cnes. Il était néanmoins très impliqué dans son travail et motivé pour essayer de comprendre et avancer sur ses problématiques. Comme avec les autres étudiants, nous échangions d’ailleurs souvent par courriels.”

Des résultats au rendez-vous

Dès les commencements du MSI, l’implication d’Edoardo a été encouragée par l’organisation mise en place avec l’Icam. “Si le mémoire a été rédigé en anglais, les réunions mensuelles étaient toutes menées en français. L’étudiant a donc présenté ses points d’avancement en autonomie, même s’il pouvait toujours compter sur l’appui de son chef de projet en cas de difficulté à l’oral. Il était d’ailleurs très à l’aise et de manière générale, nous n’avons pas perçu de différence flagrante entre la qualité de ses travaux et ceux des étudiants qui lui ont succédé en 2019.” Ainsi, pour le Cnes, l’expérience s’avère concluante et les objectifs, atteints : “Malgré sa difficulté, le sujet a été bien étudié par le premier étudiant italien et, grâce au suivi de l’Icam, il a été poursuivi sans rupture de continuité. Par ailleurs, tous les travaux ont été réalisés dans les temps. Au final, les conclusions des MSI nous ont permis de nous positionner par rapport à cette thèse et d’étayer ce que nous pressentions, ce qui est déjà une belle avancée en soi.”


L’innovation au cœur des MSI, avec Technal

Patrick Lahbib, Director of Innovation Hydro Building Systems France

Le département R&D du groupe Hydro et de la marque Technal accueille des étudiants de l’Icam en MSI, mais intervient également à de nombreuses reprises dans leur cursus. Une collaboration placée sous le signe de l’innovation, véritable atout pédagogique dans la formation des élèves-ingénieurs.

Depuis plus d’une quinzaine d’années, la marque Technal, évoluant au sein du groupe Hydro Buildings Systems, collabore avec l’Icam en accueillant notamment des élèves en apprentissage. À l’origine de ce partenariat, Patrick Lahbib, directeur de l’innovation dans le département R&D, décide d’aller plus loin en accueillant des étudiants en MSI. “Depuis quelques années, explique ce dernier, nous avions du mal à recruter des profils correspondant à ce que nous recherchions, d’où notre choix de l’apprentissage.

Puis, il y a 6 ans, en reprenant le département Innovation, j’ai découvert les MSI. J’ai aussitôt trouvé la formule très attractive : je travaille avec une petite équipe et nous avons beaucoup d’idées et de missions à mener. La possibilité d’en confier certaines à des étudiants supervisés par un enseignant, nous permet de faire avancer plus de projets, tout en amenant un regard extérieur, dans un esprit collaboratif.”

Innovation et pluridisciplinarité

Ainsi, le département R&D confie d’abord un, puis deux projets par session aux étudiants. “Outre la durée optimale des MSI, poursuit Patrick Lahbib, nous bénéficions de la qualité de l’encadrement et du support pédagogique de l’Icam. De plus, la formation d’ingénieur généraliste apporte des compétences très diverses et complémentaires – mécanique, électronique, usinage… Ces interactions pluridisciplinaires sont le gage de travailler avec une véritable équipe projet.”

Même si l’innovation s’avère souvent une thématique difficile, la relation de longue durée et l’engagement des encadrants de l’École permettent aux projets d’aboutir, selon Patrick Lahbib. “Les recherches effectuées génèrent toujours des résultats intéressants, d’autant que les missions et les thématiques d’actualité étudiées passionnent généralement les étudiants – fenêtres chauffantes ou anti-moustiques, façades générant de l’énergie…”

Projets auxquels ont collaboré des étudiants de l’Icam et qui ont été présentés à l’occasion des salons Batimat à Paris en Novembre 2017 et 2019

Des MSI aux « Projets innovation »

Depuis cette année, la collaboration s’approfondit encore avec l’intervention de l’entreprise en quatrième année. “Avant de proposer un MSI, il est souvent nécessaire de faire de la veille et des études prospectives. L’Icam nous a donc présenté les « Projets innovation », des modules d’une cinquantaine d’heures lors desquels les étudiants réalisent un état de l’art et des recherches sur une thématique. Nous pouvons ainsi évaluer l’intérêt d’un projet avant de choisir de le confier ou non à un étudiant en MSI.

En combinant ces deux types de missions avec l’Icam, nous bénéficions des avantages de la synergie entre l’entreprise et l’École, tout en entretenant une véritable proximité avec l’équipe pédagogique. De plus, les valeurs humaines véhiculées par la formation sont très précieuses, au-delà des apprentissages purement techniques. Cette approche me plaît beaucoup et je suis content d’y prendre part.”


Des ingénieurs aux savoir-faire et savoir-être reconnus

Marc Capdeville, Directeur exécutif du site de Pluvigner, Hillrom

Marc Capdeville, Directeur exécutif du site de Pluvigner, Hillrom

Qui dit dernière année de formation d’ingénieur Icam, dit mémoire scientifique ! Six mois durant lesquels les étudiants réalisent des commandes d’entreprises, mettant à leur service une polyvalence et une expertise recherchées.

Développement d’une innovation, amélioration d’un process, lancement d’un produit… la réalisation du mémoire scientifique est l’occasion pour les étudiants de déployer et démontrer tout leur savoir-faire, afin de répondre à des besoins concrets d’entreprises. Un savoir-faire que connaît bien Marc Capdeville, directeur exécutif de Hillrom Pluvigner, entreprise de fabrication de matériel médical, qui depuis plus de 10 ans fait appel à l’Icam. « L’école forme des ingénieurs qui ne sont pas des spécialistes mais des généralistes, capables d’intervenir dans tous les secteurs, R&D, logistique, production, qualité, environnemental… Elle amène aussi cette part d’innovation par sa formation à l’industrie 4.0, comme l’intelligence artificielle, la digitalisation des process, l’analyse des données…, ce qui est un véritable atout ! » Mais le « plus » de l’Icam pour Marc Capdeville, c’est le savoir être de ses étudiants qui la distingue. « Nous partageons avec l’Icam ce lien très fort sur le sens et les valeurs humaines. Elle, dans le cadre de sa pédagogie et nous sur ce que nous produisons. Nous travaillons sur les trois axes : économique, environnemental et sociétal. C’est ce que nous appelons trouver le juste équilibre entre bien-être et performance. Les étudiants de l’Icam s’inscrivent ainsi très bien dans ce que nous recherchons et portons, la relation à soi, à l’autre en considérant le bien commun, tout ceci en lien avec notre démarche RSE*».

Une capacité d’adaptation et d’évolution

Si l’Icam forme des femmes et des hommes avec ce juste équilibre entre savoir être et savoir-faire, polyvalence et performance sont leur force, comme le souligne Marc Capdeville. « Nous évoluons dans un contexte international où la concurrence nous invite à réfléchir sur notre performance de façon continue. C’est ce que l’Icam intègre dans sa formation, en étant innovante dans son enseignement, c’est dans son ADN. Nous le constatons quand on fait appel à des ingénieurs en dernière année qui travaillent en totale autonomie, la performance est bien présente dans la structure de leur analyse, dans leur méthodologie de gestion de projet. Nous avons recruté déjà pas mal d’ingénieurs de l’Icam, et ce qui est sûr, c’est qu’ils vont commencer dans un secteur tout en étant en capacité d’évoluer sur d’autres pour connaître différentes expériences professionnelles telles que R&D, Qualité, Production… Nous sommes d’ailleurs dans le médical 

Élève ingénieure Icam en mission scientifique industrielle chez Hillrom ©Hillrom

qui appelle à une exigence quant au respect des normes et ils font preuve d’adaptation face à toute cette réglementation. Cette flexibilité des étudiants de l’Icam, c’est à la fois remarqué et remarquable ! » Encore plus dans le contexte actuel, où les organisations doivent être capables d’anticiper, de s’adapter, prêtes à faire face à des aléas, à des crises.

 

* responsabilité sociétale des entreprises


2 écoles de production de l’Icam se mobilisent pour produire AGRIPTOUT

Connaissez-vous AGRIPTOUT ? Il s’agit d’un crochet ouvre-porte, 100% made in France !

AGRIPTOUT est un accessoire utile en ce temps de déconfinement, permettant d’apporter un complément aux gestes barrières. La FNEP (Fédération Nationale des Ecoles de Production) a mobilisé l’ensemble des écoles de production avec une section usinage, y compris celle de l’Icam site de Lille et Icam site de Paris-Sénart, pour industrialiser cet accessoire qui sera vendu dans toute la France.

Nos élèves, qui ont repris le chemin des ateliers de l’école de production depuis quelques jours, produisent désormais ces accessoires, avec leurs maîtres professionnels.

Entreprises : pour passer vos commandes allez sur : www.agriptout.fr 

Pour rappel, les écoles de production proposent à des jeunes de 15 à 18 ans des formations qualifiantes et insérantes basées sur une pédagogie du faire pour apprendre.

 


Jeudi 25 juin 2020 – Job dating virtuel site de Toulouse

Vous souhaitez recruter un.e apprenti.e et/ou un.e stagiaire ingénieur ?

Nous organisons un job dating pour vous permettre d’entrer en contact direct avec nos élèves en recherche le

Jeudi 25 juin 2020 à l’Icam site de Toulouse

En raison de la situation exceptionnelle, nous envisageons un job dating virtuel afin de maintenir les rencontres entre nos élèves ingénieurs et les entreprises qui souhaitent recruter un apprenti ou un stagiaire pour la rentrée de septembre 2020. L’Icam, qui expérimente déjà les entretiens de ses futurs élèves en visio, souhaite accompagner aussi efficacement que possible ses élèves dans leur recherche dans des conditions exceptionnelles.
Dans le cadre de son activité, l’Icam site de Toulouse organise annuellement un job dating afin de permettre aux entreprises de rencontrer la future promotion d’apprentis et stagiaires. Cette année, nous nous adaptons à la situation en proposant des rendez-vous en ligne, pour les recruteurs et les candidats, élèves des promotions 2021 et 2023.

  • Les élèves ingénieurs Icam intégré de 4e année recherche un stage de 24 à 26 semaines pour l’année à venir : Le stage ingénieur.
  • Les élèves ingénieurs Icam apprentissage de 2e année recherchent leur terrain d’alternance pour leur cycle ingénieur, en mi-temps sur 3 années : L’apprentissage

Programme de la journée – En virtuel :
9h00 à 9h30 : Accueil des Entreprises par la direction des études en visio.
9h30 : Connexion de chaque entreprise à l’ensemble de ses rendez-vous en visio.
9h30 à 17h : Rencontres individuelles avec les candidats suivant la feuille de rendez-vous en visio.

Afin d’organiser cette journée, nous vous remercions de compléter le formulaire d’inscription et nous transmettre les offres concernées ci dessous. Nous prendrons contact avec vous directement pour vous informer des modalités et mettre en place votre session de recrutement.

Voici la procédure que nous vous proposons :

Si vous souhaitez participer au job dating virtuel, voici les étapes que nous vous proposons :

  1. Avant vendredi 19 juin soir : Inscription et transmission de vos offres sur le formulaire ci-dessous.
  2. Lundi 22 juin après midi : Nous vous transmettons les CV des candidats sur vos offres
  3. Avant Mercredi 24 juin midi : Vous nous indiquez les candidats que vous souhaitez rencontrer en visio lors du job dating.
  4. Mercredi 24 juin après midi, nous vous envoyons votre feuille de rendez-vous et un lien de connexion pour réaliser les entretiens, qui sera votre visio pour la journée à laquelle les élèves se connecteront aux créneaux indiqués.
  5. Jeudi 25 juin de 9h à 9h30 : Nous vous convions à une réunion de lancement du JobDating.

 


Recrutez nos ingénieurs en apprentissage lors d’un job dating

L’ Icam vous convie le jeudi 10 juin 2021, de 14h à 17h, à participer à un job dating apprentissage.

Vous rencontrerez nos futurs apprentis et futures apprenties, en cycle ingénieur, motivés à rejoindre vos équipes dans le cadre d’un contrat de trois ans, de septembre 2021 à septembre 2024.

Les entretiens, d’une durée de 15 à 20mn, se dérouleront sur un stand mis à votre disposition.


Journée d’accueil apprentissage