Julien Makalou, étudiant en parcours apprentissage, raconte son expérience au sein de l’entreprise Solumat GAT

Julien Makalou est un étudiant actuellement en 3ème année du parcours apprentissage sur le site de Paris-Sénart. Il réalise son alternance au sein de l’entreprise Solumat GAT, une filiale de VINCI Construction France.  Pour rappel, au cours de la première année du cycle ingénieur, l’alternance est de type 1 mois entreprise / 1 mois cours.

Julien, peux-tu nous raconter quel est ton poste et tes missions principales au sein de Solumat GAT ?

Solumat GAT (Grues à Tour) est une filiale de VINCI Construction France à Marolles-en-Hurepoix, dans l’Essonne (91). L’activité de l’entreprise consiste en la mise à disposition du matériel nécessaire à la réalisation des travaux pour les chantiers du groupe. J’ai la chance de réaliser mon alternance dans cette entreprise, jeune et dynamique, qui accueille chaque année de nombreux stagiaires et alternants ! Il y a environ 140 collaborateurs au niveau national.

Au sein de Solumat GAT, je fais partie de l’équipe “Support technique”, composée de 10 personnes et de 3 alternants dont une autre apprentie de l’Icam.

Les missions principales de mon service sont les suivantes : 

  • orchestrer la politique de maintenance
  • assurer le support technique
  • assurer le déploiement du système d’informations
  • piloter la mise en place d’indicateurs de performance
  • gérer les projets et innovations

Je m’occupe en ce moment d’un projet R&D (IDGAT) dédié à l’amélioration de la traçabilité des éléments que nous utilisons.

 

Comment as-tu trouvé cette alternance ?

J’ai trouvé mon contrat à l’aide de JobTeaser, une plateforme sur laquelle les partenaires de l’Icam proposent des offres de stage, d’alternance ou d’emplois. Quelques semaines plus tard, j’ai eu l’occasion de rencontrer mon futur maître d’apprentissage, Ghislain Tollet, ingénieur Icam diplômé du site de Lille, qui a confirmé mon recrutement.

Peux-tu nous expliquer ce que sont les “Journées Expertises”, organisées par l’Icam, en 3ème année du parcours apprentissage ?

Par groupe de 4 apprentis, accompagnés par un tuteur Icam (le mien est Sylvain MOREL), nous avons l’occasion de découvrir les terrains d’apprentissage de nos collègues de promotion. 

A tour de rôle, chaque étudiant organise une journée complète durant laquelle il fait visiter son entreprise à son groupe et présente celle-ci à travers plusieurs thématiques : décodage de l’entreprise, thème organisationnel,  thème scientifique ou technique et présentation de nos missions. 

Ces journées nous amènent à intégrer rapidement les thématiques présentées afin d’être en capacité de les présenter à nos collègues, tout en nous permettant de découvrir d’autres univers de travail.

 

Qu’as-tu présenté lors de cette Journée Expertise, à Solumat GAT ? 

Les camarades de l’Icam de Julien, accompagnés par leur tuteur Sylvain MOREL.

J’ai accueilli l’ensemble de mon groupe en mars, tout s’est très bien passé. J’étais très heureux de pouvoir faire découvrir mon environnement de travail, la culture de l’entreprise,  expliquer le fonctionnement des grues à tour à des publics non avertis, ou encore présenter l’ensemble des collaborateurs avec qui je travaille depuis le début de mon alternance.

En ce qui concerne mes missions, j’ai présenté à mon groupe les différentes tâches que j’ai pu réaliser jusqu’à présent :

  • Des tâches opératives (exemple : le rangement d’éléments grues, en apprenant et en mettant en place l’ensemble des règles d’hygiène et de sécurité qui sont indispensables) 
  • Des tâches techniques (exemple : réaliser des actions de maintenance de premier niveau, comme par exemple la maintenance de grues avec le graissage/nettoyage de pièces, ou encore de 2ème niveau comme la réparation de grues, l’enroulage de câbles) 
  • Des missions d’ingénieur : mon projet principal portant sur l’optimisation de la traçabilité des éléments utilisés sur les chantiers toute l’année, tout en limitant au maximum les erreurs de gestion.

Après ces premiers mois de travail au sein de Solumat GAT, je suis déjà ravi !

Ce que j’aime le plus, c’est pouvoir travailler avec des services différents, et surtout, voir que mon projet a un réel impact sur le terrain.

 

Qu’est ce que ces Journées Expertises t’ont apporté ?

Les groupes d’étudiants sont choisis de sorte à ce que chacun travaille dans un secteur différent et puisse découvrir un panel large de missions et d’activités différentes. J’ai trouvé cela très intéressant, car j’ai pu à la fois transmettre mon savoir, et en découvrir d’autres, grâce aux visites des entreprises suivantes : Safran Aircraft Engine, X-FAB et SPIE Batignolles, où les collègues de mon groupe (Pauline, Robinson, Matthieu et Enrique) réalisent leur alternance.

 

Au sein de Safran Aircraft Engines, entreprise du secteur de l’aéronautique, où Pauline et Robinson réalisent leur alternance, j’ai pu voir que leurs missions portent sur l’ergonomie et la productivité des collaborateurs ainsi que sur les essais et moteurs d’avions.  

A X-FAB, entreprise du secteur des semi-conducteurs qui réalise des matrices de cartes électroniques, composants de téléphones portables (entreprise d’ Enrique), les restrictions et les règles d’hygiènes sont extrêmement importantes chez eux. J’ai pu découvrir que son rôle au sein de l’entreprise permettait une meilleure organisation et réajuster leurs appareils de mesures.

Enfin, à SPIE Batignolles, entreprise dans le BTP (entreprise de Matthieu) est celle qui a le plus de similarités avec Solumat GAT. 

Malgré nos points communs,  j’ai découvert une autre culture de l’entreprise et la partie chantier portant sur les courants faibles. 

Pour en savoir plus sur le parcours apprentissage, cliquez ici

Quelques exemples de visites dans les entreprises qui accueillent nos étudiants en 3ème année du parcours apprentissage à Paris-Sénart cette année : Engie, COLAS, SPIE, L’oréal, Marelli, ISS…

 


Reprise de nos activités

Nous espérons avant tout que tout va bien au sein de vos familles en ces temps très particuliers : cette crise sanitaire nous bouleverse tous.

Pour l’Icam, même si nous maintenons le lien à distance, notre esprit de convivialité en est forcément affecté et nous savons que l’éloignement pèse sur les apprenants comme sur les enseignants et le corps administratif. Bien entendu, nous espérons pouvoir retrouver une activité vivante sur nos sites au plus vite mais nous nous efforçons de suivre les consignes sanitaires qui nous sont imposées par nos différents ministères pour le bien de chacun. Il va nous falloir vivre avec ce virus pendant quelques temps et nous essaierons de mettre en place les meilleures conditions pour tous.

Pour autant, les activités se poursuivent avec des conditions diverses :

A compter de lundi 11 mai, nos campus reprennent très progressivement leurs activités.

Pour les collaborateurs, les ingénieur·e·s projets, la règle demeure de privilégier le travail à distance quand il est possible. La présence d’un salarié ou d’apprenants est soumise à l’autorisation du responsable de pôle.

Restent en continuité pédagogique à distance :

  • Les I1 (les enseignants n’excluent pas la possibilité d’examens finaux sur le site la semaine du 18 juin : ceci est encore soumis aux décision de l’état sur les lycées dont ils dépendent).
  • Les promotions I2, I3, I4, Op, O1, A1, A2, A3, A4, C3 et C4 ne reviendront pas sur les sites et la continuité pédagogique à distance demeure.

Peuvent être accueillis dans les locaux sur demande :

  • Les étudiants et apprentis A5 – I5 en MSI
  • Les doctorants ou enseignants chercheurs pour réaliser des tests ou essais.

Reprise des activités sur le site :

l’école de production de Vannes et ses élèves ont reçu l’autorisation préfectorale de revenir sur le site compte tenu de la nature de la production. Les élèves des écoles de production à Nantes et en Vendée ne sont pas autorisés à revenir encore mais nous y travaillons.

Les stagiaires de la formation professionnelle (5 dispositifs démarreront à compter du 25 mai).

Bruno Soullard,

Directeur des sites Icam de Bretagne, Nantes et Vendée, le 13/05/2020


Recrutez un élève ingénieur en apprentissage lors d’un job-dating virtuel et/ou présentiel

Vous cherchez des talents pour relancer votre activité et vos projets ? 

Avec un diplôme bac + 2 technique et industriel, des expériences de stages et de projets, nos élèves ingénieurs possèdent déjà des compétences professionnelles.

Bénéficiez de leur regard neuf sur votre entreprise et transmettez votre métier.  

Confiez-nous vos offres d’apprentissage et venez rencontrer les élèves de la promotion 2024 à l’occasion de nos Job-datings :

  • le vendredi 28 mai 2021 : Job-dating apprentissage pour recruter un apprenti avec l’Icam site de Bretagne,
  • le mercredi 2 juin 2021 : Job-dating apprentissage pour recruter un apprenti avec l’Icam site de Vendée

 

Vendredi 28 mai 2021 :

Job-dating avec l’Icam site de Bretagne

Mercredi 2 juin 2021 :

Job-dating avec l’Icam site de Vendée

Déposer votre offre Déposer votre offre
Télécharger les modalités du job-dating Télécharger les modalités du job-dating
Télécharger le bulletin d’inscription Télécharger le bulletin d’inscription
Contacts Icam site de Bretagne : delphine.kergoet@icam.fr

Tél : 02 97 62 11 87 – 02 97 62 11 81

ou pierre-etienne.chauvel@icam.fr – Mob. : 06 37 39 72 26

Contacts Icam site de Vendée : sylvie.machado@icam.fr

Mob. : 06 73 96 94 57

ou contact.vendee@icam.fr – T- 02 51 47 70 70

 Télécharger la plaquette de présentation

 

 


L’interview : après l’Icam, la vie de start-up

Ingénieur diplômé de l’Icam en 2019, Antoine Cochou mène aujourd’hui la vie d’entrepreneur. Avec deux de ses camarades de promo, il a créé La Ruche à Vélos, un concept innovant de garage à vélos sécurisé et automatisé. Un rêve qui se concrétise peu à peu et sur lequel il revient avec nous.

Quelle est l’origine de ce projet ?

J’ai commencé à travailler sur La Ruche à Vélos à l’Icam, en quatrième année, dans le cadre du projet de création d’entreprise (PCE). Avec deux camarades, Guillaume Chaumet et Maël Beyssat, nous souhaitions privilégier un sujet d’actualité : les mobilités douces, de plus en plus importantes dans les politiques actuelles des collectivités.

Comment vous est venue l’idée de La Ruche à Vélo ?

Comme nous sommes tous les trois cyclistes, nous nous sommes demandés comment développer l’usage du vélo en milieu urbain. Nous avons étudié plusieurs pistes, dont la sécurité du cycliste et la sécurité du stationnement. C’est ce second point qui a retenu notre attention : en effet, les vols et détériorations de vélos sont la première raison pour laquelle les Français renoncent à leur achat et/ou leur utilisation.

 

Comment fonctionne cette invention ?

Pour sécuriser les vélos, nous avons imaginé un parking automatisé : l’utilisateur dépose son vélo et ses équipements dans un sas, puis une pince vient les saisir et les ranger en sécurité. Personne n’a donc accès à l’intérieur du parking. Pour gérer le dispositif, nous avons imaginé une application. Renseignant sur le taux de remplissage et les flux d’utilisateurs dans la ville, elle permet de mieux dimensionner la solution à terme. Pour le cycliste, l’application sert à réserver une place, suivre un itinéraire jusqu’au garage à vélos, s’identifier, etc.

Quel a été votre parcours d’entreprise ?

Après le PCE (Module Projet Création d’Entreprise), en 4e année, nous avons bénéficié d’aménagements dans nos parcours scolaires. Cela nous a permis de nous investir pleinement dans la création de notre future entreprise, jusqu’à lancer notre levée de fonds en décembre. Elle a bien fonctionné et nous avons pu créer notre start-up en janvier 2020. Depuis quelques temps, notre projet se concrétise !

Parle-nous de ces avancées concrètes…

Comme notre solution est tout de même complexe, nous avions besoin à la fois de financer un prototype et de disposer d’un lieu où le tester. C’est chose faite avec la ville d’Angers ! Nous allons mettre en place un parking expérimental de 10 places en septembre prochain, qui sera étendu à 50 places en juillet 2021. Ce développement en deux temps nous permettra d’expérimenter, d’améliorer notre concept et de faire connaître notre start-up.

Quelles sont vos perspectives ?

Nous sommes en contact avec d’autres villes, mais aussi des entreprises et des promoteurs immobiliers. Tous sont intéressés par La Ruche à Vélos. Mais pour emporter de nouveaux marchés, nous devons impérativement réussir notre première expérimentation. Si les résultats sont positifs, d’autres commandes suivront.

Qu’est-ce qui te plaît dans le quotidien d’entrepreneur ?

Cette vie était pour moi un rêve, qui commence à devenir réalité ! De plus, j’aime particulièrement travailler sur un projet qui me tient à cœur, avec une équipe que j’apprécie. En somme, vivre de sa passion est vraiment intéressant et n’a pas de prix !


Recruter un élève ingénieur en stage ou en alternance ?

Vous pouvez envoyer votre offre à l’adresse suivante sur notre plateforme d’offre : Career Center Icam.

Voici la diversité des expériences professionnelles proposées dans le cadre de nos formations ingénieur Icam :

Niveau opérateur

 

Stage Humaniste

Stage réalisé par les élèves ingénieurs Icam Parcours ouvert entre l’année préparatoire et la 1ère année d’étude.

Conditions requisesMissionObjectifs du stageDéposez votre offre
  • Première expérience de travail
  • Minimum 4 semaines
  • Période entre début juin et août
  • En France ou à l’international pour perfectionner l’anglais ou une autre langue étrangère
Structures d’encadrement possibles :

  • Travail humanitaire dans un ONG
  • Ou travail rémunéré dans les secteurs de la restauration, hôtellerie, commerces, tourisme, etc.
La mission peut prendre plusieurs formes : travail d’opérateur, d’accueil, de service à une association …

  • Découvrir ses capacités de travail
  • Faire l’expérience de l’ouverture aux autres
  • Se confronter aux autres dans un contexte professionnel
  • S’approprier la culture du milieu
  • Connaître le milieu du travail, l’humanitaire, les acteurs, leur environnement

L’Expérience de Travail Opérateur

Stage ouvrier réalisé par les élèves ingénieurs Icam Parcours intégré entre la 1ère et la 2ème année d’étude.

Conditions requisesMissionObjectifs du stageDéposez votre offre
  • minimum 4 semaines
  • dès la 3ème semaine de juin

 

Environnement de préférence industriel mais non obligatoire

La mission est un travail d’opérateur.

Exemples : stages en tant que manœuvre sur un chantier ou préparateur dans un entrepôt ou magasin.

L’objectif premier de ce stage est de vivre une expérience d’opérateur au sein d’une équipe et d’y découvrir :

  • les conditions de travail postées (à la chaîne, tâches répétitives),
  • l’environnement industriel,
  • l’outil de production,
  • le process industriel et la culture d’entreprise,
Niveau technicien

 

Le stage Assistant technique d’ingénieur

Stage de fin de première année de BTS ATI (Assistant technique d’ingénieur) réalisé par les élèves ingénieurs Icam Parcours apprentissage entre la 1ère et la 2ème année d’étude.

Conditions requisesMissionObjectifs du stageDéposez votre offre
  • minimum 6 semaines
  • entre juin et Août avec une possibilité de deux semaines en janvier.
La mission  consiste en un travail d’opérateur pendant 2 semaines et une mission technicien de A à Z pendant 4 semaines.

Découverte de l’entreprise, de son organisation industrielle et de son organisation économique.

  • Application des acquis techniques pour nos élèves ingénieurs (niveau Bac+2)
  • Réalisation d’une mission (1 à 2 mois) dans le cadre d’un projet.
  • Intégration à une équipe.
  • Premières prises de responsabilité pour des élèves de niveau bac +1 à bac +2.

La Première Mission en Entreprise

Stage technicien réalisé par les élèves ingénieurs Icam Parcours intégré entre la 2ème et la 3ème année d’étude.

Conditions requisesMissionObjectifs du stageDéposez votre offre
  • minimum 6 semaines
  • entre mi-juin et août
L’objectif est de réaliser une mission de A à Z en travaillant en lien avec un ingénieur sur une mission qui aidera ce dernier dans son quotidien. Il peut également prendre la forme de l’automatisation d’une action répétitive qu’il doit réaliser régulièrement, la mise à jour de documents/dossiers ou la mise en valeur de données non traitées.

Exemples : amélioration continue, méthodes, organisation de stocks, analyse des causes de pannes machines, rédaction de procédures qualité, mise en place sous CAO, analyses de données, création de tableaux de bord, mise en forme de KPI, etc.

L’objectif du stage est de travailler en lien avec un ingénieur sur une mission qui aidera ce dernier dans son quotidien, et de permettre à l’étudiant de développer une capacité :

  • de compréhension d’une problématique technique,
  • une vision organisationnelle de l’entreprise,
  • une capacité de communication avec plusieurs acteurs et de prise de position

Le stage technique

Stage technique réalisé par les élèves ingénieurs Icam Parcours ouvert au cours de leur 2ème année (01).

Conditions requisesMissionObjectifs du stageDéposez votre offre
  • 8 à 9 semaines, dont 8 semaines en contenu dans la même entreprise
  • début janvier – début mars
  • en France ou à l’international
Ce stage s’inscrit dans une volonté de donner une nouvelle opportunité aux élèves pour forger des expériences de plus en plus professionnalisantes et techniques.

Les possibilités de stage sont nombreuses, notamment autour de la contribution à l’amélioration du fonctionnement de l’entreprise. 

  • Réaliser une mission comportant une première responsabilité en autonomie
  • Devenir force de proposition et apporter une valeur ajoutée à l’entreprise
  • Découvrir et intégrer les règles de fonctionnement et d’organisation d’une entreprise
  • Comprendre une mission en milieu technique et industriel
  • Sensibiliser à la SST (Santé et Sécurité du Travail) et RSE (Responsabilité Sociale de l’Entreprise)
Niveau ingénieur

 

Le stage Ingénieur

Stage ingénieur réalisé par les élèves ingénieurs Icam Parcours intégré au cours de leur 5ème année. Possibilité de contrat de professionnalisation.

Conditions requisesMissionObjectifs du stageDéposez votre offre
  • minimum 24 semaines, maximum 26 semaines
  • 2 périodes possibles : entre juillet et fin janvier | entre mi-février et fin août
Au cours de ce stage, l’étudiant de 5e année devra mettre en oeuvre des capacités techniques, managériales et organisationnelle pour réaliser une mission confiée par l’entreprise. Que ce soit dans la conduite de travaux dans le BTP, en tant qu’ingénieur technico commercial, au sein d’une SS2I, dans un service de production, un bureau d’étude ou autre… l’étudiant devra prendre en compte les enjeux financiers, techniques et humains pour mener à bien son stage.
  • Aboutissement de la formation ingénieur.
  • Véritable mission de début de carrière d’ingénieur (6 mois).

 

L’apprentissage en formation ingénieur

L’apprentissage est réalisé par les élèves ingénieurs Icam Parcours apprentissage.

  • dès leur 2ème année pour le site de Paris-Sénart sur la 2ème année de DUT.
  • et de la 3ème à leur 5ème année pour l’ensemble des sites Icam sur le cycle ingénieur.

Vous pouvez consulter le document “Recrutez un apprentià Lille, à Paris-Sénart ici, en Vendée et en Bretagne ici et à Toulouse ici.

Rythme d’alternanceProfilsCompétencesRémunérationCalendrierDéposez votre offre

L’apprentissage dure 3 ans (4 ans pour le site de Paris-Sénart). Le rythme de l’alternance évolue en fonction de l’année de formation :

    • 1 mois / 1 mois en deuxième année de DUT (pour le site de Paris-Sénart)
    • 1 mois / 1 mois en première année du cycle apprentissage
    • 3 mois / 3 mois en deuxième année du cycle apprentissage
    • 6 mois / 6 mois en dernière année du cycle apprentissage

Diplomé(e)s bac + 2 après un BTS ou un DUT industriel :

  • Mécanique et Automatismes Industriels, Assistant Technique d’Ingénieur, Conception de Produits Industriels,
  • Génie Mécanique et Productique, Génie Electrique et Informatique Industrielle, Electronique, Electrotechnique…
  • Sélectionnés sur dossier scolaire et entretiens par un jury paritaire Icam/Industriels.
  • Connaissances scientifiques et techniques nécessaires aux métiers industriels (mécanique, automatique, informatique…).
  • Capacités organisationnelles (gestion de production et de projets…).
  • Responsables d’unités de production fonctionnant en véritable “centre de profits”.
  • Qualités d’animation et de direction d’équipe.

Compte tenu des aides attribuées aux entreprises et des charges sur salaire spécifiques aux contrats d’apprentissage, un apprenti ingénieur coûte, en moyenne, toutes charges comprises, environ 10 000 € par an.

L’Icam ne facture aucun frais de formation à l’entreprise d’accueil. Les frais de formation sont entièrement couverts par le versement effectué par l’opérateur de compétences (OPCO) dont dépend l’entreprise.

Cliquez ici pour en savoir plus sur les aides de l’Etat auprès des entreprises concernant l’apprentissage.

A partir de novembre

  • Découverte des entreprises par les futurs apprentis, premières prises de contact.

A partir de mars

  • Les entreprises déposent leurs offres de contrats d’apprentissage.

A partir de juin

  • Signature des contrats d’apprentissage. L’Icam a au préalable effectué les démarches administratives (établissement du contrat, liens avec les CCI et les directions du travail, …)

 


L’entreprise : Semios et l’Icam, un partenariat innovant

Spécialisée dans la signalétique, Semios sort des sentiers battus avec son laboratoire collaboratif : Sign’Lab. Tout au long de l’année, l’entreprise y accueille des étudiants Icam du site de Vannes, afin de développer des solutions à la fois innovantes et concrètes.

Proposant une large gamme de produits d’enseigne, de signalétique et de décoration, Semios est une grande entreprise qui privilégie une fabrication française et interne. Elle possède d’ailleurs une usine de 7000 m² basée au Rheu (35). En 2016, souhaitant faire évoluer sa politique d’innovation, elle sollicite l’expertise de l’Icam en la matière. En interne, l’entreprise a déjà mis en œuvre un changement de culture et une démarche collaborative : une trentaine de collaborateurs volontaires travaillent ensemble sur des solutions éco-conçues, autonomes en énergie, digitales et en 3D.

 

La naissance de Sign’Lab

Pour Semios, la création de ce laboratoire pas comme les autres a pour but de fédérer ses collaborateurs autour d’une démarche d’innovation, tout en anticipant les marchés futurs et en proposant des solutions à forte valeur ajoutée. Pour structurer cette démarche, l’entreprise fait appel au pôle Services aux entreprises de l’Icam, site de Bretagne. De fait, ce dernier propose des audits, conseils et prestations industrielles – comme le développement de nouveaux procédés ou la mise au point d’innovations technologiques. Ce pôle accompagne ainsi chaque année une trentaine d’entreprises de la région. Comme l’explique Patrick Floren, président de Semios, “nous avons sollicité l’Icam, convaincus par l’expertise de ses élèves ingénieurs qui connaissent le monde de l’entreprise grâce à leur formation en alternance, et leur capacité à mobiliser des Hommes et challenger les idées.”

500 idées innovantes

C’est ainsi que le laboratoire Sign’Lab s’est mis à accueillir les étudiants de 5e année de l’Icam, dans le cadre de leur mémoire scientifique industriel (MSI). Ce dernier consiste à travailler sur une problématique d’entreprise en tant qu’ingénieur projet durant une période de 6 mois. Selon Patrick Floren, cette initiative est une réussite : “depuis la mise en place du laboratoire d’innovation, 500 idées ont émergé et plusieurs solutions sont aujourd’hui commercialisées.” Du côté des étudiants, l’expérience est aussi très appréciée, comme le soulignent par exemple Hubert et Nicolas, élèves ingénieurs : “nos missions sont variées et nous propulsent dans un rôle très intéressant de manager.”

Des solutions prometteuses

Parmi les idées innovantes commercialisées, un totem autonome en énergie, grâce à de l’électricité produite à partir d’un panneau solaire et stockée avec une batterie. Une solution à base de cosse de riz (déchet de l’industrie alimentaire) est également identifiée comme une alternative écologique dans les domaines de l’enseigne, de la signalétique et de la décoration. Enfin, une bâche publicitaire issue de bouteilles en plastique recyclées s’avère prometteuse : elle possède la même résistance qu’une bâche PVC classique. Autant de produits qui feront bientôt parler d’eux !


L’international : Un MSI au Canada, au cœur de la recherche biomédicale

Tanguy Rimbeault, élève-ingénieur en 5e année, a terminé au mois de janvier, son MSI (mémoire scientifique) au sein de l’université de la Saskatchewan – province anglophone au centre du Canada. L’occasion pour lui de s’immerger dans le monde de la recherche scientifique biomédicale, au carrefour entre l’ingénierie et la biologie.

Pourquoi as-tu choisi de réaliser un MSI ?

Je souhaitais avant tout faire un MSI pour découvrir le monde de la recherche. En effet, le métier de chercheur était pour moi assez difficile à comprendre, assez abstrait. Pour obtenir des réponses concrètes, j’avais besoin de m’immerger dans cet univers si particulier, grâce à la possibilité de réaliser un MSI.

Quelles étaient tes motivations à choisir l’université de la Saskatchewan ?

Premièrement, j’étais déjà parti aux États-Unis pour mon stage de 3e année et je souhaitais découvrir une autre facette de la culture nord-américaine. J’avais entendu beaucoup d’éloges sur le Canada, c’est pourquoi je me suis tourné prioritairement vers les universités de ce pays. Secondement, comme je m’intéressais au monde de la recherche, j’ai opté pour l’université de la Saskatchewan car je savais qu’elle était particulièrement reconnue pour son laboratoire biomédical. J’ai aussi apprécié le sujet du mémoire, proposé par une étudiante en Master de biologie, qui rencontrait quelques difficultés sur la partie ingénierie de ses recherches.

Justement, peux-tu nous expliquer le sujet de ton mémoire ?

J’ai principalement effectué des tests mécaniques sur des patches cardiaques. De fait, il est aujourd’hui possible d’imprimer en 3D, des patches contenant des cellules vivantes : les chercheurs sont capables de prélever des cellules, de les cultiver, puis, en les mélangeant à d’autres matériaux, de les imprimer pour former des structures en 3D. Le but de ces recherches est, à terme, de parvenir à imprimer des tissus solides ou plus mous (os, dents, peau, poumons, etc.).
Actuellement, plusieurs applications sont à l’étude et, parmi elles, les patches cardiaques. En effet, lors d’un infarctus du myocarde, certains tissus ne sont plus vascularisés et meurent. Implanter des patches avec de nouvelles cellules à la surface du cœur, permettrait de restaurer certaines fonctions cardiaques mises à mal par l’infarctus, en substituant les cellules du patch aux cellules mortes. Mais pour ce faire, il importe que ces supports soient dotés de propriétés biologiques et mécaniques précises, proches des tissus humains. Ma mission était donc d’imprimer des patches composés de différents matériaux, puis d’effectuer des tests mécaniques sur ces derniers, afin de déterminer lesquels sont les plus prometteurs.

Comment as-tu vécu cette expérience en tant qu’étudiant ?

J’ai découvert un domaine d’étude passionnant, riche d’une grande multitude de possibilités et de pistes à explorer. Surtout, j’ai travaillé au sein d’une équipe multiculturelle : sur les 20 chercheurs du laboratoire, un seul était natif du Canada ! Les autres venaient du monde entier : Inde, Iran, Chine, Brésil… Les côtoyer m’a permis de me confronter à d’autres points de vue et d’autres méthodes de travail. De plus, toutes ces personnes étaient vraiment très ouvertes et je pouvais leur demander de l’aide quels que soient les blocages que je rencontrais.

Et sur le plan personnel ?

J’ai volontairement choisi de partir en hiver, au centre du pays (à Saskatoon), entre septembre et janvier, afin de découvrir l’ambiance particulière du Canada à cette période de l’année. J’ai vraiment adoré ce pays, même par des températures de – 30 ou – 40 °C. Par ailleurs, j’ai apprécié la mentalité des Canadiens, qui sont vraiment très accueillants. Cette expérience m’a d’ailleurs donné envie de postuler pour un permis Vacances-Travail, permettant de découvrir l’ensemble du Canada tout en travaillant, pendant une période maximale de 24 mois. Bien sûr, la situation actuelle vient bouleverser la donne, mais j’espère encore pouvoir y partir !


l’innovation pédagogique : les fablabs

L’ensemble des sites Icam français sont désormais dotés de fablabs, qui permettent à nos étudiants d’expérimenter, tester, apprendre et d’accompagner les entreprises clientes dans leurs projets d’innovation. Détails.

Mais d’abord, qu’est-ce qu’un fablab ? Il s’agit d’un laboratoire de fabrication digitale, qui permet de concrétiser des idées/concepts en objets/prototypes fonctionnels, grâce à des machines de prototypage rapide. Il existe des centaines de fablabs dans le monde, qui forment un réseau global de laboratoires de fabrication, ayant tous une liste de machines en commun. Les fablabs sont connectés globalement mais sont tous ancrés dans une réalité locale. Entre fablabs, on s’échange des plans, des méthodes, des bonnes pratiques, qui sont ensuite adaptés en fonction des ressources locales de chaque atelier. La communauté des fablabs est animée par un état d’esprit d’entraide et de partage, avec toujours cette envie de découvrir et de faire par soi même. On trouve dans un fablab des imprimantes 3D, des machines à découpe laser, des machines pour fabriquer des circuits imprimés, des cartes de prototypage électronique, des fraiseuses numériques pour découper des panneaux de bois, des machines pour travailler le textile et le vinyle, etc.

Comment les fablabs sont intégrés au sein de l’Icam ?

Pour développer leur créativité, nos élèves-ingénieurs vivent dans le fablab des expériences les amenant à la stimuler : “sur le site de Nantes, le fablab est la porte d’entrée du Hall Productique et ses moyens de production traditionnels. Ouvert à tous les étudiants, il permet d’expérimenter et de tester les machines dans le cadre de projets pédagogiques, associatifs et personnels ” explique Adrien Copros, fabmanager. Par ailleurs, les étudiants et étudiantes, “digital natives”, voient leur quotidien envahi par le numérique et ne font plus sans. Aussi, le fablab amène le concret via les technologies et la CAO ; le prototypage est réalisé plus rapidement par des machines à partir des modèles numériques. La concentration des moyens permet d’imaginer des systèmes complets, conférant une vision d’ensemble à l’étudiant concepteur ; c’est un lieu d’interdisciplinarité.

Ouverture et enrichissement

Le fonctionnement d’un Fablab facilite la mixité et l’enrichissement mutuel : seul ou en groupe, on y rencontre des amateurs, des industriels ou autres professionnels de la production venus profiter du lieu et de ses équipements. “Notre fablab est tout récent et se déploie progressivement sur 2020. Au sein des 2700 m2 du Hall productique, il est voisin de l’école de production, ce qui répond parfaitement à nos enjeux de mixité. Il se veut un lieu de rencontre entre les élèves des différentes formations présentes sur le site. À terme, il sera ouvert au public et créateurs d’entreprise des pépinières de la région” détaille Adrien Copros. En somme, pour les élèves, le Fablab permet de s’ouvrir au monde avec curiosité, de prendre en compte les réalités extérieures dans ses projets, de répondre à des problématiques de société… Un excellent aperçu des enjeux de leur futur métier !


L’idée : des objets déco en plastique recyclé

Apprenti ingénieur Icam en 4e année, Coriandre Onillon a développé une technique de valorisation des déchets plastiques… afin de les transformer en objets aussi utiles que déco ! Alliant la pointe de la technologie et le respect de l’environnement, cette initiative prometteuse n’en est qu’à ses débuts, car Coriandre a bien d’autres idées en tête.

Fort d’un cursus atypique, Coriandre Onillon a débuté son parcours par un Brevet Professionnel puis un BTS de menuiserie, avec deux années passées chez les Compagnons du Devoir. Il poursuit ensuite ses études à l’Icam, en apprentissage, afin de devenir ingénieur. Mais bien vite, son amour de la matière le rattrape. “Je me suis rapidement intéressé à la question de l’impression en 3D, explique Coriandre. En qualité de menuisier, le fait de passer du numérique à la création d’objets concrets m’a évidemment beaucoup intéressé.” C’est pourquoi, pour son stage de 3e année, il choisit une start-up de Sheffield (Angleterre) spécialisée dans ce domaine. Là-bas, il travaille sur les imprimantes grand format, après avoir développé une tête d’impression utilisant le plastique issu des bouteilles recyclées.

Recherche d’une solution écologique

Ses travaux permettent à Coriandre d’envisager l’utilisation de plastiques recyclés avec de grandes imprimantes 3D. “Depuis le début de son utilisation, poursuit le jeune apprenti, j’ai remarqué que cette technologie n’était pas très écologique : non seulement la matière première peut revenir cher à la longue, mais elle est surtout issue du pétrole ou de l’amidon de maïs (difficilement recyclable). Le coût des matières premières couplé à leur coût écologique, m’a amené à me demander si l’on ne pouvait pas faire un geste pour la planète, en adaptant les principes de l’économie circulaire à l’impression additive.” Une idée qu’il met finalement en œuvre à son retour d’Angleterre.

Création d’une mini-entreprise

Après une présentation du concept Les Entrep’ lors d’une session Icam, Coriandre choisit d’intégrer ce programme qui aide des jeunes à devenir entrepreneurs ou intrapreneurs. Avec quelques autres étudiants d’horizons différents, il suit une formation pendant six mois, afin de l’aider à structurer et concrétiser son projet. Ses camarades et lui organisent notamment des événements de collecte et de sensibilisation, lors desquels ils récoltent du plastique. Et ils commencent à produire leurs premiers objets : “Pour le moment, nous proposons de petits objets, comme des pots de fleurs. Nous travaillons à partir de plastique recyclé ou de filament fourni par des prestataires.”


Leur projet termine lauréat du Trophée Les Entrepreneuriales 2020 et va concourir au niveau national !

De belles perspectives

Aujourd’hui, face à l’urgence de la situation sanitaire, Coriandre n’a pas hésité à réorienter sa production. “Depuis deux semaines, nous produisons des visières de protection pour un EHPAD et une pharmacie à Angers, mais aussi pour la gendarmerie et les urgences de Niort.”

Enfin, en plein confinement, le projet de Coriandre et ses camarades (Elouan Le Gall et Dorian Couturier-Masse) devient déjà une véritable entreprise et les associés organisent maintenant une levée de fond. “Nous pouvons réaliser des objets et les vendre, mais nous souhaitons élargir notre catalogue, en proposant du petit mobilier, comme des tables basses. Notre atout est de produire en série ou de manière totalement personnalisée. De nombreuses opportunités s’offrent à nous !”

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L’info : relever le défi de la prépa !

Au sein de l’Icam site de Nantes, assurer la continuité pédagogique pour les étudiants en classes préparatoires associées est un véritable défi quotidien, relevé avec enthousiasme par le corps enseignant du lycée partenaire (La Joliverie). Explications pratiques avec Marc Hagneré, directeur adjoint aux classes préparatoires associées Icam – La Joliverie.

Dès l’annonce de l’annulation des cours en présentiel et du confinement, l’équipe enseignante s’est organisée. “Nous nous sommes réunis afin de nous concerter sur les ajustements à effectuer et les objectifs à maintenir pendant cette période particulière, explique Marc Hagneré. En fait, la difficulté a surtout été de trouver un équilibre entre les matières et d’adapter l’emploi du temps aux modalités de cours en ligne. Pour le reste, mes collègues étaient déjà en train de développer des solutions. J’ai même dû en modérer certains, qui se fixaient des objectifs trop ambitieux.”

Des outils numériques déjà en place

Afin de s’adapter aux cours à distance et au travail en autonomie des étudiants, beaucoup d’enseignants utilisent les outils numériques mis en ligne par les sites Icam. “Pour les TP et certaines manipulations, continue Marc Hagneré, les étudiants peuvent télécharger les logiciels informatiques que nous utilisons en cours ou sur les machines. De plus, si leur ordinateur personnel n’est pas assez puissant, il leur est également possible de faire fonctionner les logiciels à distance grâce au serveur de l’Icam site de Nantes. C’est un protocole que nous maîtrisons bien, puisqu’il est déjà en vigueur depuis plus d’un an et demi.” De la même manière, les enseignants qui utilisaient beaucoup Moodle avant le confinement continuent à proposer des cours et des travaux sur cette plateforme pédagogique qui leur est familière.

Des solutions très variées

En fonction de leurs besoins propres et de la nature des cours, les enseignants se tournent aussi vers des solutions parallèles. “Pour ma part, poursuit Marc Hagneré, j’utilise beaucoup Google Drive pour mettre certains supports en ligne, ainsi que Google Meet, afin de donner des cours en direct. Les étudiants coupent leurs micros, me posent leurs questions sur le tchat et je donne les réponse collectivement. J’ai également enregistré des cours : le diaporama est diffusé à l’écran, accompagné de mes commentaires et annotations. Les étudiants apprécient beaucoup ce format car ils peuvent suivre les enseignements à leur rythme, revenir sur les passages difficiles, etc. Quand aux TD, beaucoup d’entre nous les réalisent sur l’application de messagerie en ligne Discord, qui permet d’obtenir une bonne émulation entre les participants.” Du côté des étudiants, les réseaux sociaux et les messageries instantanées, déjà bien maîtrisés avant le confinement, servent, pendant et entre les cours, à s’entraider et à créer des groupes de travail en fonction des affinités.

La question des évaluations

Si la mise en place d’évaluations individualisées ne semble pas poser de problèmes insurmontables pour les matières littéraires ou les sciences sociales, il en va autrement des matières scientifiques. “Pour le moment, nous proposons surtout des QCM et questionnaires sur Moodle. Chronométrées, ces épreuves sont nominatives et il est impossible de revenir sur ses réponses hors des horaires fixés. Dans ce cadre, notre principale difficulté est donc de faire attention aux tentatives de tricherie qui existent toujours, afin que les évaluations conservent leur valeur.”
Globalement, Marc Hagneré note néanmoins que la plupart des élèves sont au rendez-vous : “Ils se connectent tous aux cours. Ensuite, le suivi, la réalisation des exercices et l’implication dépendent de la bonne volonté de chacun. Bien sûr, nous savons que tous ne travaillent pas dans les mêmes conditions à domicile. Pour certains, déjà en difficulté au premier semestre, le confinement et l’isolement scolaire qu’il entraîne sont des facteurs aggravants que nous devons prendre en compte, en espérant un rapide retour à la normale.”