Métier : conductrice de travaux

Solène Rivas, qui a obtenu son diplôme d’ingénieur Icam en 2018 après le parcours intégré, est aujourd’hui conductrice de travaux chez Eurovia. Un métier dont les défis l’enthousiasment ! Elle répond à nos questions.

Dans quel contexte es-tu entrée chez Eurovia ?

Eurovia est l’entreprise dans laquelle j’ai effectué mon stage ingénieur de dernière année. A cette époque, je faisais de l’assistance à conduite de travaux et j’ai également assisté un chef de chantier. Je travaillais sur un chantier de VRD (voirie et réseaux divers) pour l’extension d’un supermarché. Cela m’a beaucoup plu. Ensuite, la procédure chez Eurovia est que le chef d’agence fait un retour en fin de stage au directeur de région, qui décide ou non d’une embauche. En l’occurrence, le retour a été positif pour moi et ils m’ont proposé un poste à Montauban.

Quelles ont été tes missions, depuis ?

J’ai suivi le parcours classique des jeunes ingénieurs embauchés chez Eurovia, à savoir, une première mission de chef de chantier (de six mois à un an et demi en général), qui pour ma part a donc impliqué un déménagement à Montauban. Puis, j’ai été mutée à Tarbes pour devenir conductrice de travaux, le poste que j’occupe actuellement. Je travaille sur un chantier d’envergure pour l’aéroport de Tarbes, avec une base de vie intégrée sur place. 

Qu’est-ce qui te plaît particulièrement dans ce métier ?

Je trouve le quotidien très vivant ! C’est aussi un métier technique, mais avec beaucoup de relationnel, puisque l’on pilote des équipes sur les chantiers. On y acquiert également beaucoup d’autonomie d’emblée, car on prend des responsabilités tout de suite. Par ailleurs, être une femme dans un métier très masculin, c’est aussi un challenge qui me plaît. Je suis ravie de voir que nous sommes de plus en plus nombreuses à travailler dans le BTP, cela redore un peu l’image de notre métier qui n’a pas toujours bonne réputation. Bien sûr, il y a parfois des conflits à gérer, les propos sont parfois incisifs et tranchants ! Mais en général on règle le problème et on passe à autre chose.

Quelles sont tes perspectives ?

Il y a plusieurs options pour évoluer chez Eurovia : soit passer sur des fonctions transverses, comme le bureau d’études, le laboratoire ou la topographie. Soit une évolution hiérarchique (chef de secteur, puis chef d’agence, puis directeur de région). Pour l’instant je m’attache surtout à bien faire mon travail ! C’est, en tout cas, une entreprise où je me sens très bien.

Quelles compétences apprises à l’Icam as-tu le sentiment de mobiliser au quotidien ?

Le fait de devoir m’imposer dans un univers très masculin demande du tact, du savoir-vivre et un grand sens de la communication. Ce sont clairement des choses que j’ai apprises à l’Icam. De même, j’utilise beaucoup la prise de recul : il est essentiel de revenir sur les projets menés pour voir les pistes de progrès, ce qui a posé problème… Il y a de nombreux chantiers à mener et l’on peut facilement se laisser entraîner dans la spirale du temps, alors je veille à bien garder cette étape de retour sur expérience. Je crois aussi que, pendant l’Expériment, j’ai développé un sens de la “débrouillardise” qui m’est très utile aujourd’hui ! Je suis partie au Canada faire du woofing et j’ai également fait un road trip de deux mois. Cette expérience me permet de trouver des solutions rapidement, d’être réactive et je crois vraiment que c’est mon voyage qui m’a apporté tout cela. J’ajouterais que nous sommes plusieurs jeunes ingénieurs chez Eurovia, issus de différentes écoles, et je vois que mes collègues n’ont pas suivi de formation humaine, ni vécu de temps tels que l’Expériment : lorsqu’on en parle, ils trouvent ça super et regrettent de ne pas avoir eu cette chance !


Une pelliculeuse innovante pour les profilés de Technal

Trois étudiants ont réalisé leur MSI (mémoire scientifique industriel) pour le compte de l’entreprise Technal, qui souhaitait améliorer les performances de l’une de ses machines (pelliculeuse). L’objectif : réduire considérablement le nombre des déchets plastiques produits, tout en assurant un même niveau de protection pour les profilés sortant de l’usine. Yoann Bounhoure, l’un des étudiants de l’équipe, nous explique ce projet en détails !

Yoann, peux-tu nous expliquer quelle était la problématique confiée par Technal ?

Technal produit des profilés aluminium, pour les habillages de fenêtres, qui doivent être protégés pour être transportés à la sortie de l’usine. Jusqu’alors, les profilés étaient pelliculés une première fois, puis enrubannés de plastique à une seconde étape du process. Dans un objectif de “green packing”, afin de réduire la quantité de plastique nécessaire à la protection des profilés, Technal nous a demandé d’améliorer le premier pelliculage, afin que cette couche soit suffisamment résistante à la friction, pour éviter de filmer une seconde fois les profilés.

A quels défis techniques particuliers avez-vous été soumis ?

La demande de Technal était assez singulière, car l’entreprise souhaitait que le pelliculage démarre et s’arrête à quelques centimètres des extrémités des profilés. Et ce, pour éviter qu’ils ne se collent les uns aux autres dans la manutention. Nous avons commencé notre travail par un état de l’art, en contactant de nombreux fournisseurs en Europe. Nous nous sommes rapidement aperçus que nous ne pouvions pas utiliser une machine existante. Nous devions concevoir une solution sur-mesure pour cette demande particulière.

Qu’avez-vous mis au point, finalement ?

Nous avons mis deux mois et demi à proposer deux solutions réalistes, que nous avons maquetté à l’aide d’imprimantes 3D. Technal a validé une tête de pelliculage, adaptable sur une nouvelle machine. L’entreprise nous avait donné pour mission de chiffrer l’ensemble de la réalisation, et nous avons donc mis en oeuvre un budget avec les fournisseurs. L’ensemble était assez complexe, avec de l’électronique, des gaines en polyuréthane pour protéger les rouleaux de la pelliculeuse, etc. 

Qu’en est-il de ce projet aujourd’hui ?

Notre mission de MSI s’arrêtait à la conception et au chiffrage de la solution mais, cette année, une nouvelle équipe d’élèves travaille sur l’implantation de la tête de pelliculeuse, non pas sur une nouvelle machine – finalement hors budget – mais sur une machine existante. La concrétisation se poursuit donc !

Comment as-tu vécu cette expérience de MSI ?

Je suis vraiment content d’avoir travaillé sur ce projet, qui répondait à mes attentes, car je voulais vraiment effectuer une mission de conception. Avec Jérôme Puech et Simon Alidor, qui ont suivi le parcours apprentissage, nous avons mis en place un travail d’équipe très fluide, en se répartissant naturellement les tâches selon nos points forts. Nous avons aussi appris à nous adapter, à la fois à la demande du client mais aussi aux contraintes des fournisseurs. Et puis, il fallait aussi très bien gérer le planning, car nous avions beaucoup de choses à faire en un temps restreint ! C’était une expérience très enrichissante, également dans la relation à l’entreprise, qui nous a vraiment donné le sentiment de travailler en partenariat avec nous.


Aménager une salle multisensorielle – Mission sociale Apprentissage

Sandy Gomez et Olivier Sauvinet, élèves ingénieurs du parcours apprentissage, ont réalisé lors de leur 4e année une mission sociale pour une association dédiée aux enfants porteurs de handicap. Leur intervention a permis à la structure de concrétiser un projet de salle multisensorielle, également mise à disposition d’une maison de retraite.

Sandy Gomez et Olivier Sauvinet, élèves ingénieur Icam apprentissage au cours de leur mission sociale, dans la salle multi-sensorielle de l’association “Mots pour maux d’enfants” à Cosne-sur-Loire (58).

Sandy Gomez et Olivier Sauvinet sont, aujourd’hui, en dernière année du parcours apprentissage, à Toulouse. Mais leur mission sociale, menée il y a un an, reste un moment fort de leur parcours : “C’est le projet de l’association qui nous a réunis pour ce travail, explique Olivier. Sandy a de la famille en Bourgogne Franche-Comté, à Cosne-sur-Loire, et c’est par son intermédiaire que nous avons connu l’association Mots pour Maux d’enfants. La structure, portée par des bénévoles qui ne ménagent ni leur temps ni leur énergie, souhaitait concrétiser un projet de salle multisensorielle, source de nombreux bienfaits, tant pour les personnes souffrant d’un handicap que pour les personnes âgées. Aussi, l’idée était également de proposer une salle en accès libre à partager avec la maison de retraite voisine.

Un projet complet prêt-à-l’emploi

Notre mission a été de concevoir cette salle et d’aider au montage du dossier, permettant à l’association d’obtenir des financements,” détaille Sandy. “Nous avons d’abord fait beaucoup de recherches, en nous déplaçant dans un centre Adapei de la région, muni d’une salle similaire. La présidente de l’association, Carole Laforge, nous a aussi indiqué les équipements qu’elle

“Remise du chèque de la part de la Caisse d’épargne Bourgogne Franche Comté pour soutenir notre projet.
Carole Laforge, présidente et fondatrice de l’association “Mots pour Maux d’enfants”, Krystoff Fluder, Artiste et parrain de l’association et Nadia Sollogub, Sénateur de la Nièvre et marraine de l’association, et l’équipe de la Caisse d’épargne.”

souhaitait intégrer à la salle, comme une colonne à bulles, des jeux de lumières à LED ou encore un lit vibrant et chauffant. Nous avons construit la salle à partir de ses instructions.” Les deux élèves ont alors réalisé les plans, effectué une modélisation en 3D, demandé les devis aux principaux fournisseurs, pour établir un projet solide, chiffres à l’appui. “Il nous restait encore du temps après cette première mission, alors nous avons aussi proposé notre aide pour démarrer les premiers travaux de la salle : ragréage des sols, peinture, pose de parquet…”, ajoute Olivier. Nous avons aussi préparé le terrain pour les artisans, en indiquant l’emplacement des prises et des interrupteurs. À la fin des deux semaines de la mission, nous avons confié à l’association une notice complète de montage de la salle, pour que tout soit prêt lorsque les financements seraient débloqués.”

Gratification et réflexion sur soi

Grâce au travail de Sandy et Olivier, l’association a effectivement trouvé les fonds pour aménager cette salle multisensorielle, inaugurée en ce début d’année 2020. Les deux élèves étaient, bien sûr, conviés pour ce grand jour : “c’était très émouvant de voir la salle aboutie, et surtout d’observer les enfants évoluer dedans, en compagnie de leurs parents,” ajoutent les deux élèves de concert. “Carole, la présidente, est aussi une grande source d’inspiration : elle donne énormément pour son association. Elle a un fils de notre âge, Paulin, qui a un handicap et qui, parce qu’il a plus de 18 ans, ne peut plus accéder à la salle multisensorielle de l’Adapei. Nous avons pu mesurer combien ces jeunes manquent d’aides une fois majeurs et cela nous a beaucoup fait réfléchir sur nous-mêmes. Également, savoir que cette salle va aider un grand nombre d’enfants, de jeunes et de seniors, c’est une immense gratification.


Les Fablabs à l’Icam [Toulouse]

L’ensemble des sites Icam français sont désormais dotés de fab labs, qui permettent à nos étudiants d’expérimenter, tester, apprendre et d’accompagner les entreprises clientes dans leurs projets d’innovation. Détails.

Mais d’abord, qu’est-ce qu’un fab lab ? Il s’agit d’un laboratoire de fabrication digitale, qui permet de concrétiser des idées/concepts en objets/prototypes fonctionnels, grâce à des machines de prototypage rapide. Il existe des centaines de fab labs dans le monde, qui forment un réseau global de laboratoires de fabrication, ayant tous une liste de machines en commun. Les fab labs sont connectés globalement mais sont tous ancrés dans une réalité locale. Entre fab labs, on s’échange des plans, des méthodes, des bonnes pratiques, qui sont ensuite adaptés en fonction des ressources locales de chaque atelier. La communauté des fab labs est animée par un état d’esprit d’entraide et de partage, avec toujours cette envie de découvrir et de faire par soi même. 

On trouve dans un fab lab des imprimantes 3D, des machines à découpe laser, des machines pour fabriquer des circuits imprimés, des cartes de prototypage électronique, des fraiseuses numériques pour découper des panneaux de bois, des machines pour travailler le textile et le vinyle, etc.

Comment les fab labs sont intégrés au sein de l’Icam ?

Pour développer leur créativité, nos élèves-ingénieurs vivent dans le fab lab des expériences les amenant à la stimuler : “sur le site de Toulouse, le fab lab invite les étudiants à inventer, expérimenter, tester les machines dans le cadre de projets pédagogiques, associatifs et personnels. Autant d’opportunités de se familiariser avec ces machines de pointe et de développer sa créativité” explique Martin Rallier-du-Baty, directeur des études du parcours intégré. Par ailleurs, les étudiants et étudiantes, “digital natives”, voient leur quotidien envahi par le numérique et ne font plus sans. Aussi, le fab lab amène le concret via les technologies et la CAO ; le prototypage est réalisé plus rapidement par des machines à partir des modèles numériques. La concentration des moyens permet d’imaginer des systèmes complets, conférant une vision d’ensemble à l’étudiant concepteur ; c’est un lieu d’interdisciplinarité.

Ouverture et enrichissement

Le fonctionnement d’un fab lab facilite la mixité et l’enrichissement mutuel : seul ou en groupe,  on y rencontre des amateurs, des industriels ou autres professionnels de la production venus profiter du lieu et de ses équipements. “Sur le site de Toulouse, les entreprises clientes ont deux possibilités, détaille Franck Cochez, responsable du pôle Services aux Entreprises : se former sur les machines pour réaliser elles-mêmes leurs innovations au sein de notre fab Lab, confier la réalisation du produit par le fab manager ou, en fonction de la complexité du projet, confier leur projet de conception à une équipe d’ingénieurs projets depuis l’étude de faisabilité jusqu’à la réalisation en passant par le prototype”.

En somme, pour les élèves, le fab lab permet de s’ouvrir au monde avec curiosité, de prendre en compte les réalités extérieures dans ses projets, de répondre à des problématiques de société… Un excellent aperçu des enjeux de leur futur métier !


Un MSR à Modène, au coeur de l’industrie automobile de pointe

Elliot Van Puyvelde, étudiant en dernière année du parcours intégré à Toulouse, a récemment effectué son mémoire scientifique recherche (MSR) au sein de l’université Unimore, à Modène, en Italie. L’occasion pour lui de travailler sur un sujet technique qui le passionne, étroitement lié au secteur automobile de pointe.

Quelles raisons t’ont motivé à choisir l’université de Modène pour ton MSR ?

Département d’ingénierie Enzo Ferrari de l’université UNIMORE, hiver 2019

J’ai choisi l’université de Modène Unimore car celle-ci est au cœur d’une région très active de l’industrie automobile de pointe. En effet on peut y retrouver de prestigieux constructeurs automobiles comme Ferrari, Lamborghini, Maserati et autres. En choisissant le laboratoire Lapis (situé dans le département d’ingénierie Enzo Ferrari de l’université UNIMORE) comme lieu de MSI, j’ai ainsi eu la certitude de travailler sur un sujet qui me passionnerait. 

Peux-tu nous expliquer en détails quel a été ton sujet de mémoire ?

Mon sujet de MSR peut se distinguer en deux parties. La première consistait en l’étude du design structurel d’un piston de moteur de moto au moyen de l’optimisation topologique, afin de mettre en oeuvre celui-ci à l’aide de la fabrication additive. Le but était alors d’exploiter les applications de 3Dexpérience (Dassault Système) afin d’étudier le design (optimisation topologique) et l’industrialisation (fabrication additive) du piston. Pour mieux comprendre, l’optimisation topologique est une stratégie de design structurel assisté par ordinateur. Celle-ci permet d’obtenir, à partir d’une pièce mécanique de base, un design optimisé selon les critères de performance souhaités (minimisation la masse ou des déformations par exemple), tout en tenant compte de l’environnement de la pièce (liaisons avec d’autres pièces mécaniques, zones fonctionnelles et charges appliqués à la pièce elle-même). Ce design optimisé est alors calculé par un algorithme, qui détermine la répartition optimale de matière selon les critères énumérés précédemment. La deuxième partie de mon mémoire consistait en l’étude et la comparaison de différents logiciels d’optimisation topologique à l’aide de l’étude de cas du piston. Un benchmark a été réalisé à cette issue. 

Combien de temps a duré ce MSR ?

Il a débuté en mi-septembre pour finir en fin janvier. Lors de ce MSR j’ai travaillé en parallèle avec un autre étudiant Icam (Benjamin Lainé, qui suit le parcours apprentissage à Vannes) qui s’est occupé de l’étude de l’industrialisation du piston optimisé. Un autre étudiant de l’Unimore a également contribué au benchmark en exploitant d’autres logiciels que ceux que j’ai étudiés.

Comment as-tu vécu cette expérience ?

Cela été très enrichissant, tant au niveau professionnel que personnel. En effet, j’ai acquis de nombreux savoirs essentiels grâce au MSR mais aussi des compétences relationnelles et linguistiques importantes. Avoir réalisé mon MSR à l’étranger était alors pour moi le meilleur moyen de parfaire ces compétences. 

Ce MSR a-t-il influencé tes choix de carrière ?

Ce MSR a grandement influencé mes choix futurs car je réalise actuellement mon stage de fin d’étude à l’ONERA (centre français de recherche aérospatiale), sur un sujet traitant également d’optimisation topologique. Si j’en ai la possibilité, j’aimerais poursuivre ma carrière dans ce domaine pour lequel je commence à avoir une expertise bien fondée. Mon objectif serait alors d’intégrer un bureau d’étude en conception et dimensionnement mécanique dans le domaine de l’automobile ou de l’aéronautique/aérospatial.


Futur campus… et campus du futur !

L’Icam, site de Toulouse, se transforme en profondeur, avec un nouveau bâtiment, une nouvelle résidence, des rénovations, ainsi que des équipements de recherche et d’expérimentation encore plus performants. Franck Cochez, responsable des services généraux et du pôle service aux entreprises, vous explique, en détails, en quoi consiste ce “campus du futur” !

Le nouveau site de Toulouse, c’est d’abord un site qui s’adapte à de nouveaux besoins : ceux d’espaces de travail modulables, souples d’utilisation, pour répondre à des méthodes pédagogiques qui favorisent le travail collaboratif et “hors classe” : “le campus numérique, qui offre du haut débit ainsi que l’accès à tous les logiciels métier de l’ingénieur depuis n’importe quelle interface, modifie profondément les façons d’enseigner, explique Franck Cochez. Les élèves fonctionnent de plus en plus en mode projet, ce qui nécessite des salles de coworking, mais aussi des espaces évolutifs. Un nouveau bâtiment pédagogique a ainsi été construit avec des cloisons mobiles, pour accueillir 10, 20 ou 50 étudiants selon les besoins”. 

Expérimentations et recherches facilitées

Autre pierre angulaire du campus et des nouvelles constructions : le Fab Lab, qui offre un terrain d’expérimentations privilégié. ”Il se décline en trois grandes parties : un vaste atelier de fabrication, une salle préservée pour l’électronique, l’informatique et les imprimantes 3D, et enfin un espace de travail collaboratif.” Au sein du Fab Lab, les élèves peuvent tester des innovations, élaborer des prototypes, expérimenter des notions… Un élément essentiel d’une pédagogie Icam qui encourage la créativité et l’apprentissage par la pratique. “D’autres travaux importants ont été menés pour le plateau recherche, avec un local à température contrôlée, un système puissant de renouvellement de l’air, et une liaison avec la toiture, où une plateforme extérieure dédiée aux énergies renouvelables est installée. Le matériel est connecté avec la salle pour récupérer des données des expérimentations menées comme l’éolien ou le photovoltaique.”

Confidentialité des innovations

Le plateau recherche est en partie mutualisé avec le pôle Services aux Entreprises, pour un travail sur des projets pluridisciplinaires, en réponse aux problématiques confiées par les entreprises. “A proximité du Fab Lab, des salles d’intégration permettent aussi de mettre en oeuvre des prototypes ou machines avec le souci de conserver la confidentialité des projets, précise Franck Cochez. Elles sont accessibles par un système de contrôle d’accès qui sécurise les innovations des entreprises.” Ajoutons à tout cela une salle d’essai avec un accès haut de 6 mètres, pour la partie mécanique et matériaux. “nous investissons dans un pot vibrant, très utile en mécanique dynamique, pour tester les matériaux en conditions extrêmes”. L’ensemble des équipements du Fab Lab et des salles d’intégration, d’essai et de recherche, représentent un investissement de l’ordre de 300.000 euros, sur trois ans. 

Engagement environnemental

Le campus évolue côté pédagogie et technique, sans oublier le confort de vie des élèves et un fort engagement environnemental. “La MI (résidence étudiante – Maison des Icam) a été ramenée sur le site même de l’Icam et la livraison du chantier est imminente. Elle prévoit une partie d’auto-consommation à énergie solaire. Nous avons aussi changé tous les candélabres extérieurs au profit d’éclairages LED (ce qui permet d’éclairer l’ensemble du campus pour une consommation équivalente à celle de deux lampes classiques auparavant) ; le parking est aussi équipé de bornes de rechargement électriques pour les véhicules.” Enfin, l’atelier de l’école de production est en rénovation profonde, pour renforcer les réseaux électriques, les systèmes de chauffage et d’incendie, et offrir globalement un cadre d’apprentissage plus confortables aux élèves.


Les élèves vivent l’Icam à distance

Depuis le 17 mars 2020, les sites Icam sont fermés et la grande majorité des élèves des parcours intégré, parcours apprentissage et parcours ouvert sont retournés chez eux.

Malgré la distance, les apprenants font preuve d’imagination pour continuer de faire vivre le lien de promotion et de campus, si important à l’Icam, pendant cette période d’éloignement.

Les exemples repris ici ne sont pas exhaustifs, mais illustrent au mieux les actions que mettent en place les élèves de toutes les promotions, et de tous les sites, pour garder le lien et faire vivre #IcamALaMaison pendant le confinement !

Sport :

Les élèves des Bureaux des Sports proposent régulièrement des activités à faire afin de garder la forme et de s’entretenir, tout en respectant les consignes de confinement.

Concours de bricolage :

Les associations “makers” qui s’appuient notamment sur les fablabs des écoles, proposent des concours, des tutoriels et parfois des conseils !

 

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Concours photos :

La fibre artistique et l’inventivité des élèves ingénieurs sont ici sollicitées !

 

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Talents :

Nos élèves ont d’incroyables talents, et ils le font savoir ! Certains BDE organisent des concours de talents, comme ici celui de Toulouse.

 

Développement durable :

Sur les campus, plusieurs associations sensibilisent et mobilisent les élèves sur les sujets du développement durable.

L’association Ecolog’Icam du site de Paris-Sénart a mis en place une série de tutoriels en vidéos.

Cuisine :

Les élèves partagent leurs meilleures recettes, celles qu’ils avaient l’habitude de confectionner à la résidence pour leurs colocataires…

 

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Industrie 4.0, Supply Chain & RSE : des sujets d’actualités en sujets de thèse à l’Icam site de Paris-Sénart

L’Icam site de Paris-Sénart a accueilli ses premières doctorantes il y a quelques mois.  Après leurs premiers mois d’intégration à l’Icam, Manel KOUMAS et Shérazade HELALI nous racontent leurs parcours, leurs sujets de thèses respectifs, et leurs enjeux pour la société.

 

Manel Koumas : passionnée d’Industrie 4.0 “Je suis heureuse de pouvoir contribuer, à mon niveau, à développer notre industrie et à bâtir celle de demain !”

 

Manel a rejoint l’Icam il y a quelques mois pour travailler sur la thèse suivante : “Modélisation, simulation et optimisation des chaînes de production pour les petites et moyennes séries dans le cadre de l’industrie 4.0” pendant 3 ans. 

Une thèse financée par la région Ile-de-France, qui a lancé un programme de financement de contrats doctoraux (Paris Région PhD2) pour des projets de thèse retenus dans des DIM (Domaines d’Intérêts Majeurs), avec une dimension numérique.

 

Parles-nous de ton parcours scolaire jusqu’à aujourd’hui…

Après mon bac, j’ai décidé de faire une licence en informatique. J’ai ensuite poursuivi par deux masters : le premier, un master en informatique spécialité calcul hautes performances et simulations (tourné vers les micro-processeurs : architectures parallèles et calcul intensif) en Algérie, et le second, un master en ingénierie des systèmes complexes (spécialisé en maintenance aéronautique) à l’Université d’Evry en France. J’ai été major de promotion deux fois de suite, un de mes professeurs en master savait que j’étais passionnée par l’industrie et surtout, que j’aimais pouvoir lier ce sujet à de la pratique sur le terrain. C’est lui qui m’a proposé de travailler sur ce sujet de recherche et ainsi poursuivre mes études en doctorat. L’idée m’a tout de suite plu !

 

Je suis actuellement dans le domaine de recherche du génie industriel et de la robotique. En d’autres termes, il s’agit de tout ce qui est en relation avec la production industrielle et la technologie de l’information et de la communication. Par exemple, je suis actuellement en train de travailler pour le cas d’usage de l’entreprise Micronique, avec qui l’Icam et l’Université d’Evry sont partenaires dans le cadre de ma thèse. 

Je vais devoir modéliser le fonctionnement actuel de leur ligne de production, mais aussi me pencher sur l’implantation de nouveaux logiciels dans leur entreprise. Toutes ces actions ont pour but d’améliorer la performance de leur entreprise.

Le terme “cas d’usage” signifie que je réalise des cas spécifiques de test avec une entreprise, qui pourront servir, à la fin de ma thèse, à d’autres entreprises.

 

Avec qui travailles-tu sur ta thèse ?

Je travaille en laboratoire avec Paul-Eric Dossou, enseignant et chercheur à l’Icam site de Paris-Sénart (laboratoire SPLOTT – ISFTTAR) et Jean-Yves Didier, maître de conférences, HdR (laboratoire IBISC-UEVE) et avec l’entreprise Micronique où je suis directement en lien avec le PDG, Jean-Pierre Leboeuf. J’aime le fait d’être sur le terrain et travailler aux côtés de ces différentes personnalités pour approfondir mon travail jour après jour.

 

Pourquoi ton sujet de thèse est-il dans l’ère du temps pour les entreprises ?

L’industrie 4.0 a été lancé ces dernières années pour permettre de répondre au retard que rencontrent les entreprises françaises pour améliorer leur performance globale et se replacer dans la concurrence internationale. L’idée à retenir dans l’industrie 4.0 est que l’homme est indispensable et doit être au centre de tout dans une entreprise.

 

Peux-tu nous donner des exemples d’actions que tu mènes actuellement dans le cadre de ta thèse ?

Je vais travailler sur une architecture qui sera proposée pour leur ligne de production, qui permettra :

  • d’être interopérable (pouvoir ajouter, supprimer ou modifier des machines dans les postes de travail, faire en sorte que le matériel utilisé comme les robots/cobots interagissent ensemble pour développer la fonction support aux opérateurs), et configurable à la demande.
  • d’accélérer la mise en production de cartes électroniques sur demande à des coûts relativement faible pour eux et leurs clients.

 

Pourquoi ce sujet te tient-il particulièrement à coeur ?

L’industrie 4.0 est un sujet d’actualité et je suis convaincue que répondre à la problématique de ma thèse apportera satisfaction à Micronique concernant sa demande d’accélération de mise en production de ses cartes électroniques sur demande et à coûts réduits. J’espère que cela permettra d’ouvrir la porte à d’autres PME/ETI qui désirent se lancer dans le 4.0. Je suis heureuse de pouvoir contribuer, à mon niveau, à développer notre industrie et à bâtir celle de demain !

 

Shérazade HELALI : “une thèse bénéfique pour l’environnement et pour la performance des entreprises”

 

Shérazade nous a également rejoint récemment sur le site de Paris-Sénart et travaille sur un autre sujet. Celui-ci porte sur les motivations des pratiques du management durable de la supply chain et leurs effets sur la performance de l’entreprise, avec un cas spécifique d’échantillons d’entreprises Françaises.

 

 

 

Que faisais-tu avant d’arriver à l’Icam ? 

J’ai commencé par réaliser une Licence en finance en Tunisie, puis j’ai continué par un Master Management et Marketing – Spécialité Management Administration & Stratégie des Affaires. J’ai débuté une année de doctorat en Tunisie, mais j’ai vite postulé en France à Paris. Pourquoi ce choix ? Selon moi, la recherche à Paris est plus développée, notamment dans la RSE ainsi que la Supply Chain. Ces deux thématiques me tiennent à coeur et c’est pour cela que j’ai préféré approfondir l’étude de ces sujets ici en France.

 

Quel est ton domaine de recherche ?

Mon domaine de recherche est le management et concerne plus particulièrement la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) et la Supply Chain (l’optimisation des ressources d’une entreprise). Par exemple, cela peut concerner : les matériaux des produits, leur bonne qualité (recyclage des produits) ou encore, la diminution des déchets. Ma thèse traite des pratiques du management durable de la supply chain (être socialement responsable dans le processus de gestion de la chaîne logistique) : est-ce que cela peut contribuer à sa performance ? Je travaille à la fois avec l’UPEC (Université Paris-Est Créteil), avec Olivier Meier (Professeur) et l’Icam, avec M. Dossou. 

 

Pourquoi avoir choisi cette thématique pour ta thèse ?

J’ai déjà travaillé sur l’entreprenariat social lors de mon mémoire de Master. J’avais malheureusement eu du mal à avoir des contacts d’entrepreneurs sociaux. En France, il y a beaucoup plus d’entrepreneurs sociaux, c’est pour cela que j’ai choisi de venir ici.

La RSE a des similarités avec l’entrepreneuriat social. J’aime énormément lire des articles sur le sujet de la RSE, il s’agit d’un sujet d’actualité, qui est en vogue : apprendre à être écolo, responsable, protéger l’environnement. Ma thèse sera à la fois bénéfique (pour l’environnement) et pour la performance des entreprises. En effet, avec l’évolution des normes environnementales et lois internationales, mais aussi les problèmes environnementaux, l’adoption d’une chaîne d’approvisionnement durable peut s’avérer bénéfique pour leur avenir. Grâce à une étude quantitative et qualitative que je vais mener à travers ma thèse sur un échantillon d’entreprises françaises, nous aurons une vision beaucoup plus approfondie sur ce sujet.

 

Deux sujets de thèses passionnants pour ces deux jeunes doctorantes qui nous ont rejoint à l’Icam et qui partagent également leur expertise sur ces sujets en enseignant à nos étudiants, en parallèle de leurs thèses. Pour rappel, tous les projets de recherche à l’Icam ont pour dénominateur commun l’écologie intégrale, autrement dit une recherche d’innovation qui ne soit pas au détriment de l’Homme et de l’environnement. 


La cellule Innovation Pédagogique et Numérique en soutien à la continuité pédagogique

L’Icam a créé, début 2020, la cellule Innovation Pédagogique et Numérique (IPN). Sa mission : “défricher” les multiples usages du numérique et accompagner les équipes pédagogiques dans l’appropriation des nombreuses ressources qu’il propose. A l’heure de la “continuité” imposée par la crise sanitaire du Covid-19, cette cellule est une ressource essentielle pour l’Icam !

Des référents IPN, présents sur chaque site Icam, contribuent à la montée en compétences des chargés d’enseignement. Parmi leurs missions, on peut citer :

  • l’identification et la promotion des initiatives locales,
  • l’accompagnement à la mise en place d’innovations pédagogiques,
  • l’organisation de temps d’échanges et de réflexion sur les pratiques pédagogiques en place ou à déployer.

Garants de la capitalisation et la diffusion des bonnes pratiques pédagogiques, ils organisent également les retours d’expériences et la capitalisation des pratiques afin d’améliorer et de diffuser les savoirs faire et outils.

Pour l’Icam et au-delà

Les membres de la cellule Innovation Pédagogique et Numérique participent à des actions de promotion des nouvelles approches pédagogiques dans le cadre de forums ou colloques, échangent régulièrement avec leurs homologues d’autres établissements et organisent des formations à destination des équipes pédagogiques de l’Icam ou d’autres structures.

Les équipes de la cellule IPN accompagnent les équipes pédagogiques pour plus d’efficacité avec les outils numériques, et accompagnent en interne ou à l’externe, les enseignants dans le déploiement et l’utilisation de ses ressources.

Pour faire suite aux mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la crise sanitaire du COVID-19, la cellule a mis en ligne des ressources qui précisent les outils à disposition pour permettre la continuité pédagogique. L’ensemble se concrétise par une carte mentale, qui est structurée en trois rubriques principales.

Les rubriques sont en lien avec les objectifs que vise un enseignant qui travaille avec ses élèves à distance :

  1. Gérer la classe à distance : communiquer avec élèves/étudiants/parents/collègues ; collaborer ; rendre accessibles des vidéos ou autres supports ; etc.

  2. Créer du contenu qui soit accessible pour ses élèves/étudiants à distance : vidéo, carte mentale, présentation…avec plus ou moins d’interactivité

  3. Accéder à des ressources pédagogiques déjà existantes pour les mettre à disposition des élèves/étudiants à distance : de niveaux variés, dans des domaines variés, nous avons identifié des supports de cours, des manuels, des exercices,… accessibles et utilisables en ligne.

Consulter la carte mentale

En complément de ces outils, la cellule IPN alimente la plateforme LMS moodle de l’Icam pour proposer des contenus pédagogiques à destination des apprenants, mais aussi à l’usage des enseignants pour qu’ils puissent gérer au mieux cette situation particulière.

On y trouve notamment les différentes modalités d’évaluation qui peuvent être implémentées, y compris dans un cadre d’enseignement à distance, ainsi que des ressources sur l’alignement pédagogique, avec des exemples concrets de mise en oeuvre et des playlists de vidéos.

Si vous avez des questions ou si vous souhaitez en savoir plus sur les outils identifiés par la cellule IPN de l’Icam, n’hésitez pas à les contacter :







  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.


Des partenariats pertinents pour les entreprises

Le pôle Formation professionnelle s’unit avec des acteurs de l’emploi et des entreprises. Ils forment ainsi des partenariats intelligents pour apporter une réponse aux métiers pénuriques.

Ainsi, l’entreprise Dalkia a mis en place en novembre 2018 avec l’Icam, une promotion de douze collaborateurs, en contrat de professionnalisation chez Dalkia ou au GEIQ des Eco-activités (Groupement d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification), destinés à monter en compétences vers l’emploi de technicien de maintenance industrielle. 

Durant un an, ces salariés ont préparé le titre professionnel de technicien de maintenance industrielle (niveau bac), en alternance à l’Icam et dans l’entreprise Dalkia et l’ont obtenu en décembre 2019.

Une deuxième promotion a démarré sa formation début novembre 2019.


Entreprises, donnez du sens à votre sous-traitance en nous confiant vos travaux d’usinage

Vous recherchez un fournisseur dans les domaines de l’usinage : tournage et/ou fraisage ?

À la fois centre de formation professionnelle et PME, l’Ecole de production de l’Icam site de Lille propose à des jeunes de 15 à 18 ans une formation qualifiante et “insérante” basée sur une pédagogie du faire pour apprendre. Réactivité , conformité aux exigences qualité , respect des délais , approche économique, nos enjeux sont ceux de tout sous-traitant, au service de clients de différents secteurs d’activités.

Découvrez notre brochure sur nos prestations d’usinage

L’Ecole de production de l’Icam propose également aux entreprises et particuliers des prestations de serrurerie métallerie. N’hésitez pas à nous solliciter pour en savoir plus.

Contactez-nous
















Des poignées de coude en fabrication 3D pour les soignants

Les “poignées de coude” proposées par Eric Loupiac, chef de projet à l’Icam site de Toulouse, à la clinique Pasteur de Toulouse ont été validées par l’équipe de la clinique. La clinique souhaitait équiper ses portes tout en évitant la propagation des virus dans le cadre de la crise sanitaire liée au Covid -19.

Il s’agit d’un complément à visser autour de la  poignée d’une porte pour en permettre l’ouverture à l’aide du coude, et ainsi éviter le contact de la peau et la propagation des microbes.

Ces “poignées de coude” se fabriquent à l’aide d’une imprimante 3D. Eric Loupiac met les plans à disposition pour permettre de compléter les équipements des structures de soin. Un nouvelle version améliorée, datée du 23 avril 2020, suite aux retours des soignants de la Clinique Pasteur, est maintenant disponible. Ils sont à télécharger ici, et libres de droit.

 

Télécharger les plans

“Poignée de coude” conceptualisée et réalisée pour la clinique Pasteur par Eric Loupiac, chef de projet à l’Icam site de Toulouse.

 

Eric Loupiac est chef de projet au sein du pôle Services aux entreprises de l’Icam site de Toulouse. À ce titre , il accompagne plusieurs entreprises chaque année dans leurs besoins d’innovation. En effet, cette activité de l’Icam permet à des PME comme de grands groupes industriels de développer leur R&D en faisant appel à une diversité de compétences fortes et des équipes composées de futurs ingénieurs, chefs de projet et experts enseignants-chercheurs.

Vous souhaitez faire une précommande ?

Après une phase d’optimisation et de développement avec cette entreprise, nous avons le plaisir de vous informer du lancement commercial de “Handless“, fruit de la synergie entre trois acteurs locaux.

Handless - par Solutech Industries

Vous trouverez toutes les informations utiles sur le site www.handless.fr .

Vous pouvez dès à présent commander vos poignées de coude handless.

Merci pour l’intérêt que vous portez pour cette innovation 100% française !

 

Voici quelques liens vers les parutions médiatiques autour de cette innovation :

Article de Touleco en date du jeudi 7 maiLes poignées de coude inventées par l’Icam seront produites par Solutech Industries par Julie Rimbert

Reportage France 2 pour le Journal Télévisé de 13h diffusé le 1er mai 2020, par Ben Barnier :

Article du HuffPost daté du 25 avril 2020 : Coronavirus: ces inventions pour ouvrir les portes en toute sécurité

Article paru dans Le Parisien samedi 25 avril 2020 : Coronavirus : à Toulouse, une poignée de coude pour ouvrir les portes en réanimation par Armelle Parion.

Article de 20 Minutes Page Société publié le 16 avril 2020Coronavirus à Toulouse : L’astucieuse « poignée de coude » mise au point par une école d’ingénieurs pour la clinique voisine par Hélène Ménal.

France 3 Occitanie : Article web paru le 15 avril 2020Coronavirus : à Toulouse, des poignées de coude sur les portes d’une clinique pour faire barrage au virus par Claire Sardain.

+ Reportage France 3 Occitanie diffusé au journal TV régional samedi 18 avril 2020, réalisé par Ophélie Le Piver et Emmanuel Fillon :

Article de La Dépêche en date du 14 avril 2020 Toulouse : une école d’ingénieurs fabrique des “coudières” pour les portes de la clinique Pasteur par Emmanuelle Rey.


Icam Vendée : Parité et écologie au programme pour les élèves ingénieurs de la promotion 2020

Dans le cadre du séminaire “Ethique et Société” pour les élèves en 5e année, rencontre avec Charlotte Francesiaz et Reina Camacho Toro, deux femmes scientifiques représentant la France au sein du programme international Homeward Bound.

Les 62 élèves ingénieurs en dernière année à l’Icam site de Vendée ont rencontré le 12 février dernier Charlotte Francesiaz, chercheuse en écologie pour l’ONCFS et Reina Camacho, chercheuse en physique des particules au CNRS, toutes deux sélectionnées pour intégrer le projet Homeward Bound.  Ce programme international propose à ses lauréates une formation de 12 mois pour développer leur leadership et leur visibilité afin qu’elles puissent peser dans l’orientation des politiques environnementales mondiales. Cette formation s’achève par une expédition de trois semaines en Antarctique.

L’intervention de ces femmes s’inscrivait dans le cadre du séminaire “Ingénieurs Ethique et société” organisé sur les dernières semaines de formation des élèves de la promotion 2020 et piloté par Elodie Nicou, enseignante en Formation humaine.

Ces scientifiques de premier plan sont intervenues toute une journée pour former et informer la promotion à propos des enjeux de la transition écologique, mais aussi sur le rôle que les femmes doivent jouer pour relever ce défi. Les jeunes professionnels dans l’assemblée, 58 jeunes hommes et 4 jeunes femmes,  se sont impliqués tout au long de journée, démontrant de l’intérêt des ingénieurs sur ces thèmes.

Pendant l’atelier d’intelligence collective, les élèves ingénieurs ont identifié six défis principaux à leur échelle :

  • changer nos mœurs signifie toujours la perte de confort?
  • Impact du changement climatique au niveau écologique et économique
  • le climato-scepticisme
  • l’importance de l’éducation, communication et sensibilisation
  • gestion énergétique et des déchets et remise en question de nos habitudes alimentaires.

“L’ingénieur participe à la création du monde, il a besoin de le comprendre et a le pouvoir d’agir pour un monde meilleur, plus inclusif et plus respectueux des valeurs environnementales et d’égalité hommes-femmes” commente l’une des intervenantes.

Reina et Charlotte ont également rencontré les quatre femmes de la promotion et échanger sur leurs conditions d’études et de travail en tant qu’apprentie ingénieure.

“Les femmes étant très souvent sous-représentées et peu encouragées dans les programmes d’ingénierie et sciences, nous manquons donc de leviers et de visibilité pour agir. Ce type d’événements sont importants pour sensibiliser, former et mettre en avant les femmes,” détaillent les chercheuses.

De leur côté, les étudiantes ont pu exprimer leurs difficultés face au sexisme ordinaire, à l’école comme en entreprise, enjoignant l’ensemble de la société à continuer les efforts en ce sens.

“En école d’ingénieur, on ne peut pas dire que la parité soit au rendez-vous. Les métiers de l’ingénierie sont encore mal connus tant ils sont étendus. Moi-même, j’ai débuté mon cursus sans réelle définition du métier d’ingénieur.  Cependant, cette tendance semble évoluer. Au regard des promotions qui nous succèdent, le nombre de filles dans les écoles d’ingénieurs augmentent. Alors, avis aux jeunes filles qui aiment les sciences et la technique, les métiers d’ingénieur sont aussi faits pour vous et ils sont pleins d’avenir ! Maëlle

“Il est important, selon moi, d’impliquer les jeunes filles au plus tôt dans les sciences. Cela permettrait de normaliser cette voie pour les jeunes femmes et ainsi, d’avoir une meilleure représentation des femmes dans ce domaine. C’est beaucoup plus facile de se projeter dans un métier si on peut s’identifier aux personnes qui l’exercent. Bien sûr, le chemin n’est pas toujours facile, on se heurte parfois aux préjugés et aux clichés des personnes qui nous entourent. Cependant, il est primordial pour moi de me battre pour la petite fille que j’étais et pour toutes celles à venir !” Carla


Charlotte et Reina poursuivent actuellement leur formation Homeward Bound, avec 75 participantes issues de 25 nationalités. Après leur expédition en Antarctique, Charlotte et Reina reviendront à la Roche-sur-Yon pour partager cette expérience unique. L’Icam souhaite continuer à soutenir cette expérience et proposera cette journée de formation au sein de ces autres campus.

A propos : 

Charlotte Francesiaz est chercheuse en écologie et experte auprès du ministère de l’environnement à l’OFB (Office Français de la Biodiversité). Elle étudie les oiseaux migrateurs, les facteurs qui influencent la taille de leur population ainsi que les moyens d’assurer leur conservation. Sa passion pour le théâtre et l’enseignement l’encouragent à chercher de nouvelles méthodes pour sensibiliser le grand public à l’urgence environnementale et trouver des solutions ensemble pour agir.

Reina Camacho Toro est physicienne des particules au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Elle est membre de la collaboration ATLAS, l’un des deux détecteurs polyvalents du Grand collisionneur de hadrons (LHC) à l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN). Elle participe activement à des programmes du développement de capacités de futures scientifiques et aide à promouvoir la science dans les pays en voie de développement d’Amérique Latine.


Covid-19 : les actions solidaires de l’Icam

Les équipes des FabLabs Icam se mobilisent depuis le début de la crise épidémique du Covid-19, afin de contribuer à l’élan collectif de soutien au personnel soignant des cliniques et hôpitaux français. Visières, masques en tissu, soutien scolaire, aide aux associations locales… nos campus se mobilisent largement en région !

Le site de Bretagne a ainsi mis en oeuvre la fabrication de visières de protection (face shields), qui complètent le port du masque et des lunettes et offrent une barrière supplémentaire contre le virus. L’hôpital de Vannes en est le premier bénéficiaire, mais ils sont aussi susceptibles d’être distribués aux infirmières et médecins libéraux, ainsi qu’aux commerçants qui restent en contact avec le public. Le site met aussi à disposition sa machine de découpe laser, pour l’élaboration de masques en tissu par l’association Couturière Solidaire, avec des tissus offerts par la marque Papa Pique et Maman Coud.

À l’Icam, site de Vendée, nous sommes très fiers de l’initiative de nos élèves – Coriandre Onillon, Elouan Le Gall, Thomas Piveteau – qui, avec les moyens de leur association For Innov, produisent des visières et des masques pour l’hôpital de Jossigny et l’ADMR13. De même, à Nantes, nos étudiants s’investissent au profit des Restos du Cœur, afin de distribuer trois fois par semaine des colis alimentaires solidaires.

À Paris-Sénart, la production de visières est également activée, à la fois au sein du FabLab par l’un des maîtres d’apprentissage de l’école de production, mais aussi chez les collaborateurs qui possèdent une imprimante 3D à domicile. Ils permettent d’équiper les cabinets de dentistes de Seine-et-Marne. 

Paris-Sénart s’associe par ailleurs à l’initiative impulsée dans les sites de l’Ouest de proposer du soutien scolaire aux enfants de personnels soignants.

Même élan de solidarité à Toulouse, où des visières sont fabriquées par centaines pour la clinique Pasteur toute proche. Une autre production est actuellement à l’étude : la fabrication de poignées permettant d’ouvrir les portes à l’aide du coude, et non des mains. Le prototype est en cours de perfectionnement. Par ailleurs, une collaboratrice Icam passionnée de couture s’est lancée dans la confection de masques en tissu selon les modèles définis par l’AFNOR, et fait découper les tissus au laser, au sein du FabLab. 

“Coudière” conceptualisée et réalisée pour la clinique Pasteur par Eric Loupiac, chef de projet à l’Icam site de Toulouse.

[Les “coudières” proposées par Eric Loupiac, chef de projet à l’Icam site de Toulouse, à la clinique Pasteur de Toulouse ont été validées par l’équipe de la clinique. Il s’agit d’un complément de poignée à visser par dessous autour de la  poignée d’une porte pour en permettre l’ouverture à l’aide du coude, et ainsi éviter le contact de la peau et la propagation des microbes. Ces “coudières” se fabriquent à l’aide d’une imprimante 3D. Eric Loupiac met les plans à disposition pour permettre de compléter les équipements des structures de soin. Ils sont à télécharger ici libres de droit]. Le processus d’industrialisation est à l’étude. Si vous souhaitez faire une précommande, un formulaire de contact est disponible en cliquant ici.

 

Enfin, à Lille, la Plateform’Icam s’active à fabriquer également des visières et tout autre éléments demandé, au profit des CHU/CHR/Ehpad et autres institutions de la région. Cinq étudiants prêtent main forte aux équipes. Le site a également fait don de consommables (gel hydroalcoolique, gants) à l’Ehpad Saint Antoine. Notez qu’un étudiant Icam lillois porte également le projet 1lettre1sourire.org, qui invite à écrire aux résidents des EHPAD afin de leur transmettre des messages d’affection et de solidarité.

Cet article donne un aperçu global des initiatives, mais la liste s’allonge chaque jour, tant du côté des élèves que des collaborateurs. Un grand bravo à celles et ceux qui font vivre ces grands projets solidaires, chaque jour, sur nos sites et au-delà !